Auteur/autrice : Chloé

  • Suède

    Après ces quelques jours en Norvège, nous partons pour le nord de la Suède, au-delà du cercle polaire : direction Abisko avec un trajet de 2 nuits de train (!!) : Voss-Oslo (6h en train de nuit, sur une place assise), Oslo-Stockholm en train de jour, Stockholm-Boden en train couchette et enfin Boden-Abisko.

    Nous avions 4h de changement à Stockholm. L’occasion de changer de tenue car les températures ont pris 10°C entre Voss et la Suède, et d’aller croiser la maman de Chloé, en voyage aussi en Suède et de passage à Stockholm le même jour. On se retrouve dans un parc, pour permettre à Maël de se défouler entre tous ces trajets en train, et on s’affronte dans une partie de minigolf remportée par Chloé (pour une fois !!).

    Anecdote : nous étions dans le train de nuit avec des suédois pour le match Suède/Pays-Bas, perdu 5-1 par la Suède. Dommage…

    Abisko est située dans un parc national, et est réputé pour être le lieu idéal pour voir des aurores boréales l’hiver, et le soleil de minuit de mi-juin à mi-juillet, la raison de notre présence. C’est un village situé au bord d’un immense lac, avec une végétation de toundra. Des bouleaux, des sols, du sedum, beaucoup de fleurs de type « alpines » ou « arctiques » et des températures inférieures à 10°C : pendant que la France affronte sa deuxième vague de chaleur, nous sortons doudoune, collants et gants. Nous avons fait 2 randonnées, observé les oiseaux au bord du lac et en rando (Courlis, comme en Australie et… Lagoped alpin !), vu des lièvres arctiques, beaucoup de fleurs et diner dans un restaurant cuisinant des produits locaux : « Artic char » (omble chevalier) fumé, ortis grillés, oeufs de poisson et viande d’élan cuite plusieurs heures, incroyablement tendre et chassé par des Sami. On a vu aussi une reconstitution de village sami puisque Abisko se situe en Laponie suédoise, sur un territoire Sami, ce peuple nomade qui migre avec ses troupeaux de renne, en plaine l’hiver, en altitude l’été.

    Info intéressantes :
    – A Abisko passe la « voie du roi » (Kungsleden), un trek de 450km en Laponie.
    – La voie de chemin de fer est celle qui relie Kiruna au port norvégien de Narvik. Kiruna est une ville de 20 000 habitants abritant une énorme mine de fer active depuis plus de 100 ans et qui fournissait notamment l’Allemagne nazie (activité maintenue sur base de la neutralité suédoise). La ville de Kiruna est en train de déplacer son centre-ville de 3km, en démontant/remontant les bâtiments car le sol s’effondre du fait de la mine qui transforme le sous-sol en gruyère.

    Enfin nous avons emprunté un télésiège pour monter à 1100m à la Aurora Sky Station, lieu d’observation des aurores boréales et du soleil de minuit. En fait de soleil nous aurons eu les nuages de minuit, mais la luminosité au milieu de la nuit est incroyable et très perturbante pour le corps qui ne s’assoupit pas le soir venu.

    Les paysages du nord de la Suède sont très différents de la Norvège, moins abrupts avec une végétation basse, majoritairement des saules et des bouleaux (pour la plus grande joie de Chloé qui adore cet arbre). Il pleut aussi plusieurs fois par jour, de légères ondées, mais Abisko a souvent un ciel dégagé. La zone est protégée des intempéries par les montagnes norvégiennes qui retiennent les nuages venus de l’Atlantique. On a beaucoup aimé, c’était plus éloigné des Alpes françaises que la Norvège. Et finalement assez accessible depuis la France en train puisqu’accessible en une nuit depuis Stockholm.

    Au retour de Helsinki, nous passons 8h à Stockholm. Guillaume et Chloé avaient déjà visité la ville en 2022. On se dirige aujourd’hui vers l’île de Djugarden qui héberge pas mal de musées. Maël et Guillaume vont au Vasamuseet, musée qui retrace l’histoire du bâteau Vasa, qui a coulé dans l’archipel de Stockholm le jour de son voyage inaugural en 1628 et a été retrouvé et remonté à la surface seulement dans les années 1980. Chloé se rend au Nordisk museum juste à côté qui retrace l’histoire de la Suède de 1600 à 2000, avec nombreux objets historiques à l’appui. Les 2 musées sont très bien agencés et agréable à visiter. Puis pour finir la journée on sacrifie à la tradition du Fika, à savoir le Café avec patisserie, une pratique très suédoise. Roulé à la cannelle pour Guillaume, gâteau Princess pour Chloé et glace délicieuse pour Maël.

    Et maintenant, retour vers la France ! Stockholm-Hambourg en train de nuit (mauvaise nuit cette fois-ci, avec couchettes étroites et clim en panne), puis Hambourg-Karlsruhe-Paris dans la foulée.

  • Copenhaguen

    Mercredi 10 juin, départ pour le dernier voyage de ce congé sabbatique : direction la Scandinavie, dont nous parcourons 4 pays ou capitales. Danemark, Norvège, Suède et Finlande. Première étape, Copenhague, capitale du Danemark. Le trajet depuis Paris se scinde en 2 parties :Paris-Hambourg, en 9h de train, une nuit à Hambourg, puis Hambourg-Copenhague en 5h. Trajet tout à fait agréable et première incursion en Scandinavie en passant en train un grand pont enchainé avec un tunnel entre le continent et l’île sur laquelle est située Copenhague.

    Nos affaires à peine déposées dans notre logement, nous repartons dans le centre ville. Première étape, l’église Notre-Sauveur, qui date des années 1650, et qui est maintenant surmontée d’une belle tour de 90m et 400 marches qui donne une splendide vue sur la ville. Nous profitons aussi du carillon des cloches en redescendant à 17h.

    Deuxième étape de la soirée, le parc Tivoli, le deuxième plus ancien parc d’attraction du pays…et du monde. Une immense fête foraine, avec décors anciens, manèges pour tous, restaurants et beaux jardins. Une belle façon de passer notre première soirée au Danemark. On inaugure aussi les pluies locales (5 ou 6 pluies de quelques minutes en 1h de temps, les journées à rallonge (il est 21h48 et on a l’impression de 20h30 heure française) et les fenêtres sans volets.

