Catégorie : France

  • Pays de la Loire

    Fin mai était le bon moment pour réaliser l’une de nos envies : faire du voyage à vélo. Bien sûr avec Maël il fallait choisir un itinéraire adapté. De plus on enchainait la visite de Nantes après la Loire à vélo, il n’était pas réaliste de partir avec les tentes et sacs de couchage en plus du reste des bagages. Ce sera donc la Loire à vélo entre Blois et Tours, en 3 jours/2 nuits, avec nuits en hôtel/chambre d’hôte.

    Trajet : Blois -> Chaumont s/ Loire -> Amboise -> Tours
    Environ 30 km et 100m de D+ par jour

    On a pédalé du 27 au 29 mai, pile pendant le dôme de chaleur. Heureusement les petites étapes prévues se réalisaient en trois heures, en dehors des pics de chaleur.

    Depart de Paris le mercredi, où l’on prend le train jusqu’à Orleans, puis jusque Blois (c’est sont des TER Remi, ça complète notre collection de compagnies de Ter après les Zou, Lio, Oura et Modalis). A Blois, on récupère les vélos et on se dirige d’abord vers le musée Robert Houdin de la magie, juste en face du château de Blois. Le musée est super, il propose des expositions sur les grand tours de magie et leur histoire, sur la vie de Robert Houdin, inventeur/magicien/horloger blaisien du 18eme siècle, sur Houdini -le célèbre roi de l’évasion qui a choisi son nom en hommage à Robert Houdin, et des spectacles de magie. Cerise sur le gâteau, le grenier du musée est un espace pour apprendre quelques tours, et assister à une dernière représentation où un magicien fait disparaitre l’alliance de Guillaume (!), avant de la faire réapparaître dans une boîte (ouf). On sort du musée pour déguster une glace et admirer la façade ou des dragons mécaniques réalisent un petit ballet, puis on enfourche nos montures : c’est parti pour la ballade ! Il est 16h30, la température a un peu baissé, mais il fait encore bien chaud. C’est peut-être la partie la moins fun du trajet, car on n’est pas vraiment au bord de la Loire, mais plutôt dans les champs : c’est donc un peu difficile de se protéger. Mais à mi chemin de notre première étape, on commence à passer par des forêts : le trajet devient très agréable. On avale donc donc tranquillement cette étape, jusqu’à notre destination, un gîte a Veuzain sur Loire. L’accueil y est très agréable, la responsable du gîte est très sympa et nous installé confortablement. Le lendemain, elle nous prépare un super petit déjeuner, parfait pour l’anniversaire de Maël ! Et oui c’est le grand jour pour lui, il a 9 ans.

    Cette deuxieme étape nous emmène donc de Veuzain à Amboise. On part vers 9h30, il fait encore bon, on peut donc profiter de la relative fraîcheur matinale; Maël en profite pour tester ses limites avec Guillaume, il fait quelques pointes de vitesse à 30km/h. Le début de l’étape est en bord de Loire, puis on s’éloigne un peu de l’eau pour traverser les coteaux et les vignes : on est dans le pays des vins de Loire. On arrive finalement à proximité d’Amboise, où l’on a réservé un hôtel. On s’y arrête le temps de poser nos sacoches, manger un morceau et redescendre en température, avant de ré enfourcher les vélos pour notre sortie culturelle du jour : les parc des mini châteaux de la Loire. On a en effet décidé de ne pas visiter les vrais châteaux (Maël commence à saturer des vieilles pierres après la Grèce), mais d’avoir un bel aperçu en miniature. Le parc est bien fait, la reproduction est vraiment bien faite, avec même de arbres taillés et entretenus pour rester à l’échelle des châteaux. On découvre d’ailleurs qu’il y a un château Guillaume, ce sera peut être l’occasion d’une prochaine visite. Par contre la chaleur en ce vendredi 28 mai devient écrasante : on cherche le moindre coin d’ombre pour s’abriter, ce qui n’est pas si facile ! On termine donc notre visite tranquillement, et on reprend nos vélos pour aller au centre ville d’Amboise. L’occasion de visiter un peu le centre ville, et pour Maël de choisir son restaurant d’anniversaire : « la planque » très bon choix de sa part, avec une belle terrasse et de bons burgers; la soirée d’anniversaire était réussie ! On rentre finalement a l’hôtel pour une bonne nuit.

