Auteur/autrice : Guillaume

  • Helsinki

    Après notre séjour à Abisko, on prend la direction du dernier pays du voyage : la Finlande. Pas si facile de passer d’un pays à l’autre depuis le grand Nord : On doit d’abord louer une voiture pour arriver à Kiruna à l’heure, puis prendre un premier train pour passer de Kiruna à Boden, puis un deuxième train pour arriver à Haparanda, une ville frontalière de Suède. On y arrive dans la soirée, et on doit encore traverser la frontière pour attendre la gare de Tornio, de l’autre côté de la frontière, en Finlande. Normalement on devait faire le trajet en taxi pour être tranquille, mais le chauffeur nos plante ! Nous voilà donc partis pour une heure de marche, un peu stressé par le temps (une heure prévue, notre train part dans une heure quinze…) On arrive heureusement à temps à la gare, bien aidé par le fait que les infrastructures piétonne de Suède et de Finlande sont nickels. Gare c’est d’ailleurs un bien grand mot : Tornio-Itäinen est en fait un grand quai, envahi par les moustiques ! Après une bataille de dix minutes contre les insectes, on saute dans notre train. Celui-ci est super confortable : on a une cabine de trois lits superposés, avec un petit lavabo et de la place pour nos affaires, c’est cosy. On passe donc la nuit dans le train, et on arrive reposés à Helsinki, douze heures plus tard.

    Pour notre première journée, on commence par poser les bagages à l’hôtel(qui étaitsuper d’ailleurs, avec un petit déjeuner incroyable), puis on part se ballader dans les rues. On se fait surprendre par la pluie, et on decide donc de commencer par le musée de la ville d’Helsinki. Cela nous permet de mieux comprendre l’histoire du pays et de la ville, qui a été Suedoise ou Russe en fonction des eppqie, avant l’indépendance en 1917. Helsinki est d’ailleurs une capitale assez”jeune”, la ville a été créée au 16ème siècle pour concurrencer Tallin comme port de la Baltique, et en devenue la capitale au 19ème siècle, apres la conquête par les Russes, qui voulait une capitale plus loin de la Suède. Après le musée, on flâne sur le vieux port de plaisance, puis on se promène dans le jardin botanique d’Helsinki : parc à jeu pour Maël, jardin de mousse pour Chloé. Du jardin, on se rend au parc d’attraction de Linnanmäki. Celui-ci ressemble au parc Tivoli à Copenhague : ancien (il a 75 ans), bien aménagé, et on paie à l’attraction (ou on prend un pass, ce qu’on n’a pas fait cette fois). On passe un peu de temps au parc, le temps de tester quelques attractions, puis on se dirige vers le restaurant. Pour cette fois, on a choisi de manger Russe/Ukrainien : blinis géant fourrés, et Varenyky (des duplings ukrainiens). Super bon, et on peut rentrer se poser à l’hôtel, après une bonne journée. On a pu constater au cours de nos balades qu’Helsinki a des influences russes : dans son architecture d’une part (c’est grand, carré), et dans son langage – on ne comprend absolument rien au finois, alors qu’on repérait quelques termes en norvégie et suèdois.

    Le deuxième jour, on décide de commencer par un tour en bateau dans l’archipel d’Helsinki. Cela nous permet d’admirer la ville depuis la mer, de constater qu’on est rapidement en pleine nature (certaines îles sont encore peu construites) et d’apprendre quelques détails sur la vie et le pays. On prend ensuite un rapide déjeuner au marché d’Helsinki, puis on part dans une des piscines de la ville (après un premier échec, la piscine qu’on visait était fermé pour vacances d’été). La piscine est grande, et possède notamment un plongeoir de compétition, que Guillaume et Maël ont pu tester : Cinq mètres de haut, ça fait déjà un beau saut. Elle comprend également dans les vestiaires (comme la plupart des piscines d’Helsinki) un sauna et un hammam, ce qui nous permet de tester la spécialité locale. Sans maillot de bain, pour respecter la tradition, mais sans plongeon dans l’eau glacée juste après, ce sera pour une prochaine fois !

    Pour notre troisième jour, on décide de se balader plutôt à vélo, pour profiter du super réseau cyclable local. On se rend jusqu’à l’île de Seurasaari qui héberge un musée en plein air sur la vie finlandaise dans le passé. Mais on fait l’impasse sur la visite des batiments comme on a fait quelque chose de similaire à Voss et on se balade sur l’île où des mésanges et des écureuils (et des pigeons…) gourmands viennent manger des amandes jusque dans nos mains ! Après le déjeuner on va dans la halle de jeux pour enfants Linnanmäki qui est situé…dans le sous-sol d’Helsinki. En effet c’est un sous-sol rocheux très robuste que les finlandais exploitent pour leur vie quotidienne. Gymnases, piscine, karting ou piste d’athlétisme peuvent se situer sous terre ! Maël a beaucoup aimé et a réussi à faire un salto avant et un salto arrière sur trampoline. On finit la journée sur l’île de Mustikkamaanpolku (l’île de la myrtille) où on croise une biche. On se trempe aussi les pieds dans l’eau (froide !!) avant de prendre un verre et des tapas entourés d’arbres et d’eau.

    Le dernier jour arrive. Avant de prendre le bâteau à 18h, nous allons acheter quelques spécialités au marché d’Helsinki, à base de baies (canneberges, cloudberries…) avant de reprendre les vélos direction le zoo. Une journée sympathique à l’extérieur qui permet de voir des animaux finlandais (dont des rennes) et d’autres qu’on ne voit pas habituellement en zoo (pécari d’Amazonie, chèvres himalayennes). Le réseau cycliste est vraiment agréable, il est totalement séparé des routes, longe plutôt les voies de tram et les chemins piétons, possède ses propres ponts et sa propre signalétique. Un vrai plaisir !

    Le soir, direction le bâteau pour Stockholm. Celui-ci possède un bel espace de jeux pour enfants, gratuit (salle de foot, ping-pong, jeux vidéos, lego…) et le matin nous prenons le petit déjeuner avec vue sur l’archipel de Stockholm dans lequel se faufile le bateau à basse vitesse. Un vrai plaisir !

    Helsinki est moins riche en visites que Copenhague ou Oslo (ou bien ça commençait à devenir redondant pour nous) mais la météo était douce, on a passé de beaux moments à se promener à l’extérieur.

  • Norvège

    Oslo

    Dimanche 14 juin nous arrivons à Oslo en ferry, en passant à travers le fjord d’Oslo. La salle de petit déjeuner nous permet de profiter de la vue et d’avoir un premier aperçu de la Norvège. Première étape après avoir déposé nos sacs : le musée des Prix Nobel de la Paix. On apprend par la même occasion que le celui-ci est décerné par le parlement norvégien, sur demande testamentaire de Alfred Nobel quand les autres sont decernés en Suède. Le musée retrace l’histoire d’Alfred Nobel, permet de découvrir tous les récipiendaires et de découvrir que c’est la Croix Rouge qui en a reçu le plus (3 au total + celui d’Henri Dunant, son fondateur, qui a reçu le tout premier prix Nobel de la Paix en 1901). Une exposition était consacrée à la vénézuelienne Maria Corina Machado, à son action et à la façon dont sa nomination a été accueillie. On voit d’ailleurs une médaille du Nobel, qui est gravée au nom du gagnant. Dommage pour Trump qui a donc la médaille 2025, donnée par Mme Machado, mais pas son nom dessus. On finit par une activité appaisante de tricot de tubes géants.

    Après un rapide pique-nique nous prenons le ferry direction l’Île aux Musées qui héberge 4 musées + un 5eme en construction. Au programme :
    – Le musée du Främ qui retrace l’histoire de ce navire qui a permit la conquête de l’arctique et de l’antarctique (poles Nord et Sud donc) successivement par les explorateurs norvégiens Fridtjof Nansen, Otto Sverdrup et Roald Amundsen entre 1893 et 1912. Le musée héberge ce bateau ainsi qu’un autre bateau d’expéditions polaires, le Gjoa. Les norvégiens sont arrivés en premier au pôle Sud, coiffant au poteau les anglais. Pour le pôle Nord c’est moins clair.
    Musée Kon-tiki : le Kon-Tiki est un bateau construit en troncs de balsa (un radeau, en réalité) qui a servi à un explorateur norvégien, Thor Heyerdahl, pour prouver qu’il était possible de traverser le Pacifique sur un tel bateau construit 100% en matière naturelle, à la main. Il a tenu son pari en faisant une traversée Pérou-Polynésie française en 101 jours, en 1947, montrant ainsi que les peuples d’Amérique et de Polynésie avaient pu être en contact il y a de nombreux siècles de cela, ce qu’il imaginait après avoir comparé les statues Inca et les Moai de l’île de Pâques ou les Tiki marquisiens. Une belle épopée qui fait un magnifique lien entre notre voyage en Polynésie et celui en Scandinavie. Fun fact, contrairement à la réputation d’habiles marins des norvégiens, Thoer Heyerdahl n’avait n’avait jamais navigué auparavant. Il a renouvelé cette expérience de communication entre les continents en faisant la traversée Maroc-Caraïbes à bord d’un bateau en papyrus en 56 jours selon les techniques utilisées sur le Nil au temps des pharaons, rapprochant ainsi les techniques de momification des incas de celles des égyptiens, qui avaient pu être en contact à leur époque et partager des connaissances. Ses théories archéologiques sont démenties depuis mais les épopées sont belles et fortes, c’était un superbe musée et les bâteaux utilisés étaient là !

    3 superbes musées pour notre premier jour en Norvège, on a tous les 3 beaucoup aimé.

    Deuxième jour à Olso, on choisit de visiter un peu la ville. Elle est vallonée, contrairement à Copenhague, ce qui rend les déplacement à pieds moins aisés. Nous prenons donc le tram. L’architecture est brutaliste, beaucoup de béton, de fer peu d’ornement, là où Copenhague comportait beaucoup de bâtiments en brique de 200 ans, ornementés. Nous découvrons le city hall (la mairie) et son intérieur très coloré, dont le hall où est remis le Nobel de la Paix. Le contraste avec l’extérieur austère est fort. Nous nous promenons ensuite le long des quais pour monter sur le toit de l’opera et embrasser la ville du regard. On voit un village de sauna, dans le port, et au loin un tremplin de saut à ski, une belle synthèse du pays.

    Puis passage par « Viking Planet », un espace retraçant la vie et l’histoire des vikings à travers pas mal d’outils numériques récents. Une expérience sympathique qui introduit bien l’histoire des Vikings, qui étaient navigateurs, nomades, et qui ont dominé une bonne partie de l’Europe autour de l’an 1000, jusqu’à fonder Kiev et à poser les premiers le pied en Amérique, en traversant le Groënland. Ils ont aussi conquis la Normandie.

    On finit notre tour des musées par le Musée Munch. Sept étages dédiés au célèbre peintre norvégien. Peinture, fresque pour l’université ou Freia, célèbre chocolaterie norvégienne,lithographie… il a exploré beaucoup de techniques, entre les années 1880 et sa mort en 1944. Le musée expose aussi Le Cri, son oeuvre la plus célèbre. Et là, surprise, Munch a produit 3 versions du Cri : une dessinée, une imprimée, une peinte (la plus célèbre). Elles sont montrées en alternance toutes les 30 min. Il travaillait très souvent comme ça en produisant plusieurs version d’un même thème avec plusieurs techniques. On était un peu sceptique sur le fait de visiter un musée de peintures, mais il était inclus dans le Oslo pass et on a quand même passé un bon moment. Maël a pu faire des impressions à la craie grasse.

