Auteur/autrice : Chloé Tissot

  • Sydney

    La prochaine étape pour nous est Sydney, où nous accueillent très gentiment Antoine, Linda, Rose, Edouard et Charlotte Lespets dans leur maison du quartier de Kensington. Pour le trajet de Gold coast à Sydney, nous avons choisi…le train. Il s’agit du train Brisbane-Sydney, que nous prenons dans la ville de Casino, située à…1h45 de Coolangatta : départ à 5h15 du matin, et merci à Pierre-Louis d’avoir joué les chauffeurs ! Une fois là-bas nous embarquons pour un voyage de…12h. Pour faire 800 km. Oui oui, pas de TGV en Australie mais un train type train corail, confortable, avec wagon bar, et des arrêts toutes les heures environ à travers de l’outback australien : grands espaces, des forêts, peu d’habitants. On passera aussi par « Brisbane Water park » (qui est trèèès loin de Brisbane), une embouchure de fleuve constituée de plein de colines et de petits lacs, magnifique au coucher de soleil. On sera aussi retardés de 1h15 par la panne d’un train de marchandise devant nous. Peu importe, le trajet est resté etonnamment agréable malgré sa longueur, avec des passagers et du personnel de bord très cordial avec une excellente communication. Chloé en profite pour apprendre le crochet, après quelques notions enseignées par Rose lors de la semaine de Noël, et crochette désormais des animaux endémiques australiens. Notons aussi la possibilité de commander ses repas de midi et du diner au personnel qui passe à travers les wagons 1h avant les repas, puis de les récupérer au wagon bar à l’appel micro. Une bonne expérience, mais très clairement l’Australie ne mise pas sur le train !

    Après une bonne nuit de sommeil, Antoine, Linda et Charlotte nous font découvrir le centre de Sydney et ses monuments emblématiques, Harbour Bridge et l’Opéra de Sydney. Nous sommes le 30 décembre, au milieu des vacances de Noël (qui sont aussi les vacances d’été ici), l’endroit est donc bondé. Nous continuons la promenade par le jardin botanique puis l’ancien quartier The Rocks. Nous y prenons un verre de Lemon lime bitter, une boisson typique australienne, mélange de Lemon (citron), Lime (citron vert) et de bitter (qu’on appelle aussi Bitter en français, un truc amer), très bonne (et sans alcool). Nous finissons par un peu de shopping dans le magnifique batiment dit QVB (pour Queen Victoria Building) : un batiment ancien, 4 niveaux de magasins de différents standing, un immense sapin de Noël et une lettre de Elisabeth II écrite en 1985 (pour la rénovation du bâtiment) et qui doit être ouverte et lue aux habitants de Sydney en 2085.

    Le 31 décembre, le temps est beau, nous partons tous les 3, accompagnés de Susan, la maman de Linda, pour faire le « Coastal walk », une balade cotière entre Bondi Beach, une plage très connue de Sydney et désormais tristement célèbre mondialement pour les attentats qui ont eu lieu le 15 décembre, et Coogee beach. Nous prendrons 2h à parcourir la promenade piétonne, entre observation du paysage, de surfers expérimentés (sur des vagues de 4-5m sur mer agitée) et pause smoothie. Et le soir, nous suivons les Lespets chez des amis français, à Coogee de nouveau. Merci à Maya, Tristan et leurs enfants pour l’accueil chaleureux ! Apero dinatoire, fromages et gateaux français au menu, interrompus par les feux d’artifice de Coogee à 21h, visibles depuis leur perron. Nous apercevons aussi les lumières du feu du Harbour Bridge, à Sydney, tiré à 21h et minuit. La soirée se termine par un karaoké franco-anglais plein d’énergie.

    Nous avons aussi profité du Centenial Park, à quelques pas de la maison des Lespets. Un immense espace vert avec parcs de jeux, étangs, arbres. On y trouve des flying foxes en grand nombre (des sortes de chauve-souris au corps recouvert de pelage roux et aux ailes qu’on dirait fait de cuir), des canard et des cygnes…noirs. Tous les cygnes d’Australie sont noirs apparemment. Cela résonne bien avec le spectacle qu’on a réservé à l’Opéra de Sydney, « Duck Pond », (soit « le lac des cygnes » en version « mare aux canards ») par la compagnie de cirque australienne Circa. Un très bon moment passé en compagnie de Rose et Charlotte, qui débute sur un mélange de danse et d’accrobaties et se terminent sur des numéros de cirques et de clowm. A proximité se déroule aussi le dernier de 6 (?) matchs Australie-Angleterre en criquet, les matchs se déroulant (sur plusieurs jours chacun !), entre mi-décembre et mi-janvier. Cette compétition s’achèvera sur la victoire de l’Australie, et est largement suivie par les australiens qui se tiennent régulièrement au courant des résultats et regardent des morceaux de match pendant les fêtes.

    Toujours pour profiter de la nature Antoine et Linda nous emmène passer 2 jours dans l’outback, les immenses plaines australiennes, très peu peuplées. Ils possèdent en effet un grand terrain à Goulburn, avec une petite maison sans eau courante ni électricité. En arrivant nous apercevons des troupeaux de vaches, moutons, mais aussi Kangourous et des vols de « Cockatoos » (des cacatoès blancs à crête verte que nous aimons beaucoup, n’hésitez pas à chercher des images sur Google). Sur place un étang (avec sangsues parfois), des crottes de wombats, 4 kangourous qui nous surveillent de loin et des araignées dans les toilettes sèches (pas rassurant pour le coup). Et des squelettes de ces mêmes animaux disséminés sur le terrain. Il y aussi une cabane pour les enfants, une tyrolienne, un tobogan dans la mare et deux canoës. Nous avons loué une voiture électrique pour le trajet, ce qui nous a permis de tester le réseau de recharge australien. Verdict : c’est faisable, mais c’est pas tout simple (avec les apps à télécharger et comptes à se créer pour les différents réseaux de recharge). C’était un beau week-end dans un endroit silencieux, au milieu des champs, sous un beau soleil (et une flambée de poële le soir tout de même), qui rappelle un peu les soirées en bivouac ou en refuge, l’altitude et la marche en moins, les animaux en plus.

    Enfin nous partons deux jours en randonnée dans les Blue Mountains, un massif montagneux constitués de falaises surplombants des forêts d’eucalyptus, arbre aux multiples espèces en Australie. L’huile essentielle contenue dans ses feuilles et qui s’évapore donne au paysage une teinte bleutée lorsque le soleil s’y reflète. Nous rejoignons la ville de Wentworth falls en train depuis Sydney, accompagnés de Edouard. Nous marcherons une première après-midi jusqu’à Leura, pour rejoindre la ville de Katoomba le lendemain et les rochers emblématiques des Three sisters. Les chemins de randonnée sont beaucoup plus « travaillés » qu’en France, avec marches taillées dans de la pierre, grands chemins de métal surélevés et escaliers. Beaucoup d’escaliers, qui laisseront de solides courbatures dans les mollets de Chloé. Le trajet se déroule sur « Grand cliff top walk », le « chemin au sommet de la grande falaise », donc en surplomb du paysage, en croisant régulièrement des chutes d’eau et une végétation alternant entre eucalyptus en zone sèche et fougères géantes pour les zones humides, dans un décor évoquant Jurassic Parc.