    Deuxième journée à Copenhague : nous débutons par une balade guidée en bateau sur les canaux de la ville pour avoir un aperçu des bâtiments et des conseils pour nos visites. Après un déjeuner de smørrebrøds, des tartines (d’avocat, de saumon fumé et de pommes de terre pour nous) typiques des pays nordiques, nous remontons la rue commerçante principale. Arrêt dessert chez La Glace, un salon de thé réputé : les patisseries (au nougat/crème et à la noix/crème) sont bonnes bien que très sucrées. Et les danois ne sont pas des pros du café, bon à savoir. Bien rassasiés nous continuons en direction de Rosenborg, un ancien chateau royal qui contient les joyaux de la couronne, dont des parures encore portées aujourd’hui par les souverains et des couronnes royales. Le château était bien organisé, joli, et le livret de visite sympatique.

    Enfin nous remontons en direction de Nyhavn, le vieux port et ses maisons colorées avant de bifurquer vers le Danish Architecture Center, que nous a recommandé le guide de ce matin. En effet outre deux expositions sur le design danois (bâtiments fonctionnels et beaux et beaucoup de chaises), il comprend un toboggan permettant de redescendre jusqu’au rez-de-chaussée ! Durant la journée on croise de nombreux jeux pour enfants ultra qualitatifs et on voit même des enfants passer directement de leur école à ces jeux pour leur récréation. Aucune barrière autour des écoles ni des jeux, grande liberté et confiance dans les enfants, c’est un aperçu de l’état d’esprit éducatif danois.

    Le coût de la vie à Copenhague est extrêmement élevé : 3€/adulte pour un trajet en bus, plus de 50€ pour 3 patisseries et un café, 15€ la visite d’un bâtiment et…4,5€ pour un timbre ! Heureusement il existe la Copenhaguen card qui offre un accès gratuit à 80 lieux et les transports en commun illimités. Elle est valable sur 24, 48 ou 72h glissantes ce qui en fait, pour une fois, une carte combinée très intéressante.

    Déjà le dernier jour ici, départ cet après-midi pour Oslo. Avant cela, on se rend au Guiness book museum, musée dédié au célèbre livre des records. On s’y rend pour faire plaisir à Maël, grand fan de records. Le musée est sympathique, avec des jeux réguliers pour battre les autres visiteurs (records du jour, du mois…). Il y a aussi des reproductions du plus grand homme, des plus grands pieds de femme, mais aussi les 10 ongles de doigts les plus longs (berk) et autres joyeusetés. Puis pour le déjeuner on se rend à Christinia, une enclave dans la ville qui a eu pendant près de 50 ans une existence autonome de celle du Danemark. L’ancienne « ville libre » a été fondée sur un site militaire désaffecté par des hippies, avait ses propres loi (dont l’autorisation de vente et de consommation de cannabis) et sa propre démocratie. Cette expérience unique a pris fin en 2013 quand le gouvernement a abrogé la loi lui donnant un statut spécial suite à des débordements liés à la vente de drogue (en très résumé). Ca reste un quartier alternatif, avec des maisons construites hors du code de l’urbanisme, une vie communautaire riche, des fresques murales et des magasins d’art et de seconde main.

    Enfin, sur le chemin de l’embarcadère de notre bateau de croisière nous nous arrêtons voir la statut de la Petite sirène. Décevante, sans trop de surprise. En attendant l’heure d’embarqué, direction un autre super parc pour enfants situé sur le toit d’un immeuble, qu’on a découvert la veille en visitant le musée de l’architecture.

    Pour se rendre à Oslo on prend donc un ferry qui a des airs de bateau de croisière : piscine et jeux pour enfants, plein de bars, un night-club : une traversée intéressante, avec une sublime vue en arrivant au travers du fjord de Oslo. Chloé et Maël ont profité de l’espace piscine/jacuzzi/sauna (sauna, typique de la Scandinavie) avant une bonne nuit de sommeil dans le noir pour une fois puisque la cabine était dépourvue de fenêtre.

    Copenhague a été une ville très agréable, il y a de quoi y rester 2 ou 3 nuits de plus pour y faire du vélo, se baigner ou aller explorer Riskilde, une ville accessible en train, ainsi que Legoland.

    C’est parti pour la Norvège ! On commencera par un programme urbain à Oslo avant d’aller se frotter à la nature norvégienne.

  • Briançon et Île de France

    De retour de Grèce, nous partons trois jours pour Briançon, pour le mariage de Pauline et Willi. Ce sont les Saints de Glace et la réputation n’est pas usurpée : 10 jours après s’être baignés en Grèce, on ressort collants et doudoune et on croise la neige au col du Lotaret. Le 14 mai !

    Au-dela de ce petit choc thermique, nous découvrons Briançon, ville la plus haute de France (1326m d’altitude tout de même) : c’est une ville fortifiée avec une citadelle Vauban, logée dans un magnifique écrin de verdure et de glace, porte d’entrée du parc des Ecrins (réputation non usurpée). L’endroit est splendide et nous donne envie d’y revenir pour quelques jours de randonnée. On visite aussi l’Eglise de Briançon, guidés par le père du marié, qui travaille avec les élèves du lycée de Briançon à restaurer les 3 horloges de l’église. On accède ainsi aux coulisses du bâtiment : accès aux tours, montée jusqu’aux mécanismes d’horlogerie et aux cloches, passage par le grenier (l’église date de 1718 !!) et redescente dans l’autre tour où le lycée a installé un pendule de Foucault. On l’a lancé au début de la visite pour constater 1h plus tard sa rotation (qui matérialise la rotation de la terre) et la constance de sa période, propriété propre aux pendules de Foucault. C’était une super visite, merci Denis !

    Le lendemain, c’est l’heure du mariage : salle des mairies de Briançon puis direction un resto d’altitude pour le vin d’honneur et la soirée. La météo s’améliore et on profite de la belle vue sur la vallée. Maël s’est bien amusé avec Malone, le fils des mariés, et on a passé une super journée avec nos amis.

    Après ce chouette moment, nous prenons la direction de Paris pour y rester jusqu’à notre départ pour la Scandinavie. Au programme pour commencer, le Parc Astérix ! Un vendredi, accompagés de Flora, nous partons faire découvrir ce parc à Maël, qui aura passé la semaine précédente à relire toute la collection des Astérix disponibles chez ses grand-parents. Belle météo, pas trop de monde, on a pu faire toutes les attractions à sensation. Un gros coup de coeur pour Toutatis pour Maël et Guillaume, quand Chloé préfère Oziris. Et un consensus sur le fait qu’on est trop vieux pour Goudurix et Tonnerre 2 Zeus qui font souffrir nos cous.