    Pour finir la journée et s’immerger dans la culture locale, Guillaume et Maël ont profité d’une des « piscines » publiques pour sauter dans le fjord…à 16°C. Il n’y avait pas foule, mais ce n’étaient pas les seuls à se baigner. Enfin, point économique : 50€ les 3 foccaccias+2 boissons, 8€ la glace 2 boules, 4,5€ le timbre vers la France. Copenhague était chère, Oslo est bien pire !!!

    Fjords et nature norvégienne

    Après Oslo, on embarque train pour une partie plus « nature » de notre voyage. On commence par la ligne Oslo Myrdal, ville à 886m d’altitude, au milieu de la Norvège. Rien que ce premier voyage dans un train classique nous fait complètement changer de paysage : on voit de la neige, des lacs de montagnes, des glaciers. On n’est pas très haut en terme d’altitude, mais comme on est beaucoup plus au nord de l’Europe, on a l’impression d’être dans les Alpes à plus de 2000 m ! A Myrdal, changement de train : on va prendre la ligne touristique Myrdal – Flåm. Les guides touristiques la présentent comme une des plus belles lignes de train du monde, et en effet, c’est très beau, très impressionnant. En partant de Myrdal (886m d’altitude donc), on arrive au bord du fjord Aurlandsfjord, au niveau de la mer. La ligne serpente donc à flanc de montagne, en surplombant la vallée. On y croise notamment de magnifiques cascades et torrent, c’est une très belle expérience. C’est d’autant plus impressionnant quand on sait que les tunnels ont été percés à la main, au début du XXe siècle. Puis nous arrivons à Flåm, au bord du fjord.

    Petite pause pour admirer le paysage, nous dégourdir les jambes et visiter le petit musée consacré à la ligne de train, puis on embarque pour deux heures à bord de l’un des ferry qui fait la liaison entre Flåm et Gudvangen, à un autre bout du fjord. La traversée est magnifique, entr paysages de montagne très escarpées et navigation sur mer d’huile : c’est superbe. On arrive finalement à Gudvangen, petit village assez touristique au bout du fjord. On sent que c’est une grosse étape de passage : il y a plein de cars à l’arrivée pour embarquer tous les passages du bateau, mais nous on part à pied jusqu’à notre logement, un petit bungalow dans le camping.

    Le lendemain, on part pour une petite randonnée le long du fjord, en direction du village de Bakka. Cela nous permet d’avoir un point de vue différent sur le fjord et de prendre le temps de profiter du paysage. Le chemin par contre est assez moche : on marche directement sur la route ou à côté, heureusement il y a peu de voitures (surtout des campings car d’ailleurs, et surtout des allemands !). On croise aussi une vache sur le chemin, pleine de poils et de cornes, avec ses deux veaux, c’était surprenant.Nous arrivons donc au village après une bonne heure de marche, on s’arrête pour admirer la petite église blanche, puis on va au bord de l’eau pour admirer la vue. Le village en lui même ne présente pas trop d’intérêt, en tout cas là où on est : c’est une grosse aire.de.camping. On repart donc dans l’autre sens, pour trouver un coin sympa où s’arrêter manger, un peu à l’écart de la route. Guillaume en profite pour sauter dans le fjord : c’est froiiiid ! Petite surprise au passage, on voit passer dans le fjord la tête d’un phoque, avant que celui ne replonge. On en reverra plusieurs lors du trajet retour, leurs moustaches en l’air avant qu’ils ne replongent dans les eaux froides (ils sont bien équipés eux!).

    De retour à Gudvangen, on passe l’après-midi dans l’attraction locale : le village Viking. Un super endroit qui présente la vie des habitants à l’époque viking. Plusieurs bénévoles en costumes d’époque présentent les activités vikings aux visiteurs : histoire de ces guerriers, mode, armes, statut social, musique, plein d’aspect de la vie sont présentés. Ils proposent également d’essayer certaines armes, de s’initier au tir à l’arc et au lancer de haches, ou encore d’apprendre certains jeux. Les gens sont très gentils, certains vivent à l’année à Gudvangen mais d’autres sont de passage pour quelques semaines ou mois, le temps de s’immerger dans ce mode de vie à l’ancienne.

    Après une dernière nuit, et une dernière petite balade pour admirer une dernière fois le fjord, on prend le bus direction Voss, une plus grand me ville à 45 kilomètres de là. Elle est réputée pour être la capitale du sport de la région, réputation qui n’est pas usurpée au vue du nombre d’activités disponibles sur place : rando, velo, kayak, raft, parapente, golf, il y en a pour tous les goûts. De notre côté, on choisit en arrivant d’aller faire un tour à vélo autour du lac Vangsvatnet. Une ballade tranquille de 2h30 environ, qui nous permet d’admirer les environs, de croiser quelques moutons et on poules, et de nous mettre dans l’ambiance. En terminant, on trouve un super parc pour enfant, face au lac, pour bien conclure. Puis on rentre à l’hôtel après une pizza en ville (seul restaurant qu’on a trouvé qui nous permet de rester dans un budget raisonnable), et on termine la soirée tranquillement : sauna pour Guillaume, boisson au bar pour Chloé et Maël. On est parés pour la journée du lendemain, qui va être très longue !

    Ce vendredi 19, c’est notre dernier jour complet en Norvège . Après un solide petit déjeuner (de l’hôtel Scandic, très bonne adresse), on part à pied dans les hauteurs de la ville pour visiter le folkemuseum. Celui-ci est installé à côté d’un ancien corps de ferme de la région. Il permet de visiter la ferme, et comprends également deux expositions dans le bâtiment moderne du musée. Une de ces expositions est consacrée au travail du bois dans la région, notamment à la construction des maisons en rondins, avec une technique de coupe permettant s’encastrer les rondins. La deuxième exposition est consacrée à l’histoire de Voss. On voit l’évolution d’une petite ville plutôt agricole vers le gros centre touristique de sport naturel. La région a d’ailleurs vu naître plusieurs champions norvégiens de ski, et considérée aujourd’hui comme une des capitales mondiales du sport extrême. Ensuite on sort du musée moderne : la partie à l’extérieur est donc un ancien corps de ferme de 14 bâtiments, ayant appartenus à deux famille. Elles y ont vécu près de 400 ans, jusqu’en 1927, quand l’agriculture ne leur permettait plus de vivre : la ville a alors racheté la ferme comme témoin de l’époque. On peut donc visiter les lieux de vie, les granges, les espaces de stockage et se faire une idée de la vie à l’époque, c’était très intéressant.

    Après notre visite, on repart en ville pour notre dernière activité sur place : une descente de la rivière en rafting ! Grande première pour Maël, qui a beaucoup apprécié : la descente étaient adaptés au enfants jeunes (on l’a d’ailleurs faite avec un couple d’indiens et leur enfant de six ans), mais comprenait quand même quelques rapides qui nous ont bien secoués ! On a aussi pu tester la baignade en rivière et en combinaison ça reste froid mais c’est plus agréable que les fjords en maillot de bain. Puis retour à notre hôtel on l’on va attendre dans le hall notre prochain train; on part maintenant en Suède avec en long trajet en train : train de nuit entre 00:28 et 06:27 pour rejoindre Oslo, petit déjeuner rapide à la gare, nouveau train entre 7h30 et 14h pour atteindre Stockholm (on l’on retrouvera Sylvie et Fred pour quelques heures), nouveau train de nuit entre 18:30 et 05:30 pour atteindre Bøden, et enfin dernier train entre 6h et 11h pour atteindre notre objectif : Abisko, tout au nord de la Suède !

  • Pays de la Loire

    Fin mai était le bon moment pour réaliser l’une de nos envies : faire du voyage à vélo. Bien sûr avec Maël il fallait choisir un itinéraire adapté. De plus on enchainait la visite de Nantes après la Loire à vélo, il n’était pas réaliste de partir avec les tentes et sacs de couchage en plus du reste des bagages. Ce sera donc la Loire à vélo entre Blois et Tours, en 3 jours/2 nuits, avec nuits en hôtel/chambre d’hôte.

    Trajet : Blois -> Chaumont s/ Loire -> Amboise -> Tours
    Environ 30 km et 100m de D+ par jour

    On a pédalé du 27 au 29 mai, pile pendant le dôme de chaleur. Heureusement les petites étapes prévues se réalisaient en trois heures, en dehors des pics de chaleur.

    Depart de Paris le mercredi, où l’on prend le train jusqu’à Orleans, puis jusque Blois (c’est sont des TER Remi, ça complète notre collection de compagnies de Ter après les Zou, Lio, Oura et Modalis). A Blois, on récupère les vélos et on se dirige d’abord vers le musée Robert Houdin de la magie, juste en face du château de Blois. Le musée est super, il propose des expositions sur les grand tours de magie et leur histoire, sur la vie de Robert Houdin, inventeur/magicien/horloger blaisien du 18eme siècle, sur Houdini -le célèbre roi de l’évasion qui a choisi son nom en hommage à Robert Houdin, et des spectacles de magie. Cerise sur le gâteau, le grenier du musée est un espace pour apprendre quelques tours, et assister à une dernière représentation où un magicien fait disparaitre l’alliance de Guillaume (!), avant de la faire réapparaître dans une boîte (ouf). On sort du musée pour déguster une glace et admirer la façade ou des dragons mécaniques réalisent un petit ballet, puis on enfourche nos montures : c’est parti pour la ballade ! Il est 16h30, la température a un peu baissé, mais il fait encore bien chaud. C’est peut-être la partie la moins fun du trajet, car on n’est pas vraiment au bord de la Loire, mais plutôt dans les champs : c’est donc un peu difficile de se protéger. Mais à mi chemin de notre première étape, on commence à passer par des forêts : le trajet devient très agréable. On avale donc donc tranquillement cette étape, jusqu’à notre destination, un gîte a Veuzain sur Loire. L’accueil y est très agréable, la responsable du gîte est très sympa et nous installé confortablement. Le lendemain, elle nous prépare un super petit déjeuner, parfait pour l’anniversaire de Maël ! Et oui c’est le grand jour pour lui, il a 9 ans.

    Cette deuxieme étape nous emmène donc de Veuzain à Amboise. On part vers 9h30, il fait encore bon, on peut donc profiter de la relative fraîcheur matinale; Maël en profite pour tester ses limites avec Guillaume, il fait quelques pointes de vitesse à 30km/h. Le début de l’étape est en bord de Loire, puis on s’éloigne un peu de l’eau pour traverser les coteaux et les vignes : on est dans le pays des vins de Loire. On arrive finalement à proximité d’Amboise, où l’on a réservé un hôtel. On s’y arrête le temps de poser nos sacoches, manger un morceau et redescendre en température, avant de ré enfourcher les vélos pour notre sortie culturelle du jour : les parc des mini châteaux de la Loire. On a en effet décidé de ne pas visiter les vrais châteaux (Maël commence à saturer des vieilles pierres après la Grèce), mais d’avoir un bel aperçu en miniature. Le parc est bien fait, la reproduction est vraiment bien faite, avec même de arbres taillés et entretenus pour rester à l’échelle des châteaux. On découvre d’ailleurs qu’il y a un château Guillaume, ce sera peut être l’occasion d’une prochaine visite. Par contre la chaleur en ce vendredi 28 mai devient écrasante : on cherche le moindre coin d’ombre pour s’abriter, ce qui n’est pas si facile ! On termine donc notre visite tranquillement, et on reprend nos vélos pour aller au centre ville d’Amboise. L’occasion de visiter un peu le centre ville, et pour Maël de choisir son restaurant d’anniversaire : « la planque » très bon choix de sa part, avec une belle terrasse et de bons burgers; la soirée d’anniversaire était réussie ! On rentre finalement a l’hôtel pour une bonne nuit.