    Le séjour s’achève par un samedi avec des températures s’élevant brusquement à 43°C (après avoir alterné entre 20 et 30°C) pour 12h. Une température très désagréable en pleine ville, et qui cessera subitement autour de 18h, offrant une nuit plus fraîche. Nous partons le lendemain à 7h pour notre destination finale, Bangkok (Thaïlande), sur le chemin du retour vers Paris.

    Passage au zoo de Sydney :

    Un immense merci aux Lespets d’Australie pour leur accueil extrèmement chaleureux. Sydney est une ville qui nous a beaucoup plu, avec sa baie, ses plages au bord du Pacifique, son architecture relativement ancienne et la nature à 2h de transport. Notre seul regret pour l’Australie : ne pas en avoir appris plus sur le peuple aborigène, spollié de sa terre par les colons, souvent évoqués dans l’histoire du pays ou visible à travers les noms des lieux, mais sans détail sur leur histoire, leur culture actuelle et l’histoire du pays avant 1769 et l’arrivée de James Cook (dont nous aurons croisé le chemin historique à de multiples reprises dans le Queensland, à Sydney, ainsi qu’à Tahiti !).

  • Noël dans l’hémisphère Sud

    De retour de notre voyage en van, il reste 2 semaines avant le début des vacances scolaires (locales et françaises) qui annonce également l’arrivée des fêtes de fin d’année. Ces deux semaines sont plus calmes pour nous après avoir changé de camping quasi quotidiennement pendant 14 jours. Il s’agit tout d’abord de boucler le programme de la deuxième période de CE2 pour Maël avec plus de stabilité. Et de profiter des avantages de la Gold Coast : j’ai nommé le surf, et les parcs d’attraction !

    Pour le surf, nous serons accompagnés par Jack, un ami de Pierre-Louis qui a accepté de nous donner quelques cours et de nous prêter des planches. C’est donc sur la plage de Greenmount que nous nous essayons au surf, d’abord avec lui puis en autonomie. Avec de belles satisfactions au programme : réussir à passer dans la zone à l’arrière des vagues, réussir à prendre seuls des vagues et à rester debout, et accompagner Maël dans son apprentissage.

    La Gold Coast comprend également une série de parcs d’attractions regroupés au même endroit, avec des tarifs très avantageux à l’achat d’un pass annuel (moins cher que 2 entrées journalières). Nous expérimenterons donc 3 parcs, à la grande joie de Maël : Wet & Wild, un parc aquatique ; Warner Bros Movie World, le « Disneyland » de l’univers Warners (Héros DC Comics, Looney toons, Wicked ou encore Scoobydoo); SeaWorld, une sorte de Marineland renforcé par des attractions et encore Wild paradise, plutôt typé Zoo et que nous n’avons pas fréquenté. C’était sympa dans l’ensemble, de bonnes attractions, parfois un peu trop d’attente (et parfois non). Le SeaWorld était plus dérangeant avec ses manchots enfermés dans un petit enclos et son ours polaire canadien sous 30°C.

    Nous visitons Brisbane sur une journée, en flanant le long de la rivière qui traverse la ville, nous prenons une patisserie dans une très bonne patisserie française (qui fournira aussi la pâte feuilletée pour le repas de Noël), on découvre l’église du mariage de Jayahna et Pierre-Louis (pour le centenaire de l’église…difficile d’imaginer une église de seulement 100 ans en France !), le community market hebdomadaire pour s’approvisionner et prendre un café, ou encore un excellent glacier italien, Ottimo. On se laisse aussi prendre à prendre le « breakfast » dans un café comme les australiens (soit une espèce de brunch qui se prend entre 7h et 12h, accompagné d’un café ou d’un smoothie, avant ou après être allés à la plage et/ou surfer) où l’avocado toast domine. On tente aussi les « spécialités » locales : biscuits au chocolat Tim-Tam (on recommande !!) et vegemite au petit dej (sur une couche de beurre et recouvert par de l’avocat, de la tomate et même du fromage). Le tout rythmé par les 2-3 sessions de beachvolley hebdomadaire avec les amis de Pierre-Louis.

    Nous visitons le Currumbin Wildlife Sanctuary, un parc de protection de la vie sauvage australienne, qui contient également un hôpital vétérinaire. Ce parc était très beau, avec quelques spectacles et de nombreux enclos avec, en vedette, le Koala ! Le parc en héberge une soixantaine, ce qui est énorme, en soigne énormément chaque année et participe à des programmes de reproduction et de diversité du patrimoine génétique. Il faut savoir que la population de Koala a chuté drastiquement en 10 ans, a énormémement souffert des feux de forêt de décembre-janvier 2019/2020 à tel point que l’espèce est désormais en danger et pourrait s’éteindre d’ici 2050. On verra aussi des émeus, kangourous (dont des kangourous arboricoles), d’autres marsupiaux mignons, des serpents, des renards volants, de drôles d’oiseaux et un diable de tasmanie déchaîné qui faisait le tour de son enclos au galop (on imagine ce qui a pu inspirer le personnage de Taz !). C’était une très belle journée et un magnifique souvenir.

    Enfin on visite (rapidement) la ville de Surfers Paradise, une ville hérissée de gratte-ciels qui contient le plus haut building d’Australie (~320m) dont la skyline se distingue très nettement depuis Coolangatta. Ce n’était pas au programme mais Chloé s’est bloquée la machoîre mi-décembre (en baillant…) et consulte donc une physiothérapiste spécialisée, qui se situe à proximité. L’occasion de découvrir Surfers Paradise, mais aussi de pousser jusqu’à SeaWorld, qui n’était pas planifié au début.

    Puis la semaine de Noël arrive : Antoine, Linda et leurs enfants, des cousins de Guillaume installés à Sydney depuis plus de 15 ans, nous rejoignent pour 5 jours. On prépare le repas de Noël, on profite un peu de la plage même si la météo est devenue capricieuse, avec « showers » régulières (des pluies fortes pendant 20 minutes) et orages. On va visiter des chutes d’eau sur le parc national de Springbrook et on teste un délicieux fish & chips, une des spécialités locales.

    Fun fact : pas de cheminées sur la Gold Coast, mais le Père Noël arrive d’une autre façon : à la suite d’un concert de chants de Noël, il saute en parachute, au milieu d’une dizaine de lutins, qui atterrissent à tour de rôle sur la plage, le jeu consistant à deviner de loin quel parachutiste est Santa Claus !