    Enfin nous profitons aussi de ce séjour à Paris pour croiser les cousins, soeurs, amis : Anniversaires de Line, Maël, Alex et Florence à La Villette, visite de Titi, Fei et Louis à Villiers, découverte de l’appartement de Marion et Alex (après…6 ans ?) et pour visiter différents lieux. On commence par l’atelier de tapisserie de la manufacture des Gobelins qui réalise des tapisseries et tapis pour le Mobilier National. Un artisanat de haut vol où refaire un tapis pour Versailles prend 8 ans de travail(photos interdites, hélas). Chloé visite également le Palais Galliera (musée de la mode).

    Après cela, départ pour le dernier voyage de ce congé sabbatique, la dernière de nos envies qu’on pourra réaliser en 11 mois off : la visite de 4 pays Scandinaves en train/bateau.

  • Hiver dans les Alpes

    14h de vol et 25°C de moins plus tard, nous rentrons de notre périple à l’autre bout du monde à Charles de Gaulle, pour retrouver la famille, avec laquelle nous souhaitons passer un peu de temps.

    Tout d’abord en région parisienne, en descendant de l’avion. Nous sejournons quelques jours chez Patrick et Florence, et visitons Eleonore, JD et les enfants pour évoquer les souvenirs de voyage, puisqu’ils étaient aussi passés par Tahiti et l’Australie 2 ans auparavant. L’occasion aussi de voir un renard sur le toit du garage…en pleine ville. C’est surprenant mais ça permet de faire la transition avec tous les animaux étranges rencontrés en Australie !

    Sisi, on voit sa queue et le bas de son dos, sous l’arbre !

    Puis nous prenons la direction des Alpes. Après un arrêt en Haute-Savoie pour ranger les affaires d’été et sortir celles d’hiver (byebye l’hémisphère sud, coucou la neige !) puis départ direction la station des Arcs, en Savoie, avec Sylvie et Fred, pour une semaine de ski…et de snowboard ! C’était l’occasion de découvrir cette station construite de toute pièce dans les années 1970 et imaginée en partie par l’architecte Charlotte Perriand. Nous logeons à Arcs 1600 dans un appartement conservé à l’identique des plans et aménagements intérieurs de Mme Perriand : un appartement de moins 30m² pour 3-4 personnes, très fonctionnels et agréable.

    La neige est de qualité, il n’y a pas trop de monde (mais beaucoup d’étrangers). La météo est bonne au début, puis se dégrade, ce qui permet de recharger les stocks de neige en milieu de semaine. Le jeudi a été excellent et nous a permis de ressortir les snowboards en hors-piste (sécurisés, la station a été pensée pour). Quel plaisir, après de nombreux hivers de neige peu présente ou peu agréable !

    Maël a pris 1 semaine de cours de snowboard débutant. Après avoir trouvé ça nul (forcément, ça va moins vite que le ski, le premier jour) puis moins bien que le ski (le 2eme jour), il finit par trouver ça carrément bien le 4eme jour et continue l’après-midi avec nous, en allant hors-piste pour sauter des bosses. Il repart avec ses 2 premiers niveaux « surf enfant » validés et son niveau « surf débutant » matérialisé par un collier. Collier qu’il aborde fièrement depuis !

    A la fin de cette semaine, retour en Haute-Savoie pour 3 semaines : visite aux grand-parents/arrière-grand-parents, aux collègues (pour Chloé), ski, ski de fond, luge… nous profitons bien de la montagne avant les redoutées vacances de la zone de Paris. On passe aussi 1 semaine avec Manon, une cousine de l’âge de Maël, qui apprécie grandement de passer du temps avec une enfant de son âge. Cela lui avait manqué. D’ailleurs il freine désormais des 4 fers pour faire le travail scolaire avec ses parents. Nous avons ainsi décider d’adapter notre programme pour le rescolariser entre les vacances de février et celles d’Avril. On range donc les cahiers et direction Valence, la maison de famille de la maman de Guillaume, et son école d’enfance !

    Mais avant cela, un petit week-end à Zürich : une ville que Guillaume ne connaissait pas, l’occasion de visiter un oncle de Chloé, sa femme et leurs enfants, et de croiser Aynür et Fabien, des amis de Munich qui avaient fait leur voyage de noce à Tahiti et nous avait demandé de leur ramener quelques objets. Une belle excuse pour partager une fondue et un tour dans cette ville. On a beaucoup apprécié le musée national suisse et un musée des sciences hébergé par l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zürich (avec une exposition très pédagogique sur le CO2 / le changement climatique) ainsi que le chocolat de chez Sprüngli. On a moins apprécié les tarifs d’à peu près tout. Même prévenus du coût de la vie à Zürich (ville la plus chère du monde, avec Singapour et Hong-Kong) ça reste hallucinant !

    Les 10 derniers jours en Haute-Savoie ont été froids et humides (sans doute pour nous rappeler Lille !), on part donc avec joie à Valence où le printemps a déjà pointé son nez.

  • Sydney

    La prochaine étape pour nous est Sydney, où nous accueillent très gentiment Antoine, Linda, Rose, Edouard et Charlotte Lespets dans leur maison du quartier de Kensington. Pour le trajet de Gold coast à Sydney, nous avons choisi…le train. Il s’agit du train Brisbane-Sydney, que nous prenons dans la ville de Casino, située à…1h45 de Coolangatta : départ à 5h15 du matin, et merci à Pierre-Louis d’avoir joué les chauffeurs ! Une fois là-bas nous embarquons pour un voyage de…12h. Pour faire 800 km. Oui oui, pas de TGV en Australie mais un train type train corail, confortable, avec wagon bar, et des arrêts toutes les heures environ à travers de l’outback australien : grands espaces, des forêts, peu d’habitants. On passera aussi par « Brisbane Water park » (qui est trèèès loin de Brisbane), une embouchure de fleuve constituée de plein de colines et de petits lacs, magnifique au coucher de soleil. On sera aussi retardés de 1h15 par la panne d’un train de marchandise devant nous. Peu importe, le trajet est resté etonnamment agréable malgré sa longueur, avec des passagers et du personnel de bord très cordial avec une excellente communication. Chloé en profite pour apprendre le crochet, après quelques notions enseignées par Rose lors de la semaine de Noël, et crochette désormais des animaux endémiques australiens. Notons aussi la possibilité de commander ses repas de midi et du diner au personnel qui passe à travers les wagons 1h avant les repas, puis de les récupérer au wagon bar à l’appel micro. Une bonne expérience, mais très clairement l’Australie ne mise pas sur le train !