    Le lendemain, c’est déjà la dernière étape ; objectif Tours. On part comme la veille vers 9h30, le début du trajet se passe sans encombres. On a même le plaisir de dépasser un grand groupe de scolaire à vélo, Maël est content de voir des enfants (et surtout de rouler plus vite qu’eux !). Mais quelques minutes après, c’est le drame : Guillaume casse la patte de son dérailleur. On essaie de réparer, mais le problème est trop grave, et notre trousse à outils trop légère : on décide donc de se séparer. Chloé et Maël reprennent leur vélo et repartent pour Tours, et Guillaume part à pied pour la gare la plus proche, pour finir le trajet en train. Coup de bol cependant : sur le chemin de la gare, il est pris en stop par un conducteur qui l’emmène jusqu’à Tours : vive la solidarité entre cyclotouriste! A Tours, on pose les vélos et les bagages, et on part explorer un peu la ville. On pique nique d’abord dans le jardin du palais des Beaux Arts, ce qui permet de dire bonjour à Fritz, l’éléphant empaillé. On continue à pied jusqu’à la Loire, puis on flâne dans la vieille ville, et on termine par une bonne glace pour se rafraichir (il fait toujours plus de trente degrés). Enfin, on se réfugie à la bibliothèque municipale pour passe un peu de temps au frais en attendant notre train : direction Nantes, chez Jean Raphaël !

    On arrive donc à Nantes le vendredi soir, et on se rend chez Jean-Raphael, le plus jeune frère de Guillaume, qui fait son internat ici. Plus précisement, il fait actuellement un semestre a l’hôpital de La Roche sur Yon, mais il est revenu dans sa colloc nantaise pour nous ce weekend. On passe une première soirée ensemble, avant d’aller se coucher bien fatigués par notre journée. Le lendemain, on part se balader à Nantes, parfois en suivant la ligne verte, parfois en suivant Jean-Raphaël qui nous fait découvrir des coins sympas. On se rend un peu avant midi en bateau bus dans le petit village de Trentemoult, où l’on déguste une bonne crêpe, puis où l’on part admirer les maisons colorées. Puis retour à Nantes (toujours en bateau bus, bien pratique et gratuit le week end), où Jean-Raphaël nous emmène au jardin extraordinaire. Sur une ancienne carrière, la ville a aménagé un super jardin, avec d’un côté une forêt de bambou (inspiration Jules Verne, natif de la ville, paraît il), et de l’autre côté un bassin, peu profond mais suffisamment pour qu’on puisse tremper les mollets, voire tout le corps dans le cas de Maël. Ce qui vu la chaleur est très (très très très ) appréciable ! On monte ensuite depuis le jardin vers le planétarium de Nantes, où l’on assiste à une chouette séance sur le ciel visible depuis Nantes en ce moment. Super intéressant, on a bien révisé nos constellation, et le planétarium est très bien fait : l’animateur peut éteindre la lune pour qu’on voit bien, voire éteindre le soleil, avancer dans le temps, bouger la voute céleste… C’était top, le tout dans une salle climatisée (vraiment il faisait chaud). Après, retour à la colloc pour assister à la victoire du PSG sur Arsenal, à un horaire enfant-compatible (18h, heureusement). Maël a résumé sa journée ci-dessous :


    Nous somme allés à Nantes pour aller voir mon tonton. On a pris le bateau pour aller à Trentemoult pour manger au resto et visiter un peu. Après on est allés au jardin extraordinaire et je me suis un peu baigné. Le soir on a regardé un match de foot PSG contre Arsenal.

    Le dimanche, Jean-Raphaël participe à un trail urbain, et nous on part faire une petite ballade en bateau électrique sur l’Erdre, qui passe près de la colloc. La vague de chaleur est passée, on peut donc tranquillement profiter du bateau, et des berges où l’on voit quelques oiseaux. L’après midi,on se rend aux machines de l’île, où on retrouve Jean-Raphaël. Première étape : ballade sur le fleuron des machines, l’éléphant ! Il est grand, il est beau, il a de belles oreilles en cuir, c’est une belle mécanique, mais il est leeeeent. On a tout notre temps pour profiter de la vue, et voir les nombreux badauds se faire arroser par l’éléphant. Petite déception, il n’arrose pas ses passagers, ce qui fait dire a Maël qu’il préfère être devant que dedans. Après la ballade, on va sur la deuxième grande attraction : le magnifique Caroussel des mondes marins. Sur trois étages pleins de superbes bestioles mécaniques, parfois étranges mais toujours poétiques. On prend le temps de les admirer, puis chacun choisit la sienne : raie manta pour Guillaume (Tahiti c’était il n’y a pas si longtemps), poisson lanterne pour Maël, calamar géant pour Chloé et poisson squelette pour Jean-Raphaël. Chaque animal peut être piloté par son utilisateur, qui peut faire bouger des parties du corps à l’aide manettes et volant : c’était trop bien, on aurait aimé faire plusieurs tours. Puis on rentre tranquillement, avec un petit passage sur la branche de l’arbre aux hérons, pour faire la même photo de Chloé et Maël neuf ans après, et un dernier détour par l’oeuvre d’art « panneaux de basket », qui était ell aussi déjà la lors de notre première visite en 2017. Puis retour à l’appartement pour quelques parties de Mario Kart.

    Enfin, pour notre dernier jour à Nantes, on montre quelques lieux iconiques à Maël, mais sans s’attarder : le château des ducs de Bretagne, le lieu unique, la cathédrale. Puis l’après midi, on visite le Musée Atelier de l’Imprimerie. Visite très intéressante : le guide présente et utilise différentes machines à imprimer de différentes époques, c’est un plaisir de voir ces vieilleries fonctionner et produire des belles pages. On passe une dernière soirée à la colloc avec Jean-Raphaël (revenu exprès de La Roche où il travaillait ce lundi pour passer du temps avec nous), puis c’est le retour à Paris chez Patrick et Florence.

  • La Grèce

    Après des vacances de Printemps passées en Haute-Savoie, nous repartons à l’étranger, cette fois ci vers la Grèce, en train et ferry, puis sur place en train et voiture.

    Première étape : l’Italie ! Nous commençons par prendre le car à Annecy, qui nous amène à Turin. Nous flânons dans la ville, et goûtons bien évidemment notre première glace : affogato pour Chloé et Guillaume, Granite citron pour Maël : un régal ! Après un restaurant pour goûter les pâtes italiennes, direction la gare pour prendre le train de nuit vers Bari. Le voyage de nuit se passe bien, nous avions une cabine de 4 lits pour nous trois, grand confort.

    Arrivés à Bari, nous décidons de partir visiter la vieille ville, qui nous plonge tout de suite dans l’ambiance italienne : rues étroites, hautes maisons, linge suspendu au-dessus de la rue,scooter dans les ruelles… Pas de doute, on voyage en Italie 🎶 Au hasard de nos déambulations, nous tombons sur le musée archéologique de Santa Scolistica, que Maël a envie de visiter. Bonne pioche, le musée est super intéressant, il détaille comment les fouilles archéologiques ont permis de récupérer des objets de différentes périodes du lieu : vestige de l’âge de bronze, poteries de l’époque helléniques, puis romaines, et enfin monastère du 11ème siècle. L’exposition est bien faite, on est content d’être venus. On retourne ensuite en centre ville pour déjeuner dans un restaurant de burger végétarien colorés,que Chloé avait repéré avant de venir, puis on part à la plage. L’eau est trop froide pour se baigner, mais le sable est confortable,on y passe un bon moment, puis dans un petit parc, avant de se diriger vers le port. On avait prévu d’y aller en bus, mais au vu du retard de celui-ci, on se décide à y aller à pied (30 minutes de marche environ). Et bien évidemment, le bus nous a doublé juste avant qu’on arrive au bateau 😭

    Le trajet en ferry se passe super bien, beaucoup mieux que notre dernier trajet sur le Pacifique, à port de l’Apetahi Tahitien ! Nous avons une cabine avec vue sur mer, les lits y sont confortables. Après un dîner sur le pouce et une bonne douche, on se couche pour une nuit réparatrice, après la précédente qui a été un peu courte. Le lendemain, on se réveille à proximité des premières îles grecques : on prendra notre petit déjeuner devant Ithaque. Puis les contours de la Grèce continentale se précisent, et nous arrivons à Patras, au Nord Ouest du Péloponnèse : bienvenue en Grèce!

    De Patras, nous louons une voiture et partons pour notre premier logement, dans la petite ville de Galaxidi. C’est une collègue de Chloé qui nous a conseillé ce lieu de villégiature, et le conseil était excellent : la ville est petite mais toute mignonne, avec ses maisons blanches à tuiles rouges, ses deux églises orthodoxes, son port de pêcheurs et sa vue sur le Mont Parnasse enneigé. De Galaxidi, nous partons découvrir le site archéologique du sanctuaire de Delphes. C’était un site important entre le cinquième siècle avant Jésus-Christ et le deuxième siècle, période pendant laquelle les grecs venaient consulter la Pythie, vénérer Apollon et participer aux jeux Pythiques. Le lieu est composé (comme souvent en Grèce) d’un musée où sont exposées les œuvres récupérées sur le site, et du site lui-même où l’on peut voir les ruines des bâtiments. Petite particularité à Delphes : ce sont les français qui ont fait les fouilles pendant 10 ans autour de 1900, donc toutes les explications sont traduites en français, en plus de l’anglais. C’est très confortable ! Le musée est riche d’objets et de sculptures, notamment un gigantesque sphinx ailé, et une belle statue en bronze d’un aurige (un conducteur de char) : les riches grecs faisaient en effet régulièrement des offrandes au dieu Apollon, les archéologues ont donc retrouvé beaucoup de reliques. Le site est également très beau, certains bâtiments se sont bien conservés, et le cadre est somptueux : un peu en hauteur, il domine une vallée de pins et d’oliviers, la vue est magnifique !

    La visite terminée, on pique nique à proximité de Delphes (avec vue sur mer) puis on se rend dans la ville proche d’Arachova, charmante également. On y prend une glace, on se ballade un peu dans les rues, puis on rentre a Galaxidi. Sur le chemin, on s’arrête dans une petite plantation d’olive, dont le propriétaire fait également du miel. Il nous explique qu’il y a un million deux cent mille oliviers dans la plaine, repartis en de multiples petites parcelles. Certains sont jeunes, d’autres centenaires voire millénaire ! Lui possède un parcelle hérité de son grand père, et il a ajouté a son activité la production de miel : on a goûté, il est très bon.

    Le lendemain, suivant les conseils du producteur d’olive, on se rend au monastère d’Hosios Louka. Le monastère est un peu perdu dans les montagnes, il existe depuis mille ans environ, avec plusieurs reconstructions. Aujourd’hui encore il abrite une communauté de moines, mais la partie historique se visite : c’est l’occasion de réviser notre histoire du christianisme, et d’admirer les bâtiments de style orthodoxe, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. On a particulièrement bien aimé les décors de petites mosaïques. Nous pique niquons ensuite juste au dessus du monastère, avec une belle vue sur celui-ci et sur les collines environnantes, puis nous repartons vers Galaxidi, avec une brève étape à l’ancien port de Kirra, qui ne nous a pas marqué. On profite une dernière fois du port et des nombreux chats autour du logement (on en croisera plein, partout en Grèce).