    Le lendemain, c’est déjà la dernière étape ; objectif Tours. On part comme la veille vers 9h30, le début du trajet se passe sans encombres. On a même le plaisir de dépasser un grand groupe de scolaire à vélo, Maël est content de voir des enfants (et surtout de rouler plus vite qu’eux !). Mais quelques minutes après, c’est le drame : Guillaume casse la patte de son dérailleur. On essaie de réparer, mais le problème est trop grave, et notre trousse à outils trop légère : on décide donc de se séparer. Chloé et Maël reprennent leur vélo et repartent pour Tours, et Guillaume part à pied pour la gare la plus proche, pour finir le trajet en train. Coup de bol cependant : sur le chemin de la gare, il est pris en stop par un conducteur qui l’emmène jusqu’à Tours : vive la solidarité entre cyclotouriste! A Tours, on pose les vélos et les bagages, et on part explorer un peu la ville. On pique nique d’abord dans le jardin du palais des Beaux Arts, ce qui permet de dire bonjour à Fritz, l’éléphant empaillé. On continue à pied jusqu’à la Loire, puis on flâne dans la vieille ville, et on termine par une bonne glace pour se rafraichir (il fait toujours plus de trente degrés). Enfin, on se réfugie à la bibliothèque municipale pour passe un peu de temps au frais en attendant notre train : direction Nantes, chez Jean Raphaël !

    On arrive donc à Nantes le vendredi soir, et on se rend chez Jean-Raphael, le plus jeune frère de Guillaume, qui fait son internat ici. Plus précisement, il fait actuellement un semestre a l’hôpital de La Roche sur Yon, mais il est revenu dans sa colloc nantaise pour nous ce weekend. On passe une première soirée ensemble, avant d’aller se coucher bien fatigués par notre journée. Le lendemain, on part se balader à Nantes, parfois en suivant la ligne verte, parfois en suivant Jean-Raphaël qui nous fait découvrir des coins sympas. On se rend un peu avant midi en bateau bus dans le petit village de Trentemoult, où l’on déguste une bonne crêpe, puis où l’on part admirer les maisons colorées. Puis retour à Nantes (toujours en bateau bus, bien pratique et gratuit le week end), où Jean-Raphaël nous emmène au jardin extraordinaire. Sur une ancienne carrière, la ville a aménagé un super jardin, avec d’un côté une forêt de bambou (inspiration Jules Verne, natif de la ville, paraît il), et de l’autre côté un bassin, peu profond mais suffisamment pour qu’on puisse tremper les mollets, voire tout le corps dans le cas de Maël. Ce qui vu la chaleur est très (très très très ) appréciable ! On monte ensuite depuis le jardin vers le planétarium de Nantes, où l’on assiste à une chouette séance sur le ciel visible depuis Nantes en ce moment. Super intéressant, on a bien révisé nos constellation, et le planétarium est très bien fait : l’animateur peut éteindre la lune pour qu’on voit bien, voire éteindre le soleil, avancer dans le temps, bouger la voute céleste… C’était top, le tout dans une salle climatisée (vraiment il faisait chaud). Après, retour à la colloc pour assister à la victoire du PSG sur Arsenal, à un horaire enfant-compatible (18h, heureusement). Maël a résumé sa journée ci-dessous :


    Nous somme allés à Nantes pour aller voir mon tonton. On a pris le bateau pour aller à Trentemoult pour manger au resto et visiter un peu. Après on est allés au jardin extraordinaire et je me suis un peu baigné. Le soir on a regardé un match de foot PSG contre Arsenal.