    Après une bonne nuit de sommeil, Antoine, Linda et Charlotte nous font découvrir le centre de Sydney et ses monuments emblématiques, Harbour Bridge et l’Opéra de Sydney. Nous sommes le 30 décembre, au milieu des vacances de Noël (qui sont aussi les vacances d’été ici), l’endroit est donc bondé. Nous continuons la promenade par le jardin botanique puis l’ancien quartier The Rocks. Nous y prenons un verre de Lemon lime bitter, une boisson typique australienne, mélange de Lemon (citron), Lime (citron vert) et de bitter (qu’on appelle aussi Bitter en français, un truc amer), très bonne (et sans alcool). Nous finissons par un peu de shopping dans le magnifique batiment dit QVB (pour Queen Victoria Building) : un batiment ancien, 4 niveaux de magasins de différents standing, un immense sapin de Noël et une lettre de Elisabeth II écrite en 1985 (pour la rénovation du bâtiment) et qui doit être ouverte et lue aux habitants de Sydney en 2085.

    Le 31 décembre, le temps est beau, nous partons tous les 3, accompagnés de Susan, la maman de Linda, pour faire le « Coastal walk », une balade cotière entre Bondi Beach, une plage très connue de Sydney et désormais tristement célèbre mondialement pour les attentats qui ont eu lieu le 15 décembre, et Coogee beach. Nous prendrons 2h à parcourir la promenade piétonne, entre observation du paysage, de surfers expérimentés (sur des vagues de 4-5m sur mer agitée) et pause smoothie. Et le soir, nous suivons les Lespets chez des amis français, à Coogee de nouveau. Merci à Maya, Tristan et leurs enfants pour l’accueil chaleureux ! Apero dinatoire, fromages et gateaux français au menu, interrompus par les feux d’artifice de Coogee à 21h, visibles depuis leur perron. Nous apercevons aussi les lumières du feu du Harbour Bridge, à Sydney, tiré à 21h et minuit. La soirée se termine par un karaoké franco-anglais plein d’énergie.

    Nous avons aussi profité du Centenial Park, à quelques pas de la maison des Lespets. Un immense espace vert avec parcs de jeux, étangs, arbres. On y trouve des flying foxes en grand nombre (des sortes de chauve-souris au corps recouvert de pelage roux et aux ailes qu’on dirait fait de cuir), des canard et des cygnes…noirs. Tous les cygnes d’Australie sont noirs apparemment. Cela résonne bien avec le spectacle qu’on a réservé à l’Opéra de Sydney, « Duck Pond », (soit « le lac des cygnes » en version « mare aux canards ») par la compagnie de cirque australienne Circa. Un très bon moment passé en compagnie de Rose et Charlotte, qui débute sur un mélange de danse et d’accrobaties et se terminent sur des numéros de cirques et de clowm. A proximité se déroule aussi le dernier de 6 (?) matchs Australie-Angleterre en criquet, les matchs se déroulant (sur plusieurs jours chacun !), entre mi-décembre et mi-janvier. Cette compétition s’achèvera sur la victoire de l’Australie, et est largement suivie par les australiens qui se tiennent régulièrement au courant des résultats et regardent des morceaux de match pendant les fêtes.

    Toujours pour profiter de la nature Antoine et Linda nous emmène passer 2 jours dans l’outback, les immenses plaines australiennes, très peu peuplées. Ils possèdent en effet un grand terrain à Goulburn, avec une petite maison sans eau courante ni électricité. En arrivant nous apercevons des troupeaux de vaches, moutons, mais aussi Kangourous et des vols de « Cockatoos » (des cacatoès blancs à crête verte que nous aimons beaucoup, n’hésitez pas à chercher des images sur Google). Sur place un étang (avec sangsues parfois), des crottes de wombats, 4 kangourous qui nous surveillent de loin et des araignées dans les toilettes sèches (pas rassurant pour le coup). Et des squelettes de ces mêmes animaux disséminés sur le terrain. Il y aussi une cabane pour les enfants, une tyrolienne, un tobogan dans la mare et deux canoës. Nous avons loué une voiture électrique pour le trajet, ce qui nous a permis de tester le réseau de recharge australien. Verdict : c’est faisable, mais c’est pas tout simple (avec les apps à télécharger et comptes à se créer pour les différents réseaux de recharge). C’était un beau week-end dans un endroit silencieux, au milieu des champs, sous un beau soleil (et une flambée de poële le soir tout de même), qui rappelle un peu les soirées en bivouac ou en refuge, l’altitude et la marche en moins, les animaux en plus.

    Enfin nous partons deux jours en randonnée dans les Blue Mountains, un massif montagneux constitués de falaises surplombants des forêts d’eucalyptus, arbre aux multiples espèces en Australie. L’huile essentielle contenue dans ses feuilles et qui s’évapore donne au paysage une teinte bleutée lorsque le soleil s’y reflète. Nous rejoignons la ville de Wentworth falls en train depuis Sydney, accompagnés de Edouard. Nous marcherons une première après-midi jusqu’à Leura, pour rejoindre la ville de Katoomba le lendemain et les rochers emblématiques des Three sisters. Les chemins de randonnée sont beaucoup plus « travaillés » qu’en France, avec marches taillées dans de la pierre, grands chemins de métal surélevés et escaliers. Beaucoup d’escaliers, qui laisseront de solides courbatures dans les mollets de Chloé. Le trajet se déroule sur « Grand cliff top walk », le « chemin au sommet de la grande falaise », donc en surplomb du paysage, en croisant régulièrement des chutes d’eau et une végétation alternant entre eucalyptus en zone sèche et fougères géantes pour les zones humides, dans un décor évoquant Jurassic Parc.

    Le séjour s’achève par un samedi avec des températures s’élevant brusquement à 43°C (après avoir alterné entre 20 et 30°C) pour 12h. Une température très désagréable en pleine ville, et qui cessera subitement autour de 18h, offrant une nuit plus fraîche. Nous partons le lendemain à 7h pour notre destination finale, Bangkok (Thaïlande), sur le chemin du retour vers Paris.