    C’est donc la fin de notre séjour à Galaxidi, on reprend la voiture, direction l’Arcadie, dans le Péloponnèse. Cette fois, pour traverser le golfe de Corinthe, on prend le ferry plutôt que le pont : c’est plus long (une heure dans notre cas, on a loupé un ferry de peu), mais un peu moins cher et ça coupe la route. On fait une grosse étape de voiture, avec une pause restaurant au bord de la route, et une petite surprise : les plats qu’on nous sert sont énorme ! La salade grecque notamment, qui n’est pas une petite salade avec un peu de feta comme en France, mais un gros plat de tomates, oignons, poivrons, olives, avec un énorme morceaux de feta. On le sera pour les prochains repas (même si on se fera parfois encore avoir) : les portions en Grèce sont plutôt importantes. On repart le vente bien plein, et on finit par arriver à notre premier objectif de la journée, les gorges de Lousios. On part pour une randonnée de deux heures environ, qui nous emmène au fil de l’eau, et nous fera croiser deux vieux monastère (dont un désaffecté), et trois chevaux. Appartiennent-ils au moines ? Mystère, on ne le saura pas. Enfin on termine notre trajet à Leontodari, perdus dans les montagnes. Après un restaurant où l’on sera encore les seuls clients de la salle, on part se coucher, bien fatigués.

    Après une bonne nuit, nous partons le matin pour les environs de Kalamata, où nous avons réservé une dégustation d’huile d’olive, suivie d’une visite du moulin local. Du fait de notre emploi du temps et des contraintes du lieu, nous faisons la dégustation à 9h30 : c’est un peu rude de bon matin, mais l’expérience reste très bonne ! Notre guide nous fait d’abord sentir de la mauvaise huile (conservée dans du plastique, à éviter !), puis nous fait essayer de l’huile des premières récoltes, au goût prononcé un peu amer, et enfin deux autres huiles d’olives : un régal ! Elle nous apprend que l’appellation Extra vierge sur les bouteilles est attribuée non seulement sur des critères de récoltes et des analyses, mais aussi par des groupes d’experts, qui dégustent à l’aveugle les huiles et décident si elles méritent cette appellation, en fonction de son goût, son odeur, son acidité, son amertume et son « piquant ». On n’est pas arrivé à ce niveau de détail sur notre première dégustation, mais on arrive quand même à sentir quelques différences ! Puis on part dans le village pour aller observer quelques uns des très nombreux oliviers : plus de quinze millions dans les environs de Kalamata. On aura vu et dégusté les variétés Kalamata (pour les olives de dégustation plutôt) et Koroneiki (petites, pour l’huile de préférence).

    Comme près de Galaxidi, les producteurs possèdent de petites parcelles, et viennent faire leur récolte entre octobre et décembre, en parallèle de leur travail. Ces petites parcelles se transmettent de génération en génération, souvent sur des très longue période et valent cher : les oliviers vivent longtemps et produisent toute leur vie, avec un pic de production autour de leur deuxième siècle. Au moment de notre passage c’est la floraison, on peut voir plein de petites fleurs blanches, qui deviendront des olives dans quelques mois. Puis on va visiter le moulin à huile du village, où les producteurs de la région viennent presser leur récolte de la journée. On peut voir les machines et découvrir le processus de lavage, tri des feuilles, la pâte d’olives/noyaux puis l’extraction à froid via centrifugation de la pâte et décantation pour séparer l’huile de l’eau. Notre guide nous apprend que le mode de paiement est un peu particulier : les producteurs laissent en paiement un pourcentage de leur huile. Le reste de la production est soit écoulée par leurs soins soit vendue par le moulin sous sa marque. Une belle visite pour nous donc, on a appris plein de chose.

    On reprend ensuite la route direction le site de Mycènes, un des plus ancien de la Grèce. D’après la légende, c’est la cité du mythique roi Agamemnon, roi des rois grecs dans l’Illiade, et chef de l’armée partie conquérir Troie. D’un point de vue historique, c’est une cité qui a connu son apogée vers le 13ème siècle avant Jésus-Christ, au début de l’Antiquité (bien avant la construction du sanctuaire de Delphes et du Parthénon donc). La cité est posé au sommet d’une colline, et très bien conservée (au vu de son âge) : on peut bien imaginer la vie des anciens grecs, le commerce qu’ils faisaient, la manière dont leur armée contrôlait la région, et même avec un peu d’imagination la vie dans la cité. Comme souvent sur les sites antiques, l’état grec a regroupé dans un musée les différents objets trouvés sur le site, et nous avons commencé par là : cela nous permet de resituer le contexte historique, et d’admirer les objets. On se promène ensuite dans la cité, avec notamment sa magnifique porte des Lionnes (environ 3250 ans au compteur), et on repart tranquillement vers notre destination suivante : Myloi, sur la côte, petite station balnéaire près de la ville d’Argos. On va y passer deux nuits.

    Le lendemain de Mycènes, on continue notre tour des sites archéologiques : aujourd’hui, ce sera Epidaure. C’est un sanctuaire dédié à Esculape, le dieu grec de la médecine (je passe sur la mythologie, c’est comme d’habitude très tragique). Comme pour les précédents sites, on commence par le musée, qui est assez petit cette fois, mais propose de belles statues. On déambule ensuite sur le site, qui a été conçu comme un lieu pour accueillir les malades et les soigner : il y a donc les restes des temples, mais aussi d’un espèce d’hôtel, puis des bains construit à l’époque romaine. On y trouve également un stade, car des jeux similaires aux jeux olympiques y ont régulièrement été organisés. Enfin, on va admirer le joyau du site : le théâtre d’Epidaure, un des monuments les mieux conservés de l’époque. C’est là que se tenait à l’époque les concours des jeux, et les représentations théâtrales. Il est réputé pour son excellent acoustique, que l’on a pu tester en direct : un groupe de lycéen y a joué une petite pièce pendant notre visite, et on confirme que même du haut des gradins, on entend bien ce qui se passe sur scène. On pique nique sur place, et on repart vers Nauplie au bord de la mer. La ville a été capitale de la Grèce pendant une brève période après la guerre d’indépendance grecque, et c’est agréable de déambuler dans les rues de la vieille ville. On arrive aussi juste avant un grand événement de yacht de luxe, et le port est repli de gros bateaux qui sentent fort l’argent (beauuuucoup d’argent). On sent que ce n’est pas pour nous. C’est aussi à Nauplie qu’on a une mauvaise blague avec nos moyens de transport. Normalement, le lendemain, on doit rendre la voiture de location à Patras et prendre le train jusqu’à Athènes, puis finir notre séjour en train. Sauf que la compagnie de transport hellénique nous annonce que les personnels se sont mis en grève, et qu’il n’y aura donc AUCUN train en circulation dans TOUT LE PAYS!! Oups, on doit rapidement modifier nos plans, heureusement assez simplement : on contact l’agence de location pour prolonger la voiture (on fera tout en voiture du coup), et quelques jours après on annulera tous les billets de train à Athènes. Ouf, on peut rentrer à Myloi l’esprit tranquille.

    Le lendemain, c’est le départ pour Athènes, avec une escale rapide à Corinthe, on l’on passe sur les différents ponts du canal : celui proche de la mer Egée, au ras de l’eau (et même submersible), puis les grands ponts piétons et routier, plutôt de l’autre côté du canal. On constate aussi que le canal est bien haut, mais pas très large. Cela en fait donc un bon spot pour le saut à l’élastique : on peut assister à un saut en direct. Puis on reprend la route direction Athènes. On arrive là bas le 1er mai, les rues sont assez calmes, tout comme notre quartier. On pose nos affaires, et on part à pied sur le mont Lycabette, une des collines d’Athènes. Le long de l’ascension, on passe dans des rues désertes, l’impression est un peu bizarre, d’autant plus que la plupart des bâtiments sont taggués : l’atmosphère n’est pas très accueillante. Mais au sommet du mont, la vue est belle : on peut admirer l’Acropole au loin (vue d’en haut), et la ville d’Athènes en général : très blanche, très étendue, très dense, mais pas très haute. On apprendra par la suite qu’environ 40% de la population grecque vit à Athènes (ce qui explique la densité), et que ce sont plutôt les banlieues qui sont riche, alors que le centre concentre plus de pauvreté (ce qui explique notre impression en arrivant). Et qu’il y a une loi qui empêche la construction de hauts bâtiments : on doit pouvoir voir l’Acropole de tous les immeubles d’Athènes. On rentre chez nous pour une bonne nuit de sommeil : on a rendez-vous à huit heures pour la visite de l’Acropole.

    Cette visite se fait avec une guide francophone, ce qui permet à Maël de suivre les explications (et à nous de faire une pause dans nos traductions de l’anglais, ça repose). Elle nous raconte les mythes autour de la colline : la dispute entre Athéna et Poséidon pour le patronage de la ville, le roi mythique Erechtheion… Elle nous apprend aussi un point intéressant sur le théâtre à Athènes : la cité a instauré la démocratie, et tirait au sort une partie de ses dirigeants. Il était donc important que tous les citoyens soient éduqués et c’est le théâtre qui jouait ce rôle. Les pièces étaient financées par les riches citoyens d’Athènes (ce qui laisse à penser que certains travers des puissants perdurent à travers le temps). Après le théâtre, on continue notre ascension de la colline jusqu’aux grands bâtiments : l’imposante porte d’entrée, l’Erechtheion et bien sûr la Parthenon, le grand temple en l’honneur d’Athéna, où était entreposée une statue de la déesse. C’est beau, c’est impressionnant, mais c’est aussi bien venteux, et la foule commence à être très importante (et pourtant, on est arrivés à l’ouverture) : on décide donc de quitter l’Acropole, et d’aller flâner dans les rues d’Athènes. Tout le quartier autour de l’Acropole est très vivant, un peu touristique mais agréable : on y passe une bonne partie de l’après-midi, et on dégustera une petite spécialité, les loukoumades (sorte de beignet rond, avec du miel).

    Enfin, pour notre dernier jour à Athènes, on commence par aller voir la relève de la garde devant le Parlement. Les costumes sont folkloriques (Maël a bien aimé les pompons au pieds des gardes), et la démarche assez particulière. On part ensuite dans le jardin national d’Athènes, grand parc proche du Parlement, très vert et agréable. On y trouve un grand parc à jeu, dans lequel Maël se fait des copains français (c’est le dernier jour des vacances de parisiens). Puis on part en ville pour tester les gyros grecs, déguster un café et déambuler encore un peu. Bilan : on est content d’avoir découvert la ville, mais on n’y aurait pas passé plus de temps, trois jours c’était bien !

    D’Athènes, on rejoint le Pirée, le port de la ville, pour embarquer sur un hydrospeed « flying dolphin » vers l’île d’Agristi. Une petite heure de bateau plus tard (il est très rapide), on se retrouve sur l’île, où on va passer trois jours/deux nuits bien reposants, dans un hôtel confortable au bord de la mer. Le premier après-midi est consacré à la baignade (un peu froide mais ça passe pour quelques minutes) et l’exploration de notre petite ville (Skala) : on y trouve beaucoup d’hôtel et de restaurants, on a l’embarras du choix pour manger. Le lendemain, on loue des vélos pour partir en ballade. Il n’y a qu’une seule route sur l’île, elle ne fait même pas le tour, mais alterne montées et descentes au milieu des pins : la météo est avec nous, et malgré quelques ronchonnades de Maël dans certains montées, on avance à un bon rythme. On arrive jusqu’au bout d’Agristi, sur la plage d’Aponisos, en face de la toute petite île du même nom. Le cadre est très joli, on s’y arrête pour le pique-nique, tremper les pieds dans l’eau et souffler après notre ballade. On repart après notre repas dans l’autre sens jusqu’à notre hôtel, et cette fois c’est un plaisir de plonger dans l’eau fraiche pour se délasser après l’effort ! 17km et 350 D+ dans la journée tout de même. Et pour se remettre en forme, le soir ce sera cocktail et pizza. Une dernière nuit sur l’île et on reprend le bateau le lendemain pour le Pirée.