    Les célébrations de Noël commencent pour nous par une messe de Noël le 24 au soir, suivi d’un diner dans un « surf club », les clubs des équipes de « surf life savers », les sauveteurs secouristes australiens, qui hébergent en général un bar, un restaurant, un casino. La tradition est aux fruits de mer pour Noël, et les restaurants n’offrent pas vraiment de cartes de dessert. C’est dépaysant ! Puis le 25 décembre on se réunit chez Pierre-Louis et Jayahna, avec les parents et le frère de Jayahana pour un « late lunch » de Noël après une matinée à la plage. Le déjeuner débutera à 15h30 pour se terminer à 20h (interrompu par une partie de Just Dance et un nouveau passage à la plage). Après l’apéro et les cadeaux, on craque des « crackers » (de gros pétards à faire exploser à 2 et qui contiennent une couronne en papier et des blagues carembars). Au menu du déjeuner : salade de crevettes/avocat, salade de pommes de terre, Wellington de saumon et végé, gratin de courge. Pas de fromage (sans surprise), et en desset une tarte au caramel/crème fouettée, de la pastèque, et du rocky road (un mélange de chocolat, marshmallow, loukoum et noix de macadamia qui se déguste en petites bouchées).

  • Premiers jours à Cooly

    Mercredi 19 novembre, 3h, nous décollons de l’aéroport de Tahiti, direction la Gold Coast Australienne, avec 2h de changement à Auckland (dont nous apercevrons les colines verdoyantes et le temps plutôt maussade du jour). Nous atterrissons jeudi 20 novembre 9h45, après 9h de vol. Eh oui, nous sommes passées de Tahiti, qui a 12h de retard sur l’heure française, au Queensland australien, qui a 9h d’avance ! Le trajet s’est très bien déroulé et nous avons même dormis suffisamment (quelques heures à l’aéroport de Tahiti et dans le premier vol).

    Nous sommes accueillis par Pierre-Louis qui nous emmène à Coolangatta, la ville où il vit depuis 3 ans avec Jayahna et où ils viennent d’emménager dans leur appartement récemment acquis. Nous y dormirons même avant eux ! Coolangatta est située sur la Gold coast, au bord de l’océan pacifique et en face de Surfers’ Paradise. On est donc dans la Mecque du surf : 3 spots dans la ville, de débutant à expert mondial, des vagues tout le temps et une cinquantaine de personnes à l’eau pour surfer à chaque fois qu’on est allés se baigner.

    Nous nous acclimatons 4 jours : 2 sessions de beach volley avec le club de Pierre-Louis, du bodyboard, un « brunch » (activité classique des locaux, qui se lèvent tôt, filent sur la plage ou dans l’eau puis commandent un grand café avec une assisette contenant oeuf/bacon/pain/légumes) et un barbecue avec la famille de Jayahna. On découvre par la même occasion que le barbecue est la spécialité australienne : on y cuit de la viande et des légumes, et il y en a partout : dans chaque résidence, mais aussi dans les parcs, au bord de la plage et dans l’ensemble des campings qu’on visitera durant notre roadtrip.

    On découvre aussi nos premiers animaux locaux, dont les dimensions sont perturbantes !

    Après quelques jours d’acclimation, c’est déjà l’heure de prendre la route vers le nord (qui correspond donc au sud si on était dans l’hémisphère nord). Objectif : atteindre le début de la grande barrière de corail et découvrir l’est de l’Australie.

  • Les îles sous le vent

    A partir du 1er novembre, le papa de Chloé et sa compagne nous rejoignent en Polynésie. Nous partons le 6 novembre pour 10 jours, explorer les Îles sous le vent, qui forment avec Tahiti et Moorea l’Archipel de la Société.

    Maupiti

    Premier stop, Maupiti, l’île la plus à l’ouest des Iles sous le vent. 2000 habitants à peut près, sur une île de 9 km de périphérie ! Nous sommes logés dans une pension sur un motu (le nom des bancs de sables pemanents, suffisamment grands pour que des arbres y poussent, donc accessible uniquement en bateau) dans des bungalows. Elle ressemble à Bora-Bora mais, en 2012, les habitants y ont refusé par referendum l’installation d’un hôtel, pour préserver leur mode de vie et le calme. On peut donc loger seulement en pension ou camping, et y accéder par ferry (3 par semaine, à 8-10h de Tahiti, seulement si la mer est calme) ou par de petits avions peu remplis (et donc chers) car la piste est très courte. Conséquence : très peu de touristes sur l’île, une centaine, qu’on recroisera au cours de nos 3 jours sur place.

    Le premier jour nous partons sur l’île principale réaliser la randonnée permettant de monter au sommet de l’île, le mont Teurafaatiu, 380 m de hauteur (et donc de dénivelé). Nous sommes accompagnés par Ma (c’est un surnom), le fils ainé des propriétaires de la pension, 10 ans (ce sont les vacances scolaires à Tahiti à ce moment là). Nous partons vers 10h : c’est un peu tard, le soleil tape fort lorsque nous ne sommes pas à l’ombre des arbres. La vue au sommet est magnifique et vaut l’ascension raide (avec des cordes sur certains passages). Comme la météo des jours précédents avait été sèche, nous décidons de faire la randonnée traversière, soit de redescendre de l’autre côté du Mont et donc de l’île. Ici Ma ne connait pas et les appli de guidage de rando nous servent à suivre le chemin, peu pratiqué et vite envahi par la végétation luxuriante. Nous pique-niquerons à l’ombre avant de redescendre et de se « rafraichir » sur la seule plage de l’île. Sur le chemin du retour on s’arrête pour offrir une gauffre aux enfants et une noix de coco glacée aux adultes. Bon timing car une averse tropicale se déclenche et nous restons 20 min à l’abri avant de rejoindre le quai et d’embarquer pour la pension.

    Le lendemain nous partons en « sortie lagon » pour voir… les raies manta ! Elles viennent à cet endroit pour se débarrasser de parasites avec l’aide de poissons. Le lieu s’appelle « station de lavage des raies manta ». Nous observons aussi un mini-requin accroché sous l’immense raie, également pour la nettoyer. D’ailleurs les raies manta ont des ancêtres communs avec les requins et possèdent un aileron au début de la queue.

    Nous resterons 1h à l’eau avec elles en respectant les règles (distance minimale, interdiction de suivre l’animal qui s’en va) avant de faire du snorkeling. La matinée se termine de l’autre côté du Motu pour un four tahitien : c’est une tradition polynésienne réalisée chaque samedi à Maupiti. Des légumes, poissons et viande sont préparés et cuits à l’étouffé dans des feuilles de bananiers, dans un trou dans la terre. Le four est lancé dans la matinée et ouvert à 11h30. Au menu : uru, poulet en sauce, pua’a (porc caramélisé), bénitier (des coquillages très jolis qui abondent sur les récifs de corail), et poe en dessert (purée de fruit avec amidon figé dans du lait coco). Le tout servi avec du poisson cru coco (un plat typique fait de thon cru, avec des crudités et du lait de coco ou de la sauce soja pour le poisson cru dit « chinois ») et du poisson fafaru. C’est du poisson cru servi avec une sauce composée de lait coco et eau de mer fermentée avec des têtes de « chevrettes » (crevettes locales). LE plat tahitien qui peut effrayer les touristes. Nous avons trouvé ça bon et pas spécialement fort. Dernière spécificité du four tahitien : on mange avec les doigts. Et cela a déplu à Maël qui aurait aimé des couverts. L’après-midi se poursuit avec concours de lancé de coco, pension contre pension, débourrage de cocos (ouverture de coco) et initiation à la danse. On manque hélas la danse car on profite du lagon magnifique pour se rafraichir.