    Passage au zoo de Sydney :

    Un immense merci aux Lespets d’Australie pour leur accueil extrèmement chaleureux. Sydney est une ville qui nous a beaucoup plu, avec sa baie, ses plages au bord du Pacifique, son architecture relativement ancienne et la nature à 2h de transport. Notre seul regret pour l’Australie : ne pas en avoir appris plus sur le peuple aborigène, spollié de sa terre par les colons, souvent évoqués dans l’histoire du pays ou visible à travers les noms des lieux, mais sans détail sur leur histoire, leur culture actuelle et l’histoire du pays avant 1769 et l’arrivée de James Cook (dont nous aurons croisé le chemin historique à de multiples reprises dans le Queensland, à Sydney, ainsi qu’à Tahiti !).

  • Noël dans l’hémisphère Sud

    De retour de notre voyage en van, il reste 2 semaines avant le début des vacances scolaires (locales et françaises) qui annonce également l’arrivée des fêtes de fin d’année. Ces deux semaines sont plus calmes pour nous après avoir changé de camping quasi quotidiennement pendant 14 jours. Il s’agit tout d’abord de boucler le programme de la deuxième période de CE2 pour Maël avec plus de stabilité. Et de profiter des avantages de la Gold Coast : j’ai nommé le surf, et les parcs d’attraction !

    Pour le surf, nous serons accompagnés par Jack, un ami de Pierre-Louis qui a accepté de nous donner quelques cours et de nous prêter des planches. C’est donc sur la plage de Greenmount que nous nous essayons au surf, d’abord avec lui puis en autonomie. Avec de belles satisfactions au programme : réussir à passer dans la zone à l’arrière des vagues, réussir à prendre seuls des vagues et à rester debout, et accompagner Maël dans son apprentissage.

    La Gold Coast comprend également une série de parcs d’attractions regroupés au même endroit, avec des tarifs très avantageux à l’achat d’un pass annuel (moins cher que 2 entrées journalières). Nous expérimenterons donc 3 parcs, à la grande joie de Maël : Wet & Wild, un parc aquatique ; Warner Bros Movie World, le « Disneyland » de l’univers Warners (Héros DC Comics, Looney toons, Wicked ou encore Scoobydoo); SeaWorld, une sorte de Marineland renforcé par des attractions et encore Wild paradise, plutôt typé Zoo et que nous n’avons pas fréquenté. C’était sympa dans l’ensemble, de bonnes attractions, parfois un peu trop d’attente (et parfois non). Le SeaWorld était plus dérangeant avec ses manchots enfermés dans un petit enclos et son ours polaire canadien sous 30°C.

    Nous visitons Brisbane sur une journée, en flanant le long de la rivière qui traverse la ville, nous prenons une patisserie dans une très bonne patisserie française (qui fournira aussi la pâte feuilletée pour le repas de Noël), on découvre l’église du mariage de Jayahna et Pierre-Louis (pour le centenaire de l’église…difficile d’imaginer une église de seulement 100 ans en France !), le community market hebdomadaire pour s’approvisionner et prendre un café, ou encore un excellent glacier italien, Ottimo. On se laisse aussi prendre à prendre le « breakfast » dans un café comme les australiens (soit une espèce de brunch qui se prend entre 7h et 12h, accompagné d’un café ou d’un smoothie, avant ou après être allés à la plage et/ou surfer) où l’avocado toast domine. On tente aussi les « spécialités » locales : biscuits au chocolat Tim-Tam (on recommande !!) et vegemite au petit dej (sur une couche de beurre et recouvert par de l’avocat, de la tomate et même du fromage). Le tout rythmé par les 2-3 sessions de beachvolley hebdomadaire avec les amis de Pierre-Louis.

    Nous visitons le Currumbin Wildlife Sanctuary, un parc de protection de la vie sauvage australienne, qui contient également un hôpital vétérinaire. Ce parc était très beau, avec quelques spectacles et de nombreux enclos avec, en vedette, le Koala ! Le parc en héberge une soixantaine, ce qui est énorme, en soigne énormément chaque année et participe à des programmes de reproduction et de diversité du patrimoine génétique. Il faut savoir que la population de Koala a chuté drastiquement en 10 ans, a énormémement souffert des feux de forêt de décembre-janvier 2019/2020 à tel point que l’espèce est désormais en danger et pourrait s’éteindre d’ici 2050. On verra aussi des émeus, kangourous (dont des kangourous arboricoles), d’autres marsupiaux mignons, des serpents, des renards volants, de drôles d’oiseaux et un diable de tasmanie déchaîné qui faisait le tour de son enclos au galop (on imagine ce qui a pu inspirer le personnage de Taz !). C’était une très belle journée et un magnifique souvenir.

    Enfin on visite (rapidement) la ville de Surfers Paradise, une ville hérissée de gratte-ciels qui contient le plus haut building d’Australie (~320m) dont la skyline se distingue très nettement depuis Coolangatta. Ce n’était pas au programme mais Chloé s’est bloquée la machoîre mi-décembre (en baillant…) et consulte donc une physiothérapiste spécialisée, qui se situe à proximité. L’occasion de découvrir Surfers Paradise, mais aussi de pousser jusqu’à SeaWorld, qui n’était pas planifié au début.

    Puis la semaine de Noël arrive : Antoine, Linda et leurs enfants, des cousins de Guillaume installés à Sydney depuis plus de 15 ans, nous rejoignent pour 5 jours. On prépare le repas de Noël, on profite un peu de la plage même si la météo est devenue capricieuse, avec « showers » régulières (des pluies fortes pendant 20 minutes) et orages. On va visiter des chutes d’eau sur le parc national de Springbrook et on teste un délicieux fish & chips, une des spécialités locales.

    Fun fact : pas de cheminées sur la Gold Coast, mais le Père Noël arrive d’une autre façon : à la suite d’un concert de chants de Noël, il saute en parachute, au milieu d’une dizaine de lutins, qui atterrissent à tour de rôle sur la plage, le jeu consistant à deviner de loin quel parachutiste est Santa Claus !