    Du Pirée, on retourne à Patras pour nos deux dernières nuits. On s’arrête en chemin à Corinthe, pour que Guillaume puisse tester le saut à l’élastique dans le canal : sensations garanties ! On passe ensuite la soirée à Patras, et la ville nous a charmé : c’est vivant, le centre est piéton, et on trouve une super petit restaurant, Giabrim, où la patronne nous récite la carte : super bon, très joli cadre, on recommande. Après une bonne nuit, on part pour notre dernier site antique (et nous des moindres) : Olympie. On commence à avoir l’habitude : musée du site pour en apprendre plus sur l’histoire du site, et admirer les objets, et ballade dans le site pour voir les ruines. Ici, on voit bien sûr des traces des jeux olympiques : un grand stade, où Maël est content de courir comme dans l’Antiquité (et battre sa mère à la course). Il y a aussi quelques ruines temples d’Hera et de Zeus. Le site était consacré principalement à ce dernier, et c’est ici que se trouvaient l’une des sept merveilles du monde : la statue d’or et d’ivoire de Zeus dans son temple. Celle-ci a été a priori emmenée par les byzantins, et a disparu dans un incendie. Après le site, on va également visiter le musée consacré aux jeux olympiques antiques, très bien fait. On y apprend que c’est à Olympie qu’ont eu lieu les premiers jeux, dont se sont inspirés les autres sanctuaires. Que les jeux se sont déroulés tous les quatre ans pendant plus de mille an sans interruption, malgré les guerres qui ont secoué la Grèce antique. Que la liste des épreuves s’est petit à petit agrandie, jusqu’à inclure des épreuves pour les « garçons ». Bref plein d’infos permettant de mieux comprendre. En sortant du musée, on découvre qu’il y a également dans l’ancienne Olympie un petit musée (gratuit) consacrés aux sciences et technologies antiques, et particulièrement à Archimède. Le musée est très pédagogique, il présente des modèles réduits des inventions de l’époque ou des explications sur celles-ci, c’était super ! Après ce musée, on retourne à Patras pour notre dernière nuit en Grèce.

    C’est l’heure de rentrer ! On passe encore quelques heures à Patras, ce qui nous permet de visiter le château de la ville, de faire quelques courses et de déguster une dernière salade grecque et un dernier Gyros. Puis on file au port pour prendre le ferry pour Bari. Le trajet de nuit se passe sans encombre, on arrive à Bari suffisamment tôt pour profiter un peu de la ville. Dans la vieille ville, on regarde la fabrication artisanale et on achète des orecchiette, ces petites pâtes rondes des Pouilles. On en goutera au restaurant, ainsi que des glaces locales (on est en Italie quand même!). On passe un peu de temps à visiter le château de la ville, témoin de l’évolution de la région. Et on se détend dans un parc de la ville, histoire que Maël puisse se défouler entre ferry et train. Puis le soir venu, on prend le train de nuit direction Milan. On y dort très bien cette fois, et arrivé à Milan on part en Blablacar direction la Haute-Savoie : retour au bercail !

  • Valence (et le grand sud)

    Arrivée à Valence

    Nous voilà arrivés à Valence, dans l’ancienne maison de la grand-mère de Guillaume, dans le quartier du petit Charran. C’est la reprise de l’école pour Maël : Il est scolarisé dans la petite école de quartier Louise Michel, à cinq minutes à pieds de la maison. Pour l’anecdote, c’est dans cette école qua été scolarisée sa grand mère paternelle : un retour aux sources en quelques sortes ! La rentrée se passe bien pour Maël, qui est bien accueilli par ses camarades. Il a de la chance, l’école est petite (quatre classes seulement), et dans sa classe de CE1/CE2, il n’y a que sept CE2, lui inclus ; cela facilite grandement son intégration.

    Du côté des parents, les fils conducteurs du séjour seront tri, rangement et bricolage. Tri et rangement d’abord : la maison du Charran est encore bien remplie des affaires de la grand-mère de Guillaume, ainsi que de plein d’objets accumulés au fil des années. Avec l’aide des parents de Guillaume, Patrick et Florence, il faut donc regrouper, jeter, ranger, mettre de côté, nettoyer, arbitrer, renettoyer, et recommencer ! C’est l’occasion de tomber sur quelques objets insolites (caméra super huit, cafetière des années 50, nécessaire à barbe manuel…) et des souvenirs des 60 dernières années. Côté jardin, Patrick et Guillaume se lancent dans un projet prévu depuis longtemps : la réfection du toit d’un abri de jardin. Il faut enlever toutes les tuiles, refaire la charpente en bois, et replacer toutes les tuiles : un chantier au long cours tout au long des six semaines.

    Redortiers

    Nous profitons également d’être dans la Drôme pour visiter la famille de Guillaume qui habite dans la région. Dès le premier week-end, nous allons voir Hugo, Pauline et Onésime à Redortiers, près de Sisteron, dans les Alpes de Haute-Provence. L’occasion de découvrir la maison qu’ils se sont aménagés, ainsi que les alentours : la ville de Banon, qui abrite notamment la plus grande librairie indépendant d’Europe en milieu rural (tous les termes sont importants), Revest-des-brousses et son petit restaurant. Et nous finissons par un randonnée dans l’ancien village du vieux Redortiers, abandonné depuis des décennies mais dans lequel on distingue encore les habitations.

    Visites à Valence

    Si nous avons repris l’école (Maël surtout), les parisiens eux commencent juste leurs vacances ! Nous avons donc le plaisir de voir, juste avant notre déplacement à Redortier, Jean-Daniel, Eleonore et leurs trois enfants. Au programme, skatepark à Valence et jeux dans le jardin. Le skatepark de Valence est tout neuf (un an à peine), immense et bien fait, et ce sera le terrain de jeu préféré de Maël pendant ces six semaines ici.

    Le mercredi qui suit, nous avons le plaisir de recevoir Thibaud et son fils Louis à Valence. Ils sont venus de Grenoble où ils sont en vacances, pour passer une grosse après-midi avec nous. C’est l’occasion d’aller se promener au parc Jouvet de Valence, par un temps magnifique. Nous avons pu y admirer les animaux (au grand plaisir des enfants), et profiter des trampolines.

    Les alentours de Valence

    Pour une fois que nous sommes dans la Drôme avec un peu de temps devant nous (et beaucoup de temps libre), nous avons exploré les coins que nous connaissions de nom mais pas encore de visu. C’est d’abord Romans ( à vingt kilomètres de Valence), que l’on visite sans enfant un jeudi. Nous avons décidé d’y aller en bus pour tester les transports en communs de la région, et ça s’est très bien passé ! Sur place, on passe d’abord découvrir le magasin de ravioles de la mère Maury. Une petite exposition y présente l’origine de la raviole (un petit ravioli sans viande mais avec du fromage créé par les immigrés italiens) et les création de la maison (notamment une raviole au chocolat Valrhona, testée et approuvée). On passe ensuite à la Cité de la chaussure, un espace en centre-ville qui abrite un petit atelier, et un espace de vente pour les créateurs de chaussures de la région et de France; c’est une bonne adresse, on y retourna quand on aura besoin de chaussures ! On termine enfin par le musée de la chaussure en lui-même, super intéressant : une partie du musée est consacrée à l’industrie de la chaussure dans la région, son expansion et son déclin, et une autre partie à la chaussure en elle-même à travers les époques. On a bien aimé !

    Accompagnés de Maël, on a ensuite visité la ferme aux crocodiles de Pierrelatte. L’endroit nous a bien plu aussi, c’est une grande serre qui abrite des crocodiles (bien sûr) mais aussi beaucoup d’oiseaux, des tortues, des lézard… Le site est bien fait, avec des espaces de jeux pour les enfants intégrés au parcours, et des animations sur les animaux. Chloé a également découvert que les crocodiles du Nil qu’on a vu à la ferme sont les mêmes que ceux qu’elle avait vus lors de sa première visite dans les années 90 : les crocodiles vivent très vieux (jusqu’à plus de 80 ans !) et grandissent toutes leur vie; elle a donc découvert des versions pus grandes de ces souvenirs d’enfance.

    Enfin en fin de séjour, nous avons fait une escale à Tain l’Hermitage pour visiter la Cité du chocolat de Valrhona. Une visite riche d’enseignement… et de dégustation ! Plusieurs dégustations sont en effet offertes, on s’est bien rempli le ventre de bon chocolat. Le musée permet aussi de découvrir d’où vient le cacao, comment est fabriqué le chocolat, avec des explications très bien faite, et même un petit aperçu de l’usine grâce à des caméra. On recommande !

    Les escapades plus lointaines

    La semaine à Valence est bien occupée par l’école, mais le week-end, on bouge ! Les 7 et 8 mars d’abord, on va faire un tour à Lyon. Le samedi, nous passons chez Anouk et François. C’est l’occasion pour nous de visiter leur appartement (que nous n’avions pas encore vu) et d’apprendre l’arrivée prochaine d’un heureux événement chez eux ! Après un bon déjeuner, nous partons tous ensemble à vélo (même Maël) dans Lyon pour aller voir le petit festival du voyage à vélo (il y avait une thématique lors de ce week end). Nous prenons nos renseignements, puis nous partons au parc Blandan, que nous ne connaissions pas : ce parc habrite une grande aire de jeu pour enfant, avec notamment un espace de grimpe où les enfants peuvent se faufiler dans un batiment, super chouette. Le lendemain, nous retrouvons Julie (la cousine de Guillaume), et toute sa famille : Thomas, Alice, Ernest, Joséphine et Jean. Au programme, culte le matin, puis retour au parc Blandan pour un pique nique, et une après-midi skate park et jeu. Le tout sous un beau soleil, particulièrement agréable en ce début de Mars.

    Le week end suivant, on fait deux équipes : Chloé retourne à Lyon pour l’enterrement de vie de jeune de son amie Pauline, et Guillaume part avec Maël à Lille. Maël a été invité par son copain Gustave, avec qui il a échangé régulièrement pendant le séjour à l’autre bout du monde, pour fêter ses 9 ans. C’est l’occasion de passer en coup de vent dans la maison (elle va bien !) et de retrouver les voisins lillois : Anahid et ses parents, Nils et Marius chez les voisins du quai, et Gustave le dimanche, pour un après-midi escape game. Maël était ravi… d’autant plus qu’il a remporté les deux parties (on en a entendu parler longtemps après !).

    Le tour (du Sud) de France

    Nous avions prévu à la base de faire un graaand tour du Sud de la France avec Maël, sur plus d’un mois. Suite à nos changements de plan et la rescolarisation de Maël, nous avons finalement décidé de faire le tour en raccourci, sur dix jours. Patrick et Florence sont donc revenus à Valence pour garder Maël, pendant que nous sommes partis à deux, sac au dos, pour aller voir notre famille et nos amis.

    Première étape à Ales, chez Jean-Marc et Sylvaine, l’oncle et la tante de Guillaume, à bord d’un blablacar. Ils nous accueillent gentiment dans leur grande maison dans les hauteurs d’Ales, et nous emmènent marcher un peu pour admirer le panorama alésien : la ville en elle-même, les contreforts des Cévennes, le paysage minier, un peu différent de celui dont on a l’habitude dans le Nord (c’est plus vert !). Puis retour chez eux, où on profite un peu des moutons du Cameroun, leurs tondeuses spéciales.

    Le lendemain, on décolle (encore en blablacar) direction Montpellier. On récupère une voiture de location et on commence par aller à Bédarieux retrouver Gustave, le cousin de Guillaume, et sa famille : Sarah, Abel et Lino. Ils nous emmènent faire un tour de la ville, puis nous montrent le terrain qu’ils ont commencé à cultiver, à une demi heure de marche de chez eux : c’est pentu, touffu, mais il y a des belles perspectives. On a hâte de revenir dans quelques années pour voir l’évolution.