    On verra aussi des raies pastenagues près du lieu du four tahitien, nourries par des morceaux de poissons. La pratique n’est pas super réjouissante mais Maël nourri une raie. Elles sont tellements habituées à l’homme qu’elles nous bousculent pour passer : c’est costaud comme animal ! Enfin Maupiti nous a offert 2 magnifiques nuits noires étoilées. Le ciel polynésien est différent du ciel de métropole puisqu’on est dans l’autre hémisphère. C’était beau et paisible. Et comme la nuit tombe à 18h30, pas besoin d’attendre minuit pour l’observer comme durant l’été en France.

    Raiatea

    Deuxième île visitée : Raiatea. Une grande ile, comprenant la 2eme ville de Polynésie après Papeete. Ici aucune plage (mais des accès à l’eau possible depuis les pontons). Cette île a pas mal d’habitants, un lycée, un hôpital,bref elle n’est pas dédiée qu’au tourisme. On y trouve des fermes perlières, des vanilleraies, et des montagnes, dont l’une culmine à 1017m tout de même (ce qui fait donc 1017 m de D+ depuis là où on loge). La météo est mitigée et on ne reste que 2 nuits, pas de randonnée cette fois-ci au programme. Nous ne pourrons pas vraiment profité de la vie locale car nous arrivons un dimanche matin, où l’activité commerciale est faible et le mardi est le 11 novembre, férié. La plupart des lieux étaient donc fermés le lundi également, dont le marché de la ville qui est apparemment réputé et contient la photo d’un des plus gros poissons jamais pêchés au monde : un espadon de 1.4 tonnes (TONNES !) pêché à la ligne en 1967 entre Raiatea et Bora-Bora.

    Raiatea comprend aussi la seule rivière navigable de Polynésie, sur laquelle nous passerons en bâteau, et surtout le plus grand Marae de Polynésie (incluant Hawai, la Nouvelle-Zélande, et l’île de Pâques). Un marae est un site sacré traditionnel. Ceux au bord de mer étaient dédiés aux cultes et à l’accueil des peuples polynésiens en visite, ceux dans les terres étaient les lieux réservés aux chefs où les discussions importantes avaient lieu. Le marae Taputapuatea est daté d’autour de l’an 1000 et est entré au patrimoine mondial de l’Unesco en 2017 et nous rencontrons sur le site l’une des personnes qui a monté le dossier de candidature. Cela a notamment consister à partir à la rencontre des anciens de polynésie française, de hawaï et de nouvelle-zélande pour reconstituer l’histoire du lieu, car la transmission se fait uniquement par voie orale, et la politique éducative française à longtemps consister à ne plus enseigner la langue tahitienne et la culture locale, ce qui a mené à sa quasi éradication. Ce marae est le lieu de rencontre sacré entre les peuples polynésiens et est encore régulièrement utilisé. L’histoire est assez bien décrite ici.

    Tahaa

    Puis départ pour Tahaa, l’île soeur de Raiatea, puisqu’elles partagent le même lagon. Tahaa est plus sauvage, les habitants y vivent de façon plus traditionnelle qu’ailleurs. D’ailleurs l’un de nos chauffeurs nous a expliqué qu’ils avaient des cochons sauvages et des vaches retournées à l’état sauvage qu’il chassait parfois : via un piège constitué d’une corde avec un noeud coulissant posé au sol pour les cochons ; en battue avec poignardage final pour les vaches ! Cela force le respect.

    Tahaa est surnommée l’Ile vanille. Nous ferons d’ailleurs une sortie Motu (sortie à la journée en bâteau) pour aller visiter : une vanilleraie, une ferme perlière, une rhumerie (il y a 2 rhumeries à Tahaa, 1 à Tahiti) et un magnifique jardin de corail. La vanille est conditionnée en gousses (qu’ils conseillent de stocker dans un bocal en verre avec un fond d’alcool pour les conserver très longtemps tout en les gardant souples), de la poudre de vanille apparemment parfaite pour parfumer les desserts, et en pâte de vanille, pour les sauces ou les crèmes. La vanille est une liane orchidée qui doit être fécondée manuellement par l’homme (le seul insecte capable de le faire est endémique du Mexique).

    Dans la ferme perlière nous observons les deux « chirurgiens » qui injectent les nucleus et les greffes dans le muscle de l’huître perlière (plus de détails sur la production de perles ici). Leur dextérité est exceptionnelle. Les perles de Tahiti sont foncées, quasi noires, avec des reflets nacrés, au choix gris, bleus, verts, rouges, roses, et parfois champagne (elles sont alors plus jaunes que noires). Les plus petites fond 6-7mm de diamètre, en-dehors des keshis (nom des perles qui se sont formées autour d’une saleté type grain de sable au lieu d’autour du nucleus greffé par l’homme) et les plus grosses sont autour de 15mm de diamètre, soit bien plus grosses que les perles blanches que nous voyons en France. Il y en a des rondes, mais aussi des ovales, en forme de goutte ou encore avec des « anneaux »naturels. Maël s’est vu donner une perle par une personne de la ferme perlière visitée qu’il a souhaité faire monter en pendentif pour mettre sur sa chaîne en or et dont il prend grand soin depuis.

    Enfin nous parcouons un jardin de corail situé entre deux motus parcouru par un courant ce qui permet de faire du snorkeling en se laissant dériver entre les patates de corail. Nous verrons des anémones et leurs poissons clown (Nemooooo !), du corail de feu (attention, danger, il brûle la peau !), et même une magnifique murène léopard qui se déplace de patate en patate, ce qui est exceptionnel.

    Tahaa comprend aussi une multitude de motus (plus de 40 ?), dont un qui a abrité Koh Lanta en 2021 et 2022. Il y a aussi une plage anciennement propriété de Joe Dassin, pour ceux que ce genre d’information intérese (après l’atoll de Marlon Brando…).