    Les célébrations de Noël commencent pour nous par une messe de Noël le 24 au soir, suivi d’un diner dans un « surf club », les clubs des équipes de « surf life savers », les sauveteurs secouristes australiens, qui hébergent en général un bar, un restaurant, un casino. La tradition est aux fruits de mer pour Noël, et les restaurants n’offrent pas vraiment de cartes de dessert. C’est dépaysant ! Puis le 25 décembre on se réunit chez Pierre-Louis et Jayahna, avec les parents et le frère de Jayahana pour un « late lunch » de Noël après une matinée à la plage. Le déjeuner débutera à 15h30 pour se terminer à 20h (interrompu par une partie de Just Dance et un nouveau passage à la plage). Après l’apéro et les cadeaux, on craque des « crackers » (de gros pétards à faire exploser à 2 et qui contiennent une couronne en papier et des blagues carembars). Au menu du déjeuner : salade de crevettes/avocat, salade de pommes de terre, Wellington de saumon et végé, gratin de courge. Pas de fromage (sans surprise), et en desset une tarte au caramel/crème fouettée, de la pastèque, et du rocky road (un mélange de chocolat, marshmallow, loukoum et noix de macadamia qui se déguste en petites bouchées).

  • Premiers jours à Cooly

    Mercredi 19 novembre, 3h, nous décollons de l’aéroport de Tahiti, direction la Gold Coast Australienne, avec 2h de changement à Auckland (dont nous apercevrons les colines verdoyantes et le temps plutôt maussade du jour). Nous atterrissons jeudi 20 novembre 9h45, après 9h de vol. Eh oui, nous sommes passées de Tahiti, qui a 12h de retard sur l’heure française, au Queensland australien, qui a 9h d’avance ! Le trajet s’est très bien déroulé et nous avons même dormis suffisamment (quelques heures à l’aéroport de Tahiti et dans le premier vol).

    Nous sommes accueillis par Pierre-Louis qui nous emmène à Coolangatta, la ville où il vit depuis 3 ans avec Jayahna et où ils viennent d’emménager dans leur appartement récemment acquis. Nous y dormirons même avant eux ! Coolangatta est située sur la Gold coast, au bord de l’océan pacifique et en face de Surfers’ Paradise. On est donc dans la Mecque du surf : 3 spots dans la ville, de débutant à expert mondial, des vagues tout le temps et une cinquantaine de personnes à l’eau pour surfer à chaque fois qu’on est allés se baigner.

    Nous nous acclimatons 4 jours : 2 sessions de beach volley avec le club de Pierre-Louis, du bodyboard, un « brunch » (activité classique des locaux, qui se lèvent tôt, filent sur la plage ou dans l’eau puis commandent un grand café avec une assisette contenant oeuf/bacon/pain/légumes) et un barbecue avec la famille de Jayahna. On découvre par la même occasion que le barbecue est la spécialité australienne : on y cuit de la viande et des légumes, et il y en a partout : dans chaque résidence, mais aussi dans les parcs, au bord de la plage et dans l’ensemble des campings qu’on visitera durant notre roadtrip.

    On découvre aussi nos premiers animaux locaux, dont les dimensions sont perturbantes !

    Après quelques jours d’acclimation, c’est déjà l’heure de prendre la route vers le nord (qui correspond donc au sud si on était dans l’hémisphère nord). Objectif : atteindre le début de la grande barrière de corail et découvrir l’est de l’Australie.

  • Les îles sous le vent

    A partir du 1er novembre, le papa de Chloé et sa compagne nous rejoignent en Polynésie. Nous partons le 6 novembre pour 10 jours, explorer les Îles sous le vent, qui forment avec Tahiti et Moorea l’Archipel de la Société.

    Maupiti

    Premier stop, Maupiti, l’île la plus à l’ouest des Iles sous le vent. 2000 habitants à peut près, sur une île de 9 km de périphérie ! Nous sommes logés dans une pension sur un motu (le nom des bancs de sables pemanents, suffisamment grands pour que des arbres y poussent, donc accessible uniquement en bateau) dans des bungalows. Elle ressemble à Bora-Bora mais, en 2012, les habitants y ont refusé par referendum l’installation d’un hôtel, pour préserver leur mode de vie et le calme. On peut donc loger seulement en pension ou camping, et y accéder par ferry (3 par semaine, à 8-10h de Tahiti, seulement si la mer est calme) ou par de petits avions peu remplis (et donc chers) car la piste est très courte. Conséquence : très peu de touristes sur l’île, une centaine, qu’on recroisera au cours de nos 3 jours sur place.

    Le premier jour nous partons sur l’île principale réaliser la randonnée permettant de monter au sommet de l’île, le mont Teurafaatiu, 380 m de hauteur (et donc de dénivelé). Nous sommes accompagnés par Ma (c’est un surnom), le fils ainé des propriétaires de la pension, 10 ans (ce sont les vacances scolaires à Tahiti à ce moment là). Nous partons vers 10h : c’est un peu tard, le soleil tape fort lorsque nous ne sommes pas à l’ombre des arbres. La vue au sommet est magnifique et vaut l’ascension raide (avec des cordes sur certains passages). Comme la météo des jours précédents avait été sèche, nous décidons de faire la randonnée traversière, soit de redescendre de l’autre côté du Mont et donc de l’île. Ici Ma ne connait pas et les appli de guidage de rando nous servent à suivre le chemin, peu pratiqué et vite envahi par la végétation luxuriante. Nous pique-niquerons à l’ombre avant de redescendre et de se « rafraichir » sur la seule plage de l’île. Sur le chemin du retour on s’arrête pour offrir une gauffre aux enfants et une noix de coco glacée aux adultes. Bon timing car une averse tropicale se déclenche et nous restons 20 min à l’abri avant de rejoindre le quai et d’embarquer pour la pension.

    Le lendemain nous partons en « sortie lagon » pour voir… les raies manta ! Elles viennent à cet endroit pour se débarrasser de parasites avec l’aide de poissons. Le lieu s’appelle « station de lavage des raies manta ». Nous observons aussi un mini-requin accroché sous l’immense raie, également pour la nettoyer. D’ailleurs les raies manta ont des ancêtres communs avec les requins et possèdent un aileron au début de la queue.