    On passe la nuit chez eux, et on retourne à Montpellier. D’abord chez Manon, la cousine de Guillaume, et Michael, qui nous ont invités à déjeuner. On en profite pour faire la connaissance de leur petit Marceau, un mois à cette date : c’est le plus jeune enfant qu’on croisera durant notre séjour. On part ensuite au nord de Montpellier pour aller voir Mélissa, une amie de prépa de Chloé et Olivier. On était déjà passé chez eux il y a quelques années, quand il venait d’emménager dans une vieille maison qu’il prévoyait de retaper. Ils venaient d’avoir un petit Marlo, qu’on a retrouvé avec quelques années de plus, et la famille s’est agrandie d’une petite Alix. La maison est transformée, super bien aménagée, on a été impressionnés du travail abattu. On passe la soirée et la nuit chez eux, et le lendemain on part pour une petite ballade au-dessus de Corcone, qui mèle sentier caillouteux et quelques échelles à gravir : les enfant ont bien appréciés. Arrivés au sommet, on croise quelques chèvres, et on est récompensés de l’ascension par le droit de faire sonner la cloche de l’abbaye ! On redescend juste à temps pour ne pas se faire arroser par la pluie qui commence à tomber. On termine enfin notre séjour dans la région de Montpellier chez Ingrid, la tante de Guillaume, à Castelneau.

    Le lendemain, on rend la voiture à la gare et on prend le train direction Toulouse ! Chloé ne connaissait pas la ville, et est tombé sous le charme : on a eu un peu de temps pour se balader et manger un morceau, la ville nous a tout de suite fait une bonne impression. Le soir, on retrouve Adrien, un copain de Centrale, sa femme Maria et son bébé Gabriel. L’occasion de prendre des nouvelles et de déguster sa spécialité de gnocchis ! On a passé les deux jours suivants à visiter la ville : d’abord un grand tour à pieds, pour découvrir le capitole, la cathédrale Saint-Etienne, les quais de la Garonne, la basilique Notre Dame de la Daurade et enfin le cloître des Jacobins. L’après-midi, on embarque sur un péniche pour une ballade le long du canal du midi, depuis le port de l’embouchure (au départ du canal) jusqu’à la gare de Matabiau. Après une dernière nuit et un petit tour par les halles de Toulouse, on prend le train direction Bordeaux, dernière étape du voyage.

    A Bordeaux, on retrouve la sœur de Chloé, Margot, Jean-Baptiste ainsi que la petite Lila qui a bien grandi depuis qu’on l’a vue un Octobre. On passe du temps en famille, et on fait quelques visites dans la ville et alentours. D’abord la cité du vin, le long de la Garonne (encore elle !), qu’on a bien appréciée. La scénographie du musée est très bien faite, avec plein d’information sur la vigne et le vin, et de beaux films des quatre coins du monde sur le monde viticole. On va aussi faire un tour du côté d’Arcachon, pour retrouver la mère de Chloé, Sylvie et Fred, dans leur bungalow nouvelle acquis. De chez eux, on enfourche les vélos direction la dune du Pilat, et on passe un peu de temps à escalader le sable, profiter de la vue… puis le dévaler à toute vitesse ! Retour à Bordeaux en train, puis on profite de notre dernier jour pour visiter la porte Cailhau, passer du temps dans le quartier de Nansouty, et aller voir Julien Doré au Zenith de Bordeaux ! Puis retour à Valence en train, avec un petit incendie qui nous retardé de cinq heures (!), mais on est finalement arrivés pour retrouver Maël.

  • Bangkok

    C’est la fin de notre voyage ! Nous le terminons par un petit séjour de 3 jours en Thaïlande, à Bangkok. Après un vol d’une dizaine d’heures au départ de Sydney, nous voilà arrivés dans la capitale. Un coup de métro pour rejoindre notre hôtel dans le centre et on va pouvoir souffler après le vol, et tester la thai street food (soupe et riz pour ce soir).

    Le lendemain, nous partons en tour guidé pour découvrir deux lieux typiques et emblématiques des environs de Bangkok : le marché « ferroviaire » de Maeklong,et le marché flottant de Damnoen Saduak. Une bonne heure de bus nous amène à la gare de Ban Laem, où nous prenons le train direction Maeklong. Cette voie ferrée a été créée en 1905, et à cette époque le marché existait déjà depuis longtemps. Les vendeurs se sont donc adaptés à cette nouvelle contrainte : plutôt que de déménager complètement, ils écartent leurs étals des voies au moment du passage du train, 8 fois par jour. Aujourd’hui, c’est devenu une petite attraction touristique. A bord du train, nous traversons donc le marché, en frôlant les touristes qui attendent le passage du train dans les étals repliés. Arrivés à la gare, nous descendons du train puis nous suivons les rails pour explorer nous- même le marché, et regarder le train passer. Après quelques courses (mangues séchés, sucre de coco, fruits divers), nous remontons dans le bus pour le marché flottant.

    Pour accéder au marché flottant, nous embarquons dans des bateaux à fond plats (les long boats) motorisés, et le pilote nous conduit. Après quelques minutes dans les canaux, nous arrivons au marché à proprement parlé : des étals au bord de l’eau, et parfois même directement sur des barques. Ici, l’ambiance est plus touristique que pour le marché sur les rails : les stands sont tous similaires, vendent boissons, desserts, et « souvenirs ». L’expérience sur l’eau est agréable, mais le côté souk un peu moins ! Au final, nous débarquons sans rien acheter, et nous allons manger à la cantine du marché, très bon marché et très bonne : c’est l’occasion de tester un premier pad thai et d’autres plats typique. Puis nous regagnons le bus, qui nous ramène à Bangkok. Nous descendons au grand centre commercial du centre ville, où nous reservons un massage, et flanons un peu dans les boutiques, puis nous rentrons à l’hôtel.

    Le lendemain, c’est visite des temples et du grand palais. On commence par prendre un touk touk, qui nous amène au ferry fluvial. C’est l’occasion d’admirer les bâtiments depuis le fleuve, et de descendre à notre première destination, le temple de Wat Arun. Ce dernier est très reconnaissable à sa grande pagode centrale, toute en hauteur. On se promène dans le temple tout en admirant les bâtiments très colorés et dorés… et les nombreux touristes en costume traditionnel. Il est en effet possible de louer des costumes traditionnels pour faire des photos, et beaucoup de groupes font ce choix, ce qui rajoute une petite touche originale à la visite.

    La visite terminée, on traverse le fleuve pour aller visiter le grand palais.Celui-ci est divisé en deux parties : une partie temple (très étendue, avec de nombreux bâtiments) et une partie palais, qui sert à certaines cérémonies officielle. Le temps est très impressionnant, notamment le temple central, quiest célèbre pour abriter un représentation de Bouddha en émeraude. Le palais en lui même est majestueux, mais nous ne pourrons pas le visiter en intégralité car une partie est fermée pour cause de deuil national : en octobre 2025, la mère du roi Rama X, qui avait régné pendant 70 ans avec son mari, est décédée. Le pays a déclaré un deuil national d’un an, et on voit de nombreuses marques de ce deuil partout en ville : le fermeture partielle du palais, les habitant qui portent un petit insigne noir, les banderoles noires un peu partout, et même des livres d’or dans le métro. L’événement a vraiment marqué la vie quotidienne des Thailandais. Nous visitons enfin le musée du textile de l’ancienne reine mère, qui présente comment elle a créé dans les années 70 un nouvelle mode féminine Thai, et l’a faite rayonner partout dans le monde. Nous finissons la journée au par Lumphini, très grand parc au centre de la ville. Le soir, de nombreux habitants viennent pour y courir ou danser en rythme. De notre côté, Maël profite des jeux pour enfants, et nous admirons le paysage urbain.

    Pour notre dernier jour, nous commençons par essayer un massage thai allégé : les mains pour Maël, le coup et les épaules pour Chloé. C’est déjà bien tonique ! Nous enchainons par la visite du musée Siam, qui présente l’histoire de la Thailande, et le temple de Wat Pho (oui encore un temple, il y en a beaucoup en ville). Ce dernier abrite un gigantesque Bouddha couché, de 46m de long ! Nous flânons ensuite en ville, notamment dans Chinatown, et dans le marché au fleur de la ville, avant d’aller assister à un spectacle de danse. Celui-ci représente une petite partie des aventures d’Hanumān, dieu singe de la mythologie Hindou. Nous continuons ensuite à nous ballader en ville, avant de prendre la direction de l’aéroport pour retourner en France. A nous l’hiver !

  • Road trip en van dans le Queensland

    Après quelques jours d’acclimation, nous sommes prêt à partir avec notre van sur les routes du Queensland : on prévoit de faire environ 2000 km aller-retour avec plusieurs étapes. Ce qui fait à peine la moitié de la longueur de l’état : en dessous en rouge c’est le Queensland, et le petit trait bleu c’est notre périple (ce pays est vraiment trop grand !).

    Nous avons prévu de nous arrêter dans plusieurs villes de la côte, pour visiter un peu, profiter de la plage, des parcs nationaux et des campings.

    Noosa

    C’est parti pour notre première étape, le parc national de Noosa, un peu au nord de Brisbane. Après avoir récupéré le van et l’avoir chargé, nous partons sur les longues routes australienne. Et une heure après le départ, on se prend une belle tempête, avec orage, pluie et grêlons ! Pas de dégât pour nous, un peu plus pour les deux premiers campings où l’on va dormir : plus d’électricité dans le premier (heureusement, ils avaient une gazinière pour les repas), plus d’électricité ni de douche dans le deuxième ! Ce sera le seul vrai mauvais temps qu’on aura des deux semaines, mais c’était impressionnant.

    La tempête derrière nous, on découvre le parc de Noosa, dans lequel on fait une randonnée de deux heures environ. C’est un grand parc en bord de mer, qui offre donc des beaux paysages marins d’un côté (avec un point de vue où l’on peut normalement voir des dauphins, mais on n’aura pas cette chance), et la forêt de l’autre côté. On commence d’ailleurs à avoir un aperçu de la faune australiennes des gros lézards, et de belles araignées. Mais pas de koala : on scrute les eucalyptus pendant toute la randonnée, mais sans succès.

    Tin Can Bay

    Après cette journée randonnée, on continue vers le nord après un arrêt dans un camping où l’on verra nos premiers kangourous en liberté ! Direction Tin Can Bay, petite ville abritant un spot de nourrissage de dauphins. On s’arrête pour la nuit (avec de l’electricité, enfin !) et au petit matin, nous voilà partis à pieds pour le centre. C’est une attraction animée par des bénévoles, qui nous expliquent qu’un groupe de dauphins vient régulièrement depuis une trentaine d’année, pas toujours les mêmes chaque jour. Ils les nourrissent de 2 à 3 kg de poissons par jour, tous les jours, ce qui représentent entre 10 et 20% des besoins des animaux : pour le reste, les dauphins doivent chasser. Cela permet d’avoir ce moment privilégié, sans pour autant domestiquer complètement les animaux. Les dauphins sont joueurs, notamment l’un d’entre eux qui aiment bien porter des objet sur son rostre (une branche aujourd’hui, mais on l’a déjà vu récupérer une bouteille ou bien des lunettes !). Maël leur donne deux morceaux de poissons, et reçoit en retour un « bisou de dauphin » : un souffle mouillé via l’évent. Une fois le nourrissage fini, tous les dauphins repartent : ils ont bien compris l’horaire et savent que quand il n’y en a plus, ce n’est pas la peine de rester.

    Hervey Bay

    On continue vers le nord, direction Hervey Bay, pour faire une étape avant Bundaberg. On trouve un camping sympathique près de la plage, juste à côté d’un petit parc aquatique gratuit. De manière générale, on trouvera partout des parcs pour enfants super bien équipés, dans les villes ou même sur les aires d’autoroutes.