    Enfin Maël profite d’un jour « off » dans notre programme pour enchaîner 24h de fièvre. Peut-être dû au « rafraichissement » selon une pharmacienne : nous sommes en effet passer de 30°C de moyenne à 25°C…Le lendemain, problème réglé, il est de nouveau frais comme un gardon et prêt à aborder la dernière île de notre périple, Huahine. Au moment de prendre le ferry, celui-ci est retardé par le Taporo VI qui décharge sa cargaison hebdomadaire à Tahaa : on assiste à un ballet logistique mêlant fenwick, palettes, camions, camionettes et tenue « tong-maillot de bain » quelque peu surprenant. Les gérant des magasins de l’île viennent récupérer leur cargaison, les particuliers qui avaient commandé quelque chose également. Il y a 118 îles en polynésie, 72 habitées. Les plus éloignées voient passé le navire de ravitaillement 1 fois par mois, et c’est alors l’événement qui réuni tous les habitants. Ici on oublie la commande Amazon livrée en 24h, et quand il y a rupture (d’oeufs, de citrons ou de crudités par exemple), on fait sans !

    Jardin de corail. Sur l’image de fin, le corail en bas au milieu est un « corail de feu »
    Suite du jardin de corail avec des Némos dedans !

    Huahine

    La dernière des îles sous le vent que nous visitons, et la plus proche de Tahiti est Huahine, l’Île de la femme (« Vahine » en tahitien – Huahine se prononce Houahiné).

    Nous la visiterons sous un temps humide puisque pour la première fois depuis le début de notre séjour en Polynésie, il fait gris et les averses tropicales s’enchainent durant 24h. Production artisanale de pareo, marae, tressage de panier en palmes de cocotier, nouage de pareo, danse tahitienne et débourrage de noix de coco au programme. On goutte même de la noix de coco germé : la texture est surprenante, elle fait pensé à du polystirène expansé, mais le goût est intéressant.

    Apetahi express

    Ce périple dans les îles sous le vent s’est fait à bord de l’Apetahi Express, l’unique ferry. Rapide (mais quand meme 10h Tahiti-Maupiti au lieu de 8h), rarement à l’heure mais confortable, il permet de voir les îles depuis la mer.

    Au retour, entre Huahine et Tahiti, le mauvais temps terrestre se transforme en houle de 2 à 3m de haut. Le bateau fait face aux vagues et aux creux, avec parfois une impression de montagnes russes. Tout le monde se concentre pour tenir bon. Nous serons 2 sur 5 à vomir (assez représentatifs de la moyenne des autres passagers). Au global ça reste quand même un très bon moyen de transport !

    Bilan

    10 jours dans les îles sous le vent étaient un bon choix. Maupiti est simple, petite, isolée et magnifique, épargnée par les hôtels et les dérives du tourisme de masse de Bora-Bora (juste des pensions de famille). Raiatea et Huahine sont plus vivantes, avec des randonnées, de l’activité économique, des magasins. Huahine est belle. Tahaa est belle, entourée de nombreux motu, mais peu touristique au final. A refaire on y aurait fait 1 jour de moins, voire aucune nuit en compensant par une « sortie Motu » qu’on a fait et qui était au départ de Raiatea. Partout les gens sont gentils, nous abordent, nous questionnent et racontent volontiers leur vie et leurs coutumes. Le poisson abonde, les fruits également, mais sur la fin on mangue (lapsus/faute de frappe révélateur !) de légumes car ils sont importés pour la plupart (d’autres îles tels que les petits citrons des marquises, ou de Nouvelle-Zélande notamment pour les produits laitiers et la viande). On est donc content de retrouver Tahiti après dix jours dans ces îles paradisiaques !

  • Fruits et légumes polynésiens

    Fruits

    Mangues : la « pomme » locale, très abondante

    Ananas : très très courants, notamment à Moorea

    Pomme-étoile : une autre pomme locale, qui se mange à la cuillère

    Goyave

    Papaye

    Coco (plutôt sous forme de lait ou d’eau de coco)

    Pamplemouse (type pamplemousse chinois mais verts à l’intérieur)

    Mini citrons, verts : citrons des Marquises

    Vanille

    Bananes (plein de variétés, dont les petites sucrées et des orangées type banane-plantain)

    Avocats : gros et moins crémeaux/gras que ceux qu’on connait en France

    « Pommes de terre » locales

    Uru, fruit de l’arbre à pain. Présent en abondance, se consomme en purée, gratin ou frites, et même sucré s’il est très mur.

    Taro : une racine qui doit se cuire longtemps avant de pouvoir se manger également comme une patate

    Légumes principaux

    Concombres, courgettes, tomates (pas très mures ni très goûteuses), salade, courges (c’est la période ici aussi)

  • Faune et flore aquatiques (avec les fameuses baleines !)

    Ce qu’on voit en snorkeling

    Les poissons et autres animaux vus en snorkeling : demoiselles (plein de couleurs différentes), Balistes (Picasso, Noir, Strié : des poissons qui peuvent attaquer quand ils sont gros), Poisson cocher commun, Poisson clown, Perroquet, Carangue bleue, Demoiselles à raies blanches, Acanthaster (étoile de mer à épines, tueuse de coral, elle-même mangée par un escargot géant), concombres de mer, oursin diadème, coussin de requin, rougets à ligne blanche, papillon à 2 selles, sole tropicale, raie, requin pointe-noire, requin pointe-blanche.

    Coraux de différentes formes et couleurs. Apparemment il reste 10% des récifs qui sont constitués de coraux vivants. Sinon il reste la partie végétale du corail ou sa partie minérale (celle qu’on connait, blanches, ramifiée, poreuse).

    La baleine à bosses

    Le mercredi 29 octobre, à l’est de la presqu’île de Tahiti, nous sommes partis pour une sortie océan, en espérant pouvoir voir de près des baleines et leurs petits.

    Nous sommes partis le matin de la marina de Taravao, vers l’océan. Sur le trajet les deux personnes de l’entreprise Natura tahiti nous montrent ce qu’on peut voir dans la zone en mammifères : baleine à bosse et son petit, mais aussi juvéniles de requin marteau, et très rarement, cachalot. L’objectif est la baleine, et on apprend comment la repérer au loin pour s’en approcher et espérer faire une mise à l’eau.

    Les baleines à bosse de l’hémisphère sud vivent en antarctique et viennent mettre bas en Polynésie ou à La Réunion de Juillet à Novembre, dans les eaux chaudes, avant de repartir avec les baleineaux de 3-4 mois. La gestation dure 11 mois, les baleineaux passent 1 an auprès de la mer. Ils grossissent de 40 kg/jour, en buvant près de 300L de lait/jour, et atteindront 14m et 20 tonnes à l’âge adulte. On les repère car les baleines viennent respirer toutes les 15-20 min à la surface et produisent des souffles d’air/eau en expulsant l’air vicié. Les baleineaux tiennent moins longtemps en apnée : 30 sec à la naissance et 8 min à la fin du séjour en Polynésie, quand ils sont prêts à repartir vers l’Antarctique.