    Nous resterons 1h à l’eau avec elles en respectant les règles (distance minimale, interdiction de suivre l’animal qui s’en va) avant de faire du snorkeling. La matinée se termine de l’autre côté du Motu pour un four tahitien : c’est une tradition polynésienne réalisée chaque samedi à Maupiti. Des légumes, poissons et viande sont préparés et cuits à l’étouffé dans des feuilles de bananiers, dans un trou dans la terre. Le four est lancé dans la matinée et ouvert à 11h30. Au menu : uru, poulet en sauce, pua’a (porc caramélisé), bénitier (des coquillages très jolis qui abondent sur les récifs de corail), et poe en dessert (purée de fruit avec amidon figé dans du lait coco). Le tout servi avec du poisson cru coco (un plat typique fait de thon cru, avec des crudités et du lait de coco ou de la sauce soja pour le poisson cru dit « chinois ») et du poisson fafaru. C’est du poisson cru servi avec une sauce composée de lait coco et eau de mer fermentée avec des têtes de « chevrettes » (crevettes locales). LE plat tahitien qui peut effrayer les touristes. Nous avons trouvé ça bon et pas spécialement fort. Dernière spécificité du four tahitien : on mange avec les doigts. Et cela a déplu à Maël qui aurait aimé des couverts. L’après-midi se poursuit avec concours de lancé de coco, pension contre pension, débourrage de cocos (ouverture de coco) et initiation à la danse. On manque hélas la danse car on profite du lagon magnifique pour se rafraichir.

    On verra aussi des raies pastenagues près du lieu du four tahitien, nourries par des morceaux de poissons. La pratique n’est pas super réjouissante mais Maël nourri une raie. Elles sont tellements habituées à l’homme qu’elles nous bousculent pour passer : c’est costaud comme animal ! Enfin Maupiti nous a offert 2 magnifiques nuits noires étoilées. Le ciel polynésien est différent du ciel de métropole puisqu’on est dans l’autre hémisphère. C’était beau et paisible. Et comme la nuit tombe à 18h30, pas besoin d’attendre minuit pour l’observer comme durant l’été en France.

    Raiatea

    Deuxième île visitée : Raiatea. Une grande ile, comprenant la 2eme ville de Polynésie après Papeete. Ici aucune plage (mais des accès à l’eau possible depuis les pontons). Cette île a pas mal d’habitants, un lycée, un hôpital,bref elle n’est pas dédiée qu’au tourisme. On y trouve des fermes perlières, des vanilleraies, et des montagnes, dont l’une culmine à 1017m tout de même (ce qui fait donc 1017 m de D+ depuis là où on loge). La météo est mitigée et on ne reste que 2 nuits, pas de randonnée cette fois-ci au programme. Nous ne pourrons pas vraiment profité de la vie locale car nous arrivons un dimanche matin, où l’activité commerciale est faible et le mardi est le 11 novembre, férié. La plupart des lieux étaient donc fermés le lundi également, dont le marché de la ville qui est apparemment réputé et contient la photo d’un des plus gros poissons jamais pêchés au monde : un espadon de 1.4 tonnes (TONNES !) pêché à la ligne en 1967 entre Raiatea et Bora-Bora.

    Raiatea comprend aussi la seule rivière navigable de Polynésie, sur laquelle nous passerons en bâteau, et surtout le plus grand Marae de Polynésie (incluant Hawai, la Nouvelle-Zélande, et l’île de Pâques). Un marae est un site sacré traditionnel. Ceux au bord de mer étaient dédiés aux cultes et à l’accueil des peuples polynésiens en visite, ceux dans les terres étaient les lieux réservés aux chefs où les discussions importantes avaient lieu. Le marae Taputapuatea est daté d’autour de l’an 1000 et est entré au patrimoine mondial de l’Unesco en 2017 et nous rencontrons sur le site l’une des personnes qui a monté le dossier de candidature. Cela a notamment consister à partir à la rencontre des anciens de polynésie française, de hawaï et de nouvelle-zélande pour reconstituer l’histoire du lieu, car la transmission se fait uniquement par voie orale, et la politique éducative française à longtemps consister à ne plus enseigner la langue tahitienne et la culture locale, ce qui a mené à sa quasi éradication. Ce marae est le lieu de rencontre sacré entre les peuples polynésiens et est encore régulièrement utilisé. L’histoire est assez bien décrite ici.

    Tahaa

    Puis départ pour Tahaa, l’île soeur de Raiatea, puisqu’elles partagent le même lagon. Tahaa est plus sauvage, les habitants y vivent de façon plus traditionnelle qu’ailleurs. D’ailleurs l’un de nos chauffeurs nous a expliqué qu’ils avaient des cochons sauvages et des vaches retournées à l’état sauvage qu’il chassait parfois : via un piège constitué d’une corde avec un noeud coulissant posé au sol pour les cochons ; en battue avec poignardage final pour les vaches ! Cela force le respect.

    Tahaa est surnommée l’Ile vanille. Nous ferons d’ailleurs une sortie Motu (sortie à la journée en bâteau) pour aller visiter : une vanilleraie, une ferme perlière, une rhumerie (il y a 2 rhumeries à Tahaa, 1 à Tahiti) et un magnifique jardin de corail. La vanille est conditionnée en gousses (qu’ils conseillent de stocker dans un bocal en verre avec un fond d’alcool pour les conserver très longtemps tout en les gardant souples), de la poudre de vanille apparemment parfaite pour parfumer les desserts, et en pâte de vanille, pour les sauces ou les crèmes. La vanille est une liane orchidée qui doit être fécondée manuellement par l’homme (le seul insecte capable de le faire est endémique du Mexique).

    Dans la ferme perlière nous observons les deux « chirurgiens » qui injectent les nucleus et les greffes dans le muscle de l’huître perlière (plus de détails sur la production de perles ici). Leur dextérité est exceptionnelle. Les perles de Tahiti sont foncées, quasi noires, avec des reflets nacrés, au choix gris, bleus, verts, rouges, roses, et parfois champagne (elles sont alors plus jaunes que noires). Les plus petites fond 6-7mm de diamètre, en-dehors des keshis (nom des perles qui se sont formées autour d’une saleté type grain de sable au lieu d’autour du nucleus greffé par l’homme) et les plus grosses sont autour de 15mm de diamètre, soit bien plus grosses que les perles blanches que nous voyons en France. Il y en a des rondes, mais aussi des ovales, en forme de goutte ou encore avec des « anneaux »naturels. Maël s’est vu donner une perle par une personne de la ferme perlière visitée qu’il a souhaité faire monter en pendentif pour mettre sur sa chaîne en or et dont il prend grand soin depuis.

    Enfin nous parcouons un jardin de corail situé entre deux motus parcouru par un courant ce qui permet de faire du snorkeling en se laissant dériver entre les patates de corail. Nous verrons des anémones et leurs poissons clown (Nemooooo !), du corail de feu (attention, danger, il brûle la peau !), et même une magnifique murène léopard qui se déplace de patate en patate, ce qui est exceptionnel.