    Le lendemain, on décidé d’aller visiter l’aquarium d’Hervey Bay, qui utilise de l’eau de mer filtrée pour recréer un environnement propice au développement de la vie coralienne. Il y a également 3 tortues, qui ont eu un accident au cours de leur vie et vivent depuis en captivité. On aura l’occasion de les caresser, joli combo avec les dauphins de la veille !

    Bundaberg

    On continue notre périple par la ville de Bundaberg, où on va rester deux nuits. On commence par la visite du jardin botanique de la ville, très joli avec ses grands arbres, ses petits lacs, son île réservée aux oiseaux et ses bâtiments mignons. On y croisera totalement par hasard un possum, petit marsupial niché ici dans un creux du toit à la sortie des toilettes. Chloé va aussi y croiser un serpent, mais ça fait moins rêver ! Le parc abrite aussi le hall de l’aviation Hinkler, nommé d’après l’enfant du pays Bert Hinkler, aviateur du début du 20ème siècle qui a établit plusieurs record de distance en avion. Pour la petite histoire, sa maison construite en Angleterre a été transportée dans le parc.

    On continue la visite de la ville par le « Bundaberg Barrel », musée-usine dédié à la boisson « Bundaberg », une boisson sans alcool brassée à l’origine dans la ville, et en vente partout dans le monde maintenant. On ne connaissait pas, on a donc eu l’occasion de tester les différent goûts, c’est très bon !

    On termine notre journée par une activité incroyable spécifique de la ville : l’observation de la ponte des tortues marines. Bundaberg est une région appréciée par les tortues pour venir pondre, et une association accompagnée par des rangers propose de venir observer les tortues à ce moment là. On a donc rendez-vous à 18h au musée sanctuaire (très bien fait également), pour attendre le bon moment. Sur le principe, des tortues peuvent venir pondre sur la plage à côté du musée n’importe quand entre 18h et minuit (et après, mais les visites s’arrêtent), et dès qu’une torute est repérée, les rangers et les bénévoles emmènent un groupe de personnes pour l’observation. Coup de chance pour nous, la première tortue est repérée à 18h15, et nous voilà donc partis sur la plage. On trouve la tortue déjà à moitié enfoui dans le sable, en train de pondre, et on va assister à la fin de cette ponte, au travail de la tortue pour recouvrir ses oeufs de sables, et à son retour dans l’océen (ce qui prendra en tout pas loin de 2h, avec la nuit qui tombe entre-temps). Une fois la tortue partie, les rangers vont déterrer ses oeufs, les compter (149 ici), creuser un trou plus profond pour qu’ils soient plus en sécurité et reboucher ! Ils font ça pour chaque tortue repérée (parfois ils déplacent même le nid, s’il est trop près de l’eau ou trop exposé au soleil), ce qui permet de sauver des milliers de bébés tortues chaque année !

    Agnes Water et 1770 (« Seventeen Seventy »)

    On repart pour les villes de Agnes Water et 1770, cette dernière étant nommé ainsi car c’est le deuxième endroit où Cook a débarqué en Australie (en 1770 pour ceux qui ne suivent pas). On va visiter le petit musée de la ville, qui détaille l’histoire de ce voyage de Cook, et regroupe aussi plein d’élément d’histoire de la ville depuis un siècle. On part ensuite se baigner sur la plage de la ville, où l’on se fait surprendre par un orage ! C’est assez impressionant de se baigner dans les vagues, et de soudainement voir un éclair tomber dans l’eau à quelques kilomètres. On sort en vitesse et on peut admirer l’orage à l’abri, avant que le soleil ne reviennent 15 minutes après.

    De là, on part pour un camping recommandé par Pierre-Louis, où sont déjà passés plusieurs membres de nos familles : le sanctuaire des kangourous d’Agnes Water. C’est un grand parc où Garry, le propriétaire, recueille des kangourous blessés et les soigne. Les kangourous se baladent en liberté, et on apprend que ce sont des animaux qui ne transpirent pas (ils ne sentent donc pas mauvais) et ne sont quasiment jamais malades. On va avoir l’occasion de les caresser, de leur gratter la tête et de leur donner des patates douces à manger (ils en raffolent).

    Yeppoon

    On continue en direction de Yeppoon, qui marque le début de la grande barrière de corail australienne (elle s’étend ensuite jusque Cairns, plus de 2000km au Nord). Nous allons nous en approcher en allant sur l’île de Great Keppel Island, en face de Yeppon. On embarque pour cela sur le ferry qui fait l’aller retour, et qui va nous déposer directement sur la plage (c’est assez inhabituel, le bateau vient s’échouer doucement pour nous laisser descendre). De la plage, on fait un premier tour dans un bateau à fond de verre, mais la mer est assez agitée, et on ne voit pas grand chose. On prend alors un deuxième bateau qui nous emmène au bord d’une autre île, où l’on peut plonger avec masque et tuba. On retrouve alors la faune et la flore qu’on avait déjà pu observer à Tahiti, mais encore plus gros !

    Capricorn caves

    De Yeppoon, on s’éloigne un peu de la mer pour aller visiter les Capricorn Caves, des jolie grottes près de Rockhampton. On a eu un super guide à l’occasion, qui nous a montré avant de rentrer un nid de fourmis vertes (ces animaux sécrètent une espèce de colle pour faire un nid de feuille dans les arbres), et un insecte très bizarre qui ressemble à du coton (un wooly ahpid). Il nous parle aussi d’un plante endémique de la région, qui n’existe que dans 3 endroits dans le monde… une fougère !

    Nous découvrons ensuite les grottes avec des grandes salles très hautes, notamment la « cathédrale ». Dans cette dernière, notre guide va lancer un morceau de musique pour profiter de l’acoustique (presque aussi bonne que celle de l’opéra de Sydney, puis éteindre complètement les lumières : frissons garantis. On traverse ensuite une salle où nichent des milliers de toutes petites chauves-souris : certaines vont sortir de la grotte en nous frôlant, c’est un poil inquiétant, mais une belle expérience.

    Mount Hay

    C’est reparti vers le sud, puisque les grottes marquait le point le plus septentrional de notre road trip. En redescendant, on s’arrête pour dormir au Mount Hay, où l’on fera une activité géologie. Ce mont est en effet un ancien volcan, et une entreprise propose de fouiller dans les pierres volcanique pour trouver des « thunderegg » (littéralement des œufs de tonerre) : ce sont des cailloux de taille moyenne, qui ont à peu près la taille d’un œuf. Lorsqu’on les ouvre en deux, on peut voir des veines de lave solidifiée, de plein de couleurs différents. C’est superbe ! On passe donc quelques heures à fouiller dans les cailloux pour essayer d’identifier les bonne pierres, puis les propriétaires les découpent à la scie, et on voit si on a bien pioché. Dans notre cas, la fouille a été bonne : on a récupéré plein de jolis cailloux.

    Maryborough

    On continue notre descente par Maryboroughla , ville dans laquelle on visite de la maison natale de P.L. Travers. Qui ça ? L’autrice de Mary Poppins bien sûr ! Celle-ci est né dans le logement que son père occupait, juste au-dessus de la banque dans laquelle il travaillait. Elle va y passer un an, puis la famille déménagera dans plusieurs villes d’Australie. La maison a été transformée en musée sur la vie de l’autrice, ses sources d’inspirations, et bien sûr sa grande ouvre : les livres Mary Poppins. C’était l’occasion de retomber en enfance !

    Sandstone et retour

    Après une dernière nuit en camping entre Maryborough et la ville de Sandstone, on termine notre périple dans un beau camping avec piscine, toboggan, trampoline et mini golf, histoire de passer un beau week-end après ces deux semaines bien remplies. On aura réussi à faire nos 2000 km, tout en faisant l’école, parfois même directement dans le van !

    Puis c’est retour à Coolangatta, pour profiter de la Gold Coast avant Noël.

  • Derniers jours avant les îles sous le vent

    De retour à Punaauia après notre semaine à Tahiti Iti, nos sommes rejoint par Luc et Odile, qui vont passer le retste du séjour avec nous. On part bientôt pour les îles sous les vent, mais avant cela, Maël s’essaie à la plongée sous-marine ! Il a d’ailleurs de la chance, car il croise une tortue juste avant de remonter sur le bateau.

    Le lendemain, nos partons en catamaran pour l’atoll de Tetiaroa, à 40 km au nord de Tahiti.

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    Tetiaroa est l’un des quelqes atolls de l’archipel de la société. Dans l’histoire géologiques des îles polynésiennes, se forment d’abord des îles volcaniques lorsque la plaque océanique passe au dessus d’un point chaud. Puis la plaque se déplace, l’île s’éloigne du point chaud, le volcan s’éteint : on a lors une île haute (comme Tahiti). Le temp et l’érosion font leur oeuvre, l’île s’affaisent petit à petit, ce qui crée un récif tout autour de l’île (et de magnifiques paysages!). Puis lorsque l’île est complètement affaissé, il ne reste que cet barrière : on a alors un atoll. En Polynésie française, l’archipel des Tuamotu est par exemple principalement constitué d’atolls, tandis que celui de la société (qui inclue Tahiti), est principalement constitué d’îles hautes.

    De notre côté, nous sommes donc partis en catamaran vers Tetiaroa. Environ 4h30 de navigation sur une mer calme, un beau soleil, et les oiseaux qui nos tournent autour. Notamment des fous, ces grands oiseaux qui vont pêcher en haute mer et que l’on retrouve parfois à 100 km des îles. L’un d’eux a d’ailleurs fini le trajet avec nos, perché sur le bateau.

    Une fois sur place, on en prend plein les yeux : de longues plages de sables blancs qui bordent un lagon bleu azur, des cocotiers, des arbres fruitiers. On marche littéralement dans la carte postale. L’atoll est très préservé car il est privé, et son accès est restreint. Pour la petite histoire, il appartenait historiquement aux rois de Tahiti, et le dernier d’entre eux l’aurait vendu à son dentiste pour l’avoir guéri d’un mal de dent sévère. La famille du dentiste a ensuite exploité la coco de l’île pendant quelques année, puis a accordé un bail d’un siècle à Marlon Brando, qui l’aimait beaucoup. Sur une des îles, il a fait construire de hôtel de luxe (luxe luxe), et le reste des îles de l’atoll est globalement sauvage, notamment l’île aux oiseaux, un espace préservé où nichent une dizaine d’espèce. Nous en avons fait le tour à pied en marchant dans l’eau, les oiseaux nos ont accompagnés pendant toute la ballade, c’était magique !

    Nous avons ensuite pu profiter d’un repas sur le bateau, avant de partir en snorkeling le long du récif. On a pu voir des poissons, des requins, et même une tortue. Puis retour à Tahiti, après une belle journée.

    Pour notre dernier jour avant les îles sous le vent, on profite du beau temps pour se baigner et pour visiter le musée de la perle de Papeete. Le musée donne des indications sur la manière dont les perles sont fabriquées, mais on en découvrira plus en visitant les fermes perlières. Il présente également de belles collections de perles, et une histoire de la perle noire de Polynésie.

    Le soir on teste le restaurant Akua, recommandé par Samuel et Elsa. Ce restaurant est sur un bateau amarré en face de la marina Taina, en bas de chez eux : on le voit depuis leur balcon. C’est un endroit très sympa, accessible uniquement par Zodiac, qui offre un très belle vue sur Tahiti depuis l’eau, en particulier au soleil couchant. Et pour ne rien gâter, il est au milieu de plusieurs patates de corail, ce qui permet de s’ouvrir l’appétit en allant explorer les fonds marins. On en a bien profité, on est désormais paré à partir dans les îles !