    Après 30 min de navigation, dans une mer qui commence à s’agiter, on en repère. 3 : une maman, son baleineau et « escorteur », un mâle qui espère se reproduire (avec une femelle qui allaite…ce qui est impossible). Guillaume et Chloé se mettent à l’eau avec 4 autres personnes et l’encadrante. Palmes, masque, tuba et combinaison légère sont l’équipement, pour se plonger dans le « grand bleu » (500m de profondeur). On aura la chance de s’approcher, de voir le baleineau jouer, et la mère et le mâle remonter à la surface. On entend même un chant (de séduction du mâle vers la mère) sous l’eau. Les vidéos GoPro nous permettent aussi d’entendre la communication mère-enfant, dans des fréquences graves et à ondes courtes qu’on ne percevait pas à l’oreille nue. Le son grave porte moins, les baleineaux doivent donc rester proches de leur mère pour les entendre.

    Sur le chemin du retour nous nous arrêtons dans une passe (lieu de rupture d’un récif, qui permet d’accéder au lagon) où des surfeurs surfent la vague. On se mettra tous à l’eau(Maël inclus) pour voir un banc de raies léopard (des raies tachetées) évoluant à 20m de profondeur.

    Puis retour tranquille…sauf que nous croisons un nouveau groupe mère-baleineau-escorteur. Un groupe se remet à l’eau, avec Guillaume. Chloé les observera depuis la plateforme du bâteau. Cette fois le baleineau est très joueur, s’approche très près (moins de 2m) du groupe, et sa mère le rejoint, tranquillement et très proche. Belles images dans l’eau, belles images (de nageoires) en surface, c’était un festival.

    Nous rentrons 30 min plus tard que prévu, ravis et fatigués. Une pluie tropicale de 5 min chrono nous accueille à peine le pied posé sur le quai, la 3eme de la matinée, typique de la météo locale début de « période des pluies ».

  • Tahiti (Punaauia) et Mo’orea

    Tahiti (Punaauia) et Mo’orea

    Le 13 octobre, 4h du matin, nous avons atterit à l’aéroport de Tahiti, par 27°C : de retour en été, pour les 3 prochains mois ! Nous avons été magnifiquement accueillis par Sam et Elsa, qui nous offrent des colliers de fleurs de tiare (blanches) et tipanier/frangipanier (roses).

    Dès 11h nous descendons profiter de la plage la plus proche où le sol plonge très profondément à quelques mètres du bord. Premier aperçu de la richesse de la faune et la flore des lagons polynésiens qui ne cesseront de nous étonner jour après jour, plage après plage. Et accessibles juste avec un masque et un tuba. Et le midi nous testerons une « roulotte », nom local des foodtrucks, pour des « poke bowls » avec du poisson frais et un jus de fruits frais. Miam !

    Les fruits et les fleurs sont présents en abondance : mangues, pommes étoile, papayes, goyaves, fruits de la passion, bananes, avocats, uru (fruit de l’arbre à pain), taro… et des fleurs odorantes sur les arbres (Tiare, Tipaniers multicolors mais aussi fleurs de bananier et plein d’autres qu’on ne connait pas). Un vrai plaisir pour nous, cette abondance de couleurs, de goûts et d’odeurs.

    Nous fréquenterons la plage de Taravao,celles d’un hôtel abandonné, la Pointe Vénus. On sautera depuis des pontons (aux 3P), et on marchera sur un récif près de l’école 2+2. On verra une murène, l’oeil d’un poulpe, une étoile de mer « coussin du requin », une multitude de poissons multicolors, des bénitiers (mais peu de coquillages sinon), des oursins, du corail, du corail, du corail, l’aileron d’un requin pointe-noire et…le geyser d’une baleine et de son petit.

    Nous commençons également nos cours de surfs, sur une plage de Papenoo, une fois par temps de pluie et mer agitée (sans Maël, heureusement), puis 2 fois dans d’excellentes conditions, pour se lever à de multiples reprises, sur la mousse et sur les vagues. On continuera en Australie, Maël a beaucoup aimé.

    Surf à Papenoo

    On a visité la ville de Papeete, qui a un intérêt touristique limité, ses halles et son marché du dimanche, avec les fruits/légumes, l’artisanat (monoï, paniers/chapeaux tressés, perles de Tahiti et vêtements colorés et fleuris), et le produit de la pêche, très coloré.

    Après une semaine d’acculturation à la vie locale, nous prenons le ferry pour l’île soeur, Mo’orea.

    Maël : à Tahiti nous avons entendu à la radio que 8 bijoux de l’Histoire de France ont été volés au musée du Louvre (le 19 octobre). Nous avons fait du snorkeling et j’ai vu de drôles de poissons et ma maman a vu une raie (à Moorea)

    A Moorea nous logeons dans un bungalow sur la plage des Tipaniers, à 10m de l’eau. Les images des cartes postales polynésiennes prennent forme sous nos yeux au fil des heures et de la couleur du ciel. Un grand jardin coral se trouve dans l’eau, nous avons 2 canoës à disposition, il y a 2 motus (ilots de sable) à proximité immédiate et…un spot d’observation de raies et de requins pointe-noire. Il s’avère que c’est un lieu de nourrissage autorisé des raies, ce qui explique leur présence en nombre dès que des bateaux approchent. On aura au moins eu le plaisir de voir ces animaux de très près.

    C’est la saison humide qui a débuté en polynésie : il pleut chaque jour, peu de temps, de façon très localisée. Le reste du temps il fait très beau ou nuageux, cela change sans arrêt selon l’heure et l’endroit, et la météo est incapable de prévoir cela. Il faut donc être flexibles sur les programmes et attentifs au ciel sous peine de prendre une douche (chaude) ou bien de se retrouver dans les montagnes avec une forte pluie, ce qui est très risqué. Nous profitons des matinées pluvieuses de début de semaine pour visiter l’usine de jus de fruits Rotui, qui fabrique du jus d’ananas, de mangue, et d’autres jus de fruits tropicaux très consommés localement, mais aussi du rhum sous la marque Manutea et du vin…d’ananas ! Le Rotui est un des sommets de Moorea, emblématique. Et l’ananas une culture phare de l’île.

    On observera d’ailleurs des cultures d’ananas, mais aussi de bananes, d’avocats, goyaves, etc. au lycée agricole polynésien situé à Moorea sur…la « route des ananas ». Ils produisent aussi des confitures, fruits séchés et glaces qu’on se fait un plaisir de goûter : glace coco, goyave, passion, mangue, mais aussi banane, ananas et…fleur de tiare.

    On découvre aussi le musée Te Fare Natura, musée de la faune et flore aquatique et terrestre locale. Musée très intéressant pour mieux connaître les coraux et les poissons locaux ainsi que l’histoire de la Caldeira de Moorea (la couronne du volcan originel qui s’est effondrée et a donnée naissance au relief de l’île). Il est rattaché à un centre de recherche universitaire ainsi qu’à une association de replantation de coral, le CRIOBE.

