Road trip en van dans le Queensland

Après quelques jours d’acclimation, nous sommes prêt à partir avec notre van sur les routes du Queensland : on prévoit de faire environ 2000 km aller-retour avec plusieurs étapes. Ce qui fait à peine la moitié de la longueur de l’état : en dessous en rouge c’est le Queensland, et le petit trait bleu c’est notre périple (ce pays est vraiment trop grand !).

Nous avons prévu de nous arrêter dans plusieurs villes de la côte, pour visiter un peu, profiter de la plage, des parcs nationaux et des campings.

Noosa

C’est parti pour notre première étape, le parc national de Noosa, un peu au nord de Brisbane. Après avoir récupéré le van et l’avoir chargé, nous partons sur les longues routes australienne. Et une heure après le départ, on se prend une belle tempête, avec orage, pluie et grêlons ! Pas de dégât pour nous, un peu plus pour les deux premiers campings où l’on va dormir : plus d’électricité dans le premier (heureusement, ils avaient une gazinière pour les repas), plus d’électricité ni de douche dans le deuxième ! Ce sera le seul vrai mauvais temps qu’on aura des deux semaines, mais c’était impressionnant.

La tempête derrière nous, on découvre le parc de Noosa, dans lequel on fait une randonnée de deux heures environ. C’est un grand parc en bord de mer, qui offre donc des beaux paysages marins d’un côté (avec un point de vue où l’on peut normalement voir des dauphins, mais on n’aura pas cette chance), et la forêt de l’autre côté. On commence d’ailleurs à avoir un aperçu de la faune australiennes des gros lézards, et de belles araignées. Mais pas de koala : on scrute les eucalyptus pendant toute la randonnée, mais sans succès.

Tin Can Bay

Après cette journée randonnée, on continue vers le nord après un arrêt dans un camping où l’on verra nos premiers kangourous en liberté ! Direction Tin Can Bay, petite ville abritant un spot de nourrissage de dauphins. On s’arrête pour la nuit (avec de l’electricité, enfin !) et au petit matin, nous voilà partis à pieds pour le centre. C’est une attraction animée par des bénévoles, qui nous expliquent qu’un groupe de dauphins vient régulièrement depuis une trentaine d’année, pas toujours les mêmes chaque jour. Ils les nourrissent de 2 à 3 kg de poissons par jour, tous les jours, ce qui représentent entre 10 et 20% des besoins des animaux : pour le reste, les dauphins doivent chasser. Cela permet d’avoir ce moment privilégié, sans pour autant domestiquer complètement les animaux. Les dauphins sont joueurs, notamment l’un d’entre eux qui aiment bien porter des objet sur son rostre (une branche aujourd’hui, mais on l’a déjà vu récupérer une bouteille ou bien des lunettes !). Maël leur donne deux morceaux de poissons, et reçoit en retour un « bisou de dauphin » : un souffle mouillé via l’évent. Une fois le nourrissage fini, tous les dauphins repartent : ils ont bien compris l’horaire et savent que quand il n’y en a plus, ce n’est pas la peine de rester.

Hervey Bay

On continue vers le nord, direction Hervey Bay, pour faire une étape avant Bundaberg. On trouve un camping sympathique près de la plage, juste à côté d’un petit parc aquatique gratuit. De manière générale, on trouvera partout des parcs pour enfants super bien équipés, dans les villes ou même sur les aires d’autoroutes.

Le lendemain, on décidé d’aller visiter l’aquarium d’Hervey Bay, qui utilise de l’eau de mer filtrée pour recréer un environnement propice au développement de la vie coralienne. Il y a également 3 tortues, qui ont eu un accident au cours de leur vie et vivent depuis en captivité. On aura l’occasion de les caresser, joli combo avec les dauphins de la veille !

Bundaberg

On continue notre périple par la ville de Bundaberg, où on va rester deux nuits. On commence par la visite du jardin botanique de la ville, très joli avec ses grands arbres, ses petits lacs, son île réservée aux oiseaux et ses bâtiments mignons. On y croisera totalement par hasard un possum, petit marsupial niché ici dans un creux du toit à la sortie des toilettes. Chloé va aussi y croiser un serpent, mais ça fait moins rêver ! Le parc abrite aussi le hall de l’aviation Hinkler, nommé d’après l’enfant du pays Bert Hinkler, aviateur du début du 20ème siècle qui a établit plusieurs record de distance en avion. Pour la petite histoire, sa maison construite en Angleterre a été transportée dans le parc.

On continue la visite de la ville par le « Bundaberg Barrel », musée-usine dédié à la boisson « Bundaberg », une boisson sans alcool brassée à l’origine dans la ville, et en vente partout dans le monde maintenant. On ne connaissait pas, on a donc eu l’occasion de tester les différent goûts, c’est très bon !

On termine notre journée par une activité incroyable spécifique de la ville : l’observation de la ponte des tortues marines. Bundaberg est une région appréciée par les tortues pour venir pondre, et une association accompagnée par des rangers propose de venir observer les tortues à ce moment là. On a donc rendez-vous à 18h au musée sanctuaire (très bien fait également), pour attendre le bon moment. Sur le principe, des tortues peuvent venir pondre sur la plage à côté du musée n’importe quand entre 18h et minuit (et après, mais les visites s’arrêtent), et dès qu’une torute est repérée, les rangers et les bénévoles emmènent un groupe de personnes pour l’observation. Coup de chance pour nous, la première tortue est repérée à 18h15, et nous voilà donc partis sur la plage. On trouve la tortue déjà à moitié enfoui dans le sable, en train de pondre, et on va assister à la fin de cette ponte, au travail de la tortue pour recouvrir ses oeufs de sables, et à son retour dans l’océen (ce qui prendra en tout pas loin de 2h, avec la nuit qui tombe entre-temps). Une fois la tortue partie, les rangers vont déterrer ses oeufs, les compter (149 ici), creuser un trou plus profond pour qu’ils soient plus en sécurité et reboucher ! Ils font ça pour chaque tortue repérée (parfois ils déplacent même le nid, s’il est trop près de l’eau ou trop exposé au soleil), ce qui permet de sauver des milliers de bébés tortues chaque année !