  • La vallée de la Fautaua et la presqu’île de Tahiti

    Notre troisième semaine (déjà !) commence avec une excursion dans la vallée de la Fautaua. Cette vallée se situe entre les communes de Papeete et Pirae, et tire son nom de la rivière qui la parcourt.

    Petite particularité, cette vallée est la source d’approvisionnement en eau de Papeete, et de manière générale de Tahiti (30% de l’eau de l’île vient de la vallée). On voit le long de la ballade des reservoirs d’eau douce, et de gros forages qui partent dans la montagne pour récupérer l’eau.
    Nous voilà donc partis à 4 (Chloé, Guillaume, Maël et César) pour 5h de randonnée. Ća commence doucement avec 1h de plat le long de la rivière, sur un chemin bordé d’arbres en tout genre : cocotiers, bananiers, U’ru, pandanus, on retrouve les arbres qu’on voit un peu partout sur l’îe depuis notre arrivée. Après une heure, on traverse la rivière, et c’est parti pour une bonne heure de montée dans la jungle, pour arriver au fort de la Fautaua, en haut de la cascade.
    Pour la petite histoire, au milieu du 19ème siècle, une partie des tahitiens s’est soulevé contre les français qui venait de déclarer le protectorat sur l’île. Après plusieurs affrontement, les derniers résistant tahitiens se sont réfugiés dans le fort, qui avait été construit quelques années plus tôt, et ils ont tenus 6 mois face aux forces françaises. Ils sont finalement délogés par un petit bataillon mené par un chasseur local, qui passe par un chemin méconnu et très difficile d’accès. La résistance est donc matée, et le statut de Tahiti comme protectorat français est confirmé (environ 15 avant la Savoie !).
    Retour au présent, depuis le fort, il faut descendre par un chemin…pas très praticable (avec corde et échelle), pour accéder aux vasques qui alimentent la cascade. L’eau est froide, mais ça fait du bien après la marche ! On peut sauter dans l’eau et utiliser les tobbogans naturel pour passer d’une vasque à l‘autre. Il faut juste éviter le bout de la dernière vasque, qui atterrit…135m plus bas. Puis c’est pique nique et retour à Papeete, par le même chemin, mais en descente cette fois. Une belle ballade, on recommande !

    Le lendemain, on déménage pour partir dans notre logement à la prequ’île de Tahiti (Tahiti Nui). On est hébergé dans une maison très sympa, au milieu d’un graaaaand jardin dans lequel vivent notamment des poules, des oies, des cochons d’Inde, des paons, un lapin et un chat ! On aura le plaisir de nourrir ce petit monde toute la semaine, et ils viendront nos rendre visite régulièrement.


    Depuis le logement, on part d’abord visiter le belvédère de Taravao, qui nous offre une superbe vue sur la presqu’île et l’isthme qui la separe de Tahiti Nui. Ensuite, direction les jardins d’eau de Vaipahi, le jardin botanique libre d’accès du sud de Tahiti. On y trouve pleins d’espèces locale avec quelques explications, et le recit de la myhtologie tahitienne liée au lieu : la cascade de Vaipahi marque selon la légende le debut du cheminement de l’âme des morts (enfin les morts importants). Cheminement qui amenera l’âme à affronter plusieurs épreuves et purification, avant de s’envoler depuis un autre site de l’île.

    Pas d’envol pour nous, mais une petite randonnée le long de la rivière qui alimente la cascade, ce qui nous fait du bien après la chaleur meridionale. La randonnée nous amène à traverser plusieurs fois le cours d’eau, parfois à l’aide de cordes, ce qui a bien amusé Maël!

    Le lendemain, c’est sortie baleine, on en a parlé ici : Faune et flore aquatiques (avec les fameuses baleines !)

    Notre jeudi est plus calme : on commence par aller voir la plage de Tautira, touuuuuut au bout de la route, une des plus belles plages de Tahiti d’après nous (mais on a pas tout vu !). Puis on se ballade dans la presqu’île pour visiter les commerces locaux : on a trouvé une entreprise qui fait des fruits séchés et des chips a partir des fruits locaux, un régal. Et on termine notre journée dans une roulotte (la friterie locale : cest bon, c’est calorique, et il y a trop a manger dans une portion).

    Pour notre dernierjour sur la presqu’île, on embarque pour une excursion a la découverte du pays sauvage, la zone apres la fin de la route. Embarquement à la marina de Pakaiu, au sud de la presqu’île, avec un groupe d’une dizaine de personnes. On commence par un peu de snorkeling sur une grosse patate de corail,avant de se diriger vers la vague de Tehaupo’o, où ont eu lieu les épreuves de surf olympiques en 2024. Lors de notre passage, c’était une petite vague, a peine 3 metres de haut, mais on a quand même eu le chance de voir un surfeur de passage tenter sa chance et reussir a prendre la vague!

    On continue notre excursion en longeant la côte jusqu’à dépasser la route carrossable : à partir de ce point, seuls les 4×4 peuvent passer. Et ensuite, la côte n’est plus accessible que par bateau, comme le nôtre. Isolement et tranquillité garantis pour les résidents du coin, ou les vacanciers des quelques pensions. Puis on dépasse les dernières pensions, et il n’y a plus que la jungle et quelques plages. On longe la côte encore quelques minutes, puis on s’arrête pour une petite randonnée le long du littoral, qui se termine à une cascade. L’eau est douce, un peu fraiche mais ça fait du bien après le marche, et on peut se faire masser par l’eau qui descend avec fracas ! Au retour, on peut observer les petites chevrettes (les crevettes d’eau douce), les crabes et même un crabe de cocotier. On reprend le bateau pour un dernier arrêt à l’embouchure d’une rivière, pour le repas. Au menu, poisson grillé sur le bateau, salade de thon froid, riz, pain coco, fruits : un régal. Et en guise de digestif, une dernière ballade dans la jungle, où l’on s’amuse à faire chanter les mape, les chataignier tahitien aux grosses racines plates. La ballade nous amène à la grotte de Vaipoiri, une grande cavité remplie d’eau douce. Maël et Guillaume se risquent à la nage jusqu’au fond, dans l’obscurité de la grotte… frissons garantis !

    Après ça, retour au point de départ, puis à notre logement, et le lendemain retour à Punaauia!

  • San Francisco City

    San Francisco City

    Samedi 11 octobre, direction San Francisco pour une journée en ville. Au programme pour commencer, la visite de l’île d’Alcatraz, que ni Guillaume ni Chloé n’avaient faite lors de leurs voyages respectifs dans l’ouest américain. Le ferry partant à 9h20, on choisit de se mettre en route vers 7h et de s’offrir un petit dej américain en arrivant : grands cafés et viennoiseries à emporter et déguster sur un quai. Guillaume demande un café taille M, oubliant qu’on est en Amérique, et se retrouve avec un format immense !

    Puis départ en ferry pour Alcatraz. L’occasion de faire de superbes photos du Golden gate et de la ville puisque le ciel était bleu, sans nuages. Arrivés sur Alcatraz, on trouve le circuit très bien organisé : on est guidés vers le haut de l’île et le pénitencier, pour y récupérer nos audioguides. Il faut ensuite les lancer à un point donné, et déambuler dans la prison en suivant les indications. Cela étend bien les flux sachant qu’un bateau arrive toutes les 20min, plein de 100 ou 200 personnes.

    L’histoire de la prison, la première de haute-sécurité (« Super-Max ») aux USA, est bien expliquée, la façon de vivre des prisonniers, et le récit d’une évasion spectaculaire de 4 prisonniers…dont on a ensuite perdu la trace et qui pourraient tout à fait avoir terminé au fond de la baie de San francisco. La prison a fermé dans les années 1970 et est devenue un lieu occupé par les indiens d’Amérique pour protester contre la politique d’accaparation des terres indigènes par les gouvernements américains successifs. La sortie vaut le coup, pour la prison mais aussi pour la vue que le bateau offre sur la baie de SF.

    De retour sur la terre ferme, à Pier33, on se dirige vers Pier37 et ses otaries. Ce jour là il n’y en avait qu’une dizaine en train de profiter du soleil. Loin de nos souvenirs auditifs et olfactifs de dizaines d’otaries entassées, mais Maël était tout de même content. On continue notre chemin en direction du « cable car » pour attaquer les hauteurs de San Francisco : arrivés au départ, déception : du fait d’un événément en cours, la Fleet week, le cable car est fermé dans cette zone-là aujourd’hui. On montera donc en bus, jusqu’en haut de Lombard Street, la fameuse rue ultra-pentue avec ses virages en épingle. Là aussi, petite déception : sans ses parterres fleuris (on est en automne, les fleurs sont fanées) ça a moins de charme. Peu importe, direction Chinatown pour notre déjeuner !

    La fleet week est un événement annuel montrant un défilé-spectacle d’avions de chasse dans la baie, et la présence de quelques navires de l’armée également, si on a bien compris. On ne verra rien lors de notre journée à SF (le défilé a lieu quand on s’est éloignés des quais) mais on en profitera un peu le lendemain lorsque les enfants s’amusent au Bay discovery museum, en face de San francisco : spectacle d’avions de chasse type patrouille de France, avec fumigènes.

    Pour le trajet de Lombard street à Chinatown, on suit les conseils de Seb et Noémie en commandant un taxi autonome, un Waymo. Soit une voiture…sans chauffeur ! Surprenant au début de voir le volant tourner seul, mais très amusant. On renouvellera l’expérience pour aller de Chinatown à Japantown.

    Chinatown est le quartier chinois. Et aux Etats-Unis, ce n’est pas juste une expression : tout est écrit en chinois, on y retrouve des échoppes traditionnelles, des magasins de gadgets bas de gamme jusqu’à la fabrique de Fortune cookies et bien sûr des restaurant chinois dans tous les sens. Le mode de vie est aussi chinois, ainsi que les décors. Un vrai saut vers Shanghaï ! On s’offre un resto de Dim sum, le nom des divers raviolis chinois. Comme en Chine, même si le menu est en anglais et que la serveuse parle anglais, on n’est quand même pas du tout sûrs de ce qu’on a commandé, ni des quantités. On s’en sortira avec un peu trop de nourriture, mais avec les raviolis qu’on espérait manger.

    On continue notre voyage en Asie en se rendant à Japantown, pour errer dans un centre-commercial. Allée à l’allure de rue japonaise, temple japonais (hélas en rénovation) et magasins de gadget High-tech et de mochi au programme. Pas aussi typique que Chinatown mais tout de même un bon endroit pour dépenser quelques dollars et s’amuser.

    Enfin on choisit de rentrer à pied au parking, pour expérimenter les ruelles en pente, profiter de l’architecture locale (fans de Charmed, bonjour !) et pour espérer revoir des otaries (on n’en verra que 4 qui jouent dans l’eau et montrent leur tête de temps en temps). Une belle journée en ville, sous une météo parfaite avec la découverte déroutante des voitures Waymo. Sur le chemin du retour on passe en voiture par Golden gate park, immense parc pour se promener, mais aussi avec des installations sportives et un lieu de concert, avant de rejoindre Ocean beach, une grande plage de SF peuplée ce jour-là de kitesurfers (expérimentés vu le vent).

    San Francisco vu par Maël : On a vu des otaries, nous avons pris le ferry pour aller voir la prison d’Alcatraz, nous sommes revenus en bateau. Nous sommes allés manger au restaurant. On a pris des voitures qui se conduisaient toutes seules, c’était très impressionnant et on pouvait voir le trajet et voir ce que les voitures « voyaient ». Ensuite nous avons imprimé une image de la rue en zig-zag (Lombard street) sur pièce de 5 cents puis nous avons descendu Lombard street.