    Enfin on fera deux randonnées : les 3 pinus, qui offrent une vue sur les 2 baies de Moorea, la baie de Cook (à droite) et celle de Opunohu (à gauche) et une des cascades de Afareaitu, l’occasion d’un bain rafraichissant. Des balades dans la forêt tropicale, très verte, humide, et très peu peuplée d’animaux au-dela d’oiseaux, de quelques lézards, et des poulets sauvages qui se trouvent partout en polynésie (comme le coq « Hei Hei » du film Vaiana pour ceux qui connaissent). Les canoës nous permettent aussi d’aller déjeuner au Coco beach, un restaurant sur le motu le plus proche de notre bungalow, qui s’atteint en luttant un peu contre le courant (et l’occasion de se prendre une des douches chaudes évoquées précédemment).

    Au-dela de la partie « vacances », l’école de Maël continue, on prend de l’avance avant nos 10 jours planifiés dans les îles sous le vent, en novembre. Maël a finalement accepté de démarrer la lecture de Harry Potter, et a dévoré 6 chapitres en 2 jours ! Heureusement que nous transportons une liseuse et pas les 7 tomes format poche…Il a aussi expérimenté l’ouverture d’une noix de coco depuis sa coque en fibre, juste avec un tournevis (et un tutoriel video).

    Moorea est une très belle île, de 60km de périphérie, avec une route de ceinture unique, des petits restos un peu partout, et un rythme plus doux qu’à Tahiti, à 40 min de ferry.

  • Bordeaux et Paris

    Ca y est, nous avons fait nos bagages pour plus de 3 mois d’itinérance : Paris, Bordeaux, Paris, puis départ pour San Francisco, Papeete, Collanghatta… 3 mois sous une météo estivale voire tropicale, avant de rentrer à Paris en plein hiver.

    En terme de bagages, on s’en sort (très) bien : 2 valises à roulettes format cabine étendu, 1 duffle bag de 80L, 2 sacs de trek de 60L et 50L et un sac 30L. Et une valise restera à Paris pour notre retour en plein hiver  le 15 janvier 2026.

    Après le départ de Annecy le 1er octobre, nous posons nos bagages à Villiers, chez Patrick et Florence, avant de reprendre un train pour Bordeaux pour voir Margot, JB, Django le chien, Abdel-Carotte-Jérôme-Pinou le lapin, Muscu le chat et…Lila, notre cousine/nièce toute neuve, née le 9 septembre.

    Maël : J’ai réussi à porter Lila et à l’endormir dans le canapé. J’ai joué au foot sur un terrain près de chez Margot. Il a fait beau. On a joué à des jeux : au baby-foot, aux 7 familles et à Dixit avec Panou et Manou; à Dans ma vallée avec Margot et maman. J’ai promené le chien et Lila. Ce matin, on a pris le petit déjeuner dans un restaurant.

    Après 2j à se remémorer le rythme propre à un nouveau né, nous remontons à Paris délestés des cadeaux de naissance et re-lestés de divers formats de cannelés pour faire le tour des amis et de la famille avant le grand départ : Bertrand et Mikaël, avec un passage à la BNF et son globe de 1681 réalisé pour Louis XIV avec les éléments géographiques de l’époque (Hello Nouvelle-Hollande, on arrive !) et Thibaud, Fei, Louis et Arthur (qu’on découvre, à 1 an 1/2…il était temps !). Dimanche, diner familial avec la présence de Flora, Clothilde, Jean-Raphaël, ainsi que Line et Alex, avec balade au parc du Tremblay avant la pluie.

    De lundi au mercredi, avant le départ, on reste à Villiers pour avancer sur le travail scolaire, réorganiser/finaliser les bagages et…profiter ! Ca a été l’occasion d’une raclette à Montreuil avec Ele, JD, Auguste, Félix et Colette, mais aussi d’apprendre à changer une roue de voiture crevée (pour Maël), de cuisiner, créer des autocollants et même faire un aller-retour à Lille pour Guillaume, pour mettre la maison en mode « hiver » avant le grand départ. Maël en profite aussi pour téléphoner à ses ami(e) : Nils, Wèlisané, Anahid et Auguste. De loooongues conversations, et l’occasion de lui expliquer qu’avant on payait le téléphone à la minute utilisée (et d’évoquer les cabines téléphoniques à cartes).

    Byebye l’automne, on part retrouver l’été !

  • Haute-Savoie

    Le mois de septembre s’est déroulé tranquillement.

    Tout d’abord l’école a démarré pour Maël, le 1er septembre. De façon un peu cahotique au départ comme ses parents étaient partis en trek, mais cela s’est résolu dès la deuxième semaine de septembre. Maths, français, anglais un peu chaque jour, entrecoupés d’activités manuelles (gâteau aux chamallow, vendanges), des jeux dans le jardin (fléchettes, piscine) ou encore de jeux de société. Le bon moment pour prendre le pli de l’école en famille, et de prendre un peu d’avance avant le départ pour des contrées lointaines.

    Et pendant que Maël étudie, l’autre parent profite de la météo de septembre pour prêter main forte aux travaux agricoles de saison : récolte de poires et pommes dans les plantations de Féchy et du Noiret (parfois accompagnés de Sophie), et vendanges aux Vignes de Féchy.

    Les week-end sont consacrées à voir les amis et la famille : Bivouac à Lancrans, dans le jardin (avec barbecue – saucisses, pain indien, chamallow), week-end à Annecy pour voir Romain, Laura, Tom ainsi qu’Amandine, Alex, et pour faire la connaissance de Paul, journées du patrimoine à l’atelier de restauration-conservation des archives départementales de Haute-Savoie ou encore dernière baignade au lac avant la vague de froid (vivement Tahiti !!). Fête familiale ses Tissot à la ferme de Troinex et Vogue à Cruseilles également, avant de faire les bagages pour le départ pour Paris le 1er octobre (avant le grand départ le 8 octobre).

    Aux archives départementales on a découvert par hasard le sens du mot Sabbatique : il s’agit du septième jour de la semaine dans la religion juive (le fameux Sabbat). En France ce congé est autorisé après 6 ans de travail, et tous les 6 ans (il s’agit donc de la septième année), ça fait sens…on peut donc recommencer dès 2032 !!!

    Septembre a été un beau mois pour faire la bascule entre Lille/le travail et les vacances/le congé sabbatique, et s’adapter à l’instruction en famille. Prochaine étape : un passage par Paris et Bordeaux pour saluer les amis, la famille et Lila, la dernière venue de la famille Tissot, avant le décollage le 8 octobre pour un retour…le 15 janvier 2026.

  • Tour des glaciers de la Vanoise

    Tour des glaciers de la Vanoise

    Après 1 jour d’école pour Maël (c’est la rentrée scolaire après tout !), nous sommes partis en trek, accompagnés de Clothilde (une soeur de Guillaume) qui a pris 6 mois de disponibilité dans son internat de médecine. Au programme : le tour des glaciers de la Vanoise (ou ce qu’il en reste) en 4 jours.

    J1 – Mardi 2 septembre

    Départ à 14h de Pralognan-la-Vanoise, en Savoie, avec respectivement 12kg, 13kg et 17kg sur le dos. Tente, matelas, sacs de couchage, 2L d’eau/personne, des couches chaudes et imper et du change pour le soir.