    Tahaa comprend aussi une multitude de motus (plus de 40 ?), dont un qui a abrité Koh Lanta en 2021 et 2022. Il y a aussi une plage anciennement propriété de Joe Dassin, pour ceux que ce genre d’information intérese (après l’atoll de Marlon Brando…).

    Enfin Maël profite d’un jour « off » dans notre programme pour enchaîner 24h de fièvre. Peut-être dû au « rafraichissement » selon une pharmacienne : nous sommes en effet passer de 30°C de moyenne à 25°C…Le lendemain, problème réglé, il est de nouveau frais comme un gardon et prêt à aborder la dernière île de notre périple, Huahine. Au moment de prendre le ferry, celui-ci est retardé par le Taporo VI qui décharge sa cargaison hebdomadaire à Tahaa : on assiste à un ballet logistique mêlant fenwick, palettes, camions, camionettes et tenue « tong-maillot de bain » quelque peu surprenant. Les gérant des magasins de l’île viennent récupérer leur cargaison, les particuliers qui avaient commandé quelque chose également. Il y a 118 îles en polynésie, 72 habitées. Les plus éloignées voient passé le navire de ravitaillement 1 fois par mois, et c’est alors l’événement qui réuni tous les habitants. Ici on oublie la commande Amazon livrée en 24h, et quand il y a rupture (d’oeufs, de citrons ou de crudités par exemple), on fait sans !

    Jardin de corail. Sur l’image de fin, le corail en bas au milieu est un « corail de feu »
    Suite du jardin de corail avec des Némos dedans !

    Huahine

    La dernière des îles sous le vent que nous visitons, et la plus proche de Tahiti est Huahine, l’Île de la femme (« Vahine » en tahitien – Huahine se prononce Houahiné).

    Nous la visiterons sous un temps humide puisque pour la première fois depuis le début de notre séjour en Polynésie, il fait gris et les averses tropicales s’enchainent durant 24h. Production artisanale de pareo, marae, tressage de panier en palmes de cocotier, nouage de pareo, danse tahitienne et débourrage de noix de coco au programme. On goutte même de la noix de coco germé : la texture est surprenante, elle fait pensé à du polystirène expansé, mais le goût est intéressant.

    Apetahi express

    Ce périple dans les îles sous le vent s’est fait à bord de l’Apetahi Express, l’unique ferry. Rapide (mais quand meme 10h Tahiti-Maupiti au lieu de 8h), rarement à l’heure mais confortable, il permet de voir les îles depuis la mer.

    Au retour, entre Huahine et Tahiti, le mauvais temps terrestre se transforme en houle de 2 à 3m de haut. Le bateau fait face aux vagues et aux creux, avec parfois une impression de montagnes russes. Tout le monde se concentre pour tenir bon. Nous serons 2 sur 5 à vomir (assez représentatifs de la moyenne des autres passagers). Au global ça reste quand même un très bon moyen de transport !

    Bilan

    10 jours dans les îles sous le vent étaient un bon choix. Maupiti est simple, petite, isolée et magnifique, épargnée par les hôtels et les dérives du tourisme de masse de Bora-Bora (juste des pensions de famille). Raiatea et Huahine sont plus vivantes, avec des randonnées, de l’activité économique, des magasins. Huahine est belle. Tahaa est belle, entourée de nombreux motu, mais peu touristique au final. A refaire on y aurait fait 1 jour de moins, voire aucune nuit en compensant par une « sortie Motu » qu’on a fait et qui était au départ de Raiatea. Partout les gens sont gentils, nous abordent, nous questionnent et racontent volontiers leur vie et leurs coutumes. Le poisson abonde, les fruits également, mais sur la fin on mangue (lapsus/faute de frappe révélateur !) de légumes car ils sont importés pour la plupart (d’autres îles tels que les petits citrons des marquises, ou de Nouvelle-Zélande notamment pour les produits laitiers et la viande). On est donc content de retrouver Tahiti après dix jours dans ces îles paradisiaques !

  • Fruits et légumes polynésiens

    Fruits

    Mangues : la « pomme » locale, très abondante

    Ananas : très très courants, notamment à Moorea

    Pomme-étoile : une autre pomme locale, qui se mange à la cuillère

    Goyave

    Papaye

    Coco (plutôt sous forme de lait ou d’eau de coco)

    Pamplemouse (type pamplemousse chinois mais verts à l’intérieur)

    Mini citrons, verts : citrons des Marquises

    Vanille

    Bananes (plein de variétés, dont les petites sucrées et des orangées type banane-plantain)

    Avocats : gros et moins crémeaux/gras que ceux qu’on connait en France

    « Pommes de terre » locales

    Uru, fruit de l’arbre à pain. Présent en abondance, se consomme en purée, gratin ou frites, et même sucré s’il est très mur.

    Taro : une racine qui doit se cuire longtemps avant de pouvoir se manger également comme une patate

    Légumes principaux

    Concombres, courgettes, tomates (pas très mures ni très goûteuses), salade, courges (c’est la période ici aussi)

  • Fleurs et arbres

    Une page qu’on avait oublié de publier avec nos découvertes de fleurs et arbres polynésiens.

    Fleurs

    Tiare : la fameuse, arbuste bas, blanche, ultra odorante, qui rentre dans la composition du Monoï, macérée dans l’huile de coco

    Tipanier (Frangipanier) : arbre avec des fleurs qui peuvent être blanches avec le coeur jaune ou rose-oranger, ultra odorantes, jusqu’à en être entêtantes.

    Bougainvillier

    Fleurs de bananier (avec le régime de bananes autour)

    Oiseaux de paradis

    Rose porcelaine

    Pinces de homard

    Arbres

    Arbre à pain

    Mape (espèce de chataignier), avec de grandes racines qui sortent du sol

    Bananier

    Muscadier

    Fougères géantes

    Palétuvier

    Manguiers

    Cocotiers (attention à la chute des noix de coco !)

    Tamanu : qui fournit une noix dont l’huile est ultra bénéfique pour la peau. cicatrices, coups de soleil, piqûres de moustique, mais aussi cancer de la peau d’après des recherches récentes

    Muscadier

    Noix de macadamia

    Lianes de vanille (pour obtenir le fruit il faut féconder les fleurs à la main, la seule abeille qui le fait est endémique…du Mexique !)

    Ananas

    Palmiers divers

    Mandariniers

    Citroniers