Agnes Water et 1770 (« Seventeen Seventy »)

On repart pour les villes de Agnes Water et 1770, cette dernière étant nommé ainsi car c’est le deuxième endroit où Cook a débarqué en Australie (en 1770 pour ceux qui ne suivent pas). On va visiter le petit musée de la ville, qui détaille l’histoire de ce voyage de Cook, et regroupe aussi plein d’élément d’histoire de la ville depuis un siècle. On part ensuite se baigner sur la plage de la ville, où l’on se fait surprendre par un orage ! C’est assez impressionant de se baigner dans les vagues, et de soudainement voir un éclair tomber dans l’eau à quelques kilomètres. On sort en vitesse et on peut admirer l’orage à l’abri, avant que le soleil ne reviennent 15 minutes après.

De là, on part pour un camping recommandé par Pierre-Louis, où sont déjà passés plusieurs membres de nos familles : le sanctuaire des kangourous d’Agnes Water. C’est un grand parc où Garry, le propriétaire, recueille des kangourous blessés et les soigne. Les kangourous se baladent en liberté, et on apprend que ce sont des animaux qui ne transpirent pas (ils ne sentent donc pas mauvais) et ne sont quasiment jamais malades. On va avoir l’occasion de les caresser, de leur gratter la tête et de leur donner des patates douces à manger (ils en raffolent).

Yeppoon

On continue en direction de Yeppoon, qui marque le début de la grande barrière de corail australienne (elle s’étend ensuite jusque Cairns, plus de 2000km au Nord). Nous allons nous en approcher en allant sur l’île de Great Keppel Island, en face de Yeppon. On embarque pour cela sur le ferry qui fait l’aller retour, et qui va nous déposer directement sur la plage (c’est assez inhabituel, le bateau vient s’échouer doucement pour nous laisser descendre). De la plage, on fait un premier tour dans un bateau à fond de verre, mais la mer est assez agitée, et on ne voit pas grand chose. On prend alors un deuxième bateau qui nous emmène au bord d’une autre île, où l’on peut plonger avec masque et tuba. On retrouve alors la faune et la flore qu’on avait déjà pu observer à Tahiti, mais encore plus gros !

Capricorn caves

De Yeppoon, on s’éloigne un peu de la mer pour aller visiter les Capricorn Caves, des jolie grottes près de Rockhampton. On a eu un super guide à l’occasion, qui nous a montré avant de rentrer un nid de fourmis vertes (ces animaux sécrètent une espèce de colle pour faire un nid de feuille dans les arbres), et un insecte très bizarre qui ressemble à du coton (un wooly ahpid). Il nous parle aussi d’un plante endémique de la région, qui n’existe que dans 3 endroits dans le monde… une fougère !

Nous découvrons ensuite les grottes avec des grandes salles très hautes, notamment la « cathédrale ». Dans cette dernière, notre guide va lancer un morceau de musique pour profiter de l’acoustique (presque aussi bonne que celle de l’opéra de Sydney, puis éteindre complètement les lumières : frissons garantis. On traverse ensuite une salle où nichent des milliers de toutes petites chauves-souris : certaines vont sortir de la grotte en nous frôlant, c’est un poil inquiétant, mais une belle expérience.

Mount Hay

C’est reparti vers le sud, puisque les grottes marquait le point le plus septentrional de notre road trip. En redescendant, on s’arrête pour dormir au Mount Hay, où l’on fera une activité géologie. Ce mont est en effet un ancien volcan, et une entreprise propose de fouiller dans les pierres volcanique pour trouver des « thunderegg » (littéralement des œufs de tonerre) : ce sont des cailloux de taille moyenne, qui ont à peu près la taille d’un œuf. Lorsqu’on les ouvre en deux, on peut voir des veines de lave solidifiée, de plein de couleurs différents. C’est superbe ! On passe donc quelques heures à fouiller dans les cailloux pour essayer d’identifier les bonne pierres, puis les propriétaires les découpent à la scie, et on voit si on a bien pioché. Dans notre cas, la fouille a été bonne : on a récupéré plein de jolis cailloux.

Maryborough

On continue notre descente par Maryboroughla , ville dans laquelle on visite de la maison natale de P.L. Travers. Qui ça ? L’autrice de Mary Poppins bien sûr ! Celle-ci est né dans le logement que son père occupait, juste au-dessus de la banque dans laquelle il travaillait. Elle va y passer un an, puis la famille déménagera dans plusieurs villes d’Australie. La maison a été transformée en musée sur la vie de l’autrice, ses sources d’inspirations, et bien sûr sa grande ouvre : les livres Mary Poppins. C’était l’occasion de retomber en enfance !

Sandstone et retour

Après une dernière nuit en camping entre Maryborough et la ville de Sandstone, on termine notre périple dans un beau camping avec piscine, toboggan, trampoline et mini golf, histoire de passer un beau week-end après ces deux semaines bien remplies. On aura réussi à faire nos 2000 km, tout en faisant l’école, parfois même directement dans le van !

Puis c’est retour à Coolangatta, pour profiter de la Gold Coast avant Noël.

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