    1100 D+ / 11km / 3h

    Après une belle montée (il faut bien monter au départ) en suivant le GR55 (« de Tignes à Modane ») nous rencontrons le Lac des vaches, jolie « flaque » traversée par le sentier. Puis nous attaquons une zone rocailleuse sous La Grande Casse, le point culminant de Savoie (3855m) sur le sentier emprunté depuis les années 1800 par les pèlerins et les marchands qui étaient guidés l’hiver par de grands piquets en bois encore présents. Nous croiserons ensuite une dizaine de marmottes bien grasses, pour la plus grande joie de Clothilde, qui rencontre ainsi un « animal légendaire ». Il est aussi possible qu’on ait aperçu un gypaète (un vautour typique des Alpes) mais sans certitude. Enfin nous arrivons au refuge du col de la Vanoise (en bois) et au refuge Félix Faure (en pierre), refuge historique datant de 1902). Il s’agit apparemment du plus gros refuge de France, en nombre de nuitées. La nuit se fera dans l’ancien refuge (bivouac interdit ici) à plus de 2500m.

    J2 – mercredi 3 septembre

    Après une nuit en dortoir correcte pour certains, pas pour d’autres, direction le refuge de l’Arpont (2309m) pour une étape tranquille: 6h 11km 450D+

    Il s’agissait d’un chemin en balcons, assez technique (beaucoup de pierres sur le chemins, on a beaucoup regardé nos pieds malgré le peu de dénivelé). Lac long, Lac rond, lac en forme de cœur, traversée de cours d’eau, vue sur le refuge d’ « Entre deux eaux »… beaucoup d’eau pour cette journée, avec 2 magnifiques cascades à proximité du refuge de l’Arpont, qui berceront notre nuit en tente (et peuvent provoquer des hallucinations auditives du type « oh noooon, il pleut » au milieu de la nuit). Nous avons aussi admiré la Grande Casse (sous un autre angle), la pointe Matthews, le glacier de la Grande Motte (qui est situé au sommet de Tignes, les skieurs connaissent) et les pointes de Pierre Brune.

    Au niveau de la faune, nous avons vu un vol de chocards, qui couinent un peu comme Loop (« mrrrou mrrou »), 2 aigles et 4 chamois pas farouches (qui sont en fait de jeunes bouquetins, après analyse des photos). Une seule marmotte aujourd’hui, à proximité du refuge.

    On aura mis 6h (5h annoncées, Chloé en a profité pour faire une sieste le midi) malgré la faible distance, du fait de la technicité du chemin.

    Le refuge de l’Arpont est grand (110 couverts ce soir-là) avec une très belle terrasse et un bon petit dej (ainsi qu’un kir servi en apéro au diner). Les douches à l’eau chaude se facturent 4€ les 10L (contre 2€ les 3 min au Col de la Vanoise). 1 jeton nous aura suffit pour laver 3 personnes !

    Première nuit en bivouac, sur un bel emplacement.

    J3 – jeudi 4 septembre

    Refuge de l’Arpont- Refuge de la Dent Parachée (2500m). 7h 18km 950D+

    Grosse journée en prévision, et la pluie est annoncée pour l’après-midi. On se lève donc à 6h15 pour partir tôt… nous serons interrompus 30 minutes après le départ par un troupeau de 1500 moutons et chèvres se déplaçant d’un alpage à l’autre avec leurs 4-5 patous, 2 chiens de berger et 2 bergers ! On recroisera un autre troupeau dans un alpage plus tard sur le trajet. Au programme de la journée également : 4 edelweiss, 1 trailer (Clothilde coche un autre objectif sur sa liste), et sur l’arrivée des marmottes, des chocards et 1 aigle. La journée nous a vu contourner la Dent Parrachée, surplomber le village de Termignon, et finalement arriver en traversant la station de ski de Aussois. On aura échappé à la pluie et à l’orage qui ont fini par arriver vers 17h, juste après notre plantage de tente, dernière épreuve de la journée. On aura bien marché, départ à 7h40, arrivée à 14h30.

    L’après-midi on fait connaissance d’autres randonneurs croisés sur le chemin : Lulu et Gratien, Hugo, Loïc, Garance, Louise ou encore Alain, et on tue le temps avant le repas à coup de Tarot et parties de Skyjo. Guillaume profite aussi du sauna du refuge ! (ici les douches c’est 2€ si on s’en sert, mais on fait l’impasse, le gant de toilette fera l’affaire).

    Demain, réveil de nouveau à 6h15 pour espérer déposer Clothilde à la gare de Chambéry à 17h. On va se coucher sous la pluie, et le vent soufflera fort une partie de la nuit.

    J4 – vendredi 5 septembre

    Dernier jour ! Refuge de la dent Parachée -> Pralognan, par le col d’Aussois. 640D+, 19km et beauuuucoup de descente au programme.

    Après une nuit sous tente bofbof sous la pluie et des rafales de vent, on se lève dans le froid. Une couche de givre recouvre la tente, et une mer de nuage nous cache la vallée…mais nous on est sous le ciel bleu ! Départ pour la dernière étape.

    On attaque la descente vers le fond d’Aussois avant d’attaquer le col d’Aussois avec une montée bien bien bieeen sévère comprenant l’intégralité du dénivelé positif de la journée. Après une fausse joie à mi-chemin (« oh, le col est là ?… ah non loupé ») on arrive au col 2h après le départ (ce qui est une super perf). La météo a changé, le nuage nous a rattrapé et le grésil se met à tomber…glaglagla . On fait donc l’impasse sur un aller-retour à la Pointe de l’observatoire qui aurait permis de voir le Mont-blanc (par beau temps).

    On attaque la descente dans le froid,une éclaircie arrive (tant pis pour la pointe de l’observatoire) et…patatra, Clothilde se fait une entorse de la cheville. Coup de chance, les randonneuses qui arrivent 5 min plus tard, Garance et Louise, sont internes en dermato et cardio, et possèdent une belle trousse de secours. Elles strappent la cheville, shootent clothilde à l’ibuprofene et on recommence à descendre cahin-caha après avoir déchargé son sac dans les nôtres. Deuxième coup de chance, Loïc, un autre randonneur qui était au refuge avec nous, arrive à notre hauteur et prête un bâton à Clothilde. Merci à eux tous (et vive le Tarot pour créer des liens) !! On redescendra jusqu’à un alpage et quelqu’un ramènera Clothilde jusqu’à Pralognan. Ouf ! On finira à pied+stop avec Guillaume afin d’assurer la dépose de Clothilde à la gare de Montmélian à temps le soir même pour un retour vers Paris.

    Le soleil s’est levé vers 11h30, facilitant le trajet jusqu’à l’alpage, et les paysages étaient très agréables dont une vue sur les glaciers, à l’arrière-plan des alpages. Mais on en a moyennement profité.

    C’était un très beau trek terminé sur un coup de malchance, mais un très beau trek quand même. De beaux paysages et un bon rythme de marche, et surtout plein d’animaux.

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