    Le dimanche, Jean-Raphaël participe à un trail urbain, et nous on part faire une petite ballade en bateau électrique sur l’Erdre, qui passe près de la colloc. La vague de chaleur est passée, on peut donc tranquillement profiter du bateau, et des berges où l’on voit quelques oiseaux. L’après midi,on se rend aux machines de l’île, où on retrouve Jean-Raphaël. Première étape : ballade sur le fleuron des machines, l’éléphant ! Il est grand, il est beau, il a de belles oreilles en cuir, c’est une belle mécanique, mais il est leeeeent. On a tout notre temps pour profiter de la vue, et voir les nombreux badauds se faire arroser par l’éléphant. Petite déception, il n’arrose pas ses passagers, ce qui fait dire a Maël qu’il préfère être devant que dedans. Après la ballade, on va sur la deuxième grande attraction : le magnifique Caroussel des mondes marins. Sur trois étages pleins de superbes bestioles mécaniques, parfois étranges mais toujours poétiques. On prend le temps de les admirer, puis chacun choisit la sienne : raie manta pour Guillaume (Tahiti c’était il n’y a pas si longtemps), poisson lanterne pour Maël, calamar géant pour Chloé et poisson squelette pour Jean-Raphaël. Chaque animal peut être piloté par son utilisateur, qui peut faire bouger des parties du corps à l’aide manettes et volant : c’était trop bien, on aurait aimé faire plusieurs tours. Puis on rentre tranquillement, avec un petit passage sur la branche de l’arbre aux hérons, pour faire la même photo de Chloé et Maël neuf ans après, et un dernier détour par l’oeuvre d’art « panneaux de basket », qui était ell aussi déjà la lors de notre première visite en 2017. Puis retour à l’appartement pour quelques parties de Mario Kart.

    Enfin, pour notre dernier jour à Nantes, on montre quelques lieux iconiques à Maël, mais sans s’attarder : le château des ducs de Bretagne, le lieu unique, la cathédrale. Puis l’après midi, on visite le Musée Atelier de l’Imprimerie. Visite très intéressante : le guide présente et utilise différentes machines à imprimer de différentes époques, c’est un plaisir de voir ces vieilleries fonctionner et produire des belles pages. On passe une dernière soirée à la colloc avec Jean-Raphaël (revenu exprès de La Roche où il travaillait ce lundi pour passer du temps avec nous), puis c’est le retour à Paris chez Patrick et Florence.

  • Briançon et Île de France

    De retour de Grèce, nous partons trois jours pour Briançon, pour le mariage de Pauline et Willi. Ce sont les Saints de Glace et la réputation n’est pas usurpée : 10 jours après s’être baignés en Grèce, on ressort collants et doudoune et on croise la neige au col du Lotaret. Le 14 mai !

    Au-dela de ce petit choc thermique, nous découvrons Briançon, ville la plus haute de France (1326m d’altitude tout de même) : c’est une ville fortifiée avec une citadelle Vauban, logée dans un magnifique écrin de verdure et de glace, porte d’entrée du parc des Ecrins (réputation non usurpée). L’endroit est splendide et nous donne envie d’y revenir pour quelques jours de randonnée. On visite aussi l’Eglise de Briançon, guidés par le père du marié, qui travaille avec les élèves du lycée de Briançon à restaurer les 3 horloges de l’église. On accède ainsi aux coulisses du bâtiment : accès aux tours, montée jusqu’aux mécanismes d’horlogerie et aux cloches, passage par le grenier (l’église date de 1718 !!) et redescente dans l’autre tour où le lycée a installé un pendule de Foucault. On l’a lancé au début de la visite pour constater 1h plus tard sa rotation (qui matérialise la rotation de la terre) et la constance de sa période, propriété propre aux pendules de Foucault. C’était une super visite, merci Denis !

    Le lendemain, c’est l’heure du mariage : salle des mairies de Briançon puis direction un resto d’altitude pour le vin d’honneur et la soirée. La météo s’améliore et on profite de la belle vue sur la vallée. Maël s’est bien amusé avec Malone, le fils des mariés, et on a passé une super journée avec nos amis.

    Après ce chouette moment, nous prenons la direction de Paris pour y rester jusqu’à notre départ pour la Scandinavie. Au programme pour commencer, le Parc Astérix ! Un vendredi, accompagés de Flora, nous partons faire découvrir ce parc à Maël, qui aura passé la semaine précédente à relire toute la collection des Astérix disponibles chez ses grand-parents. Belle météo, pas trop de monde, on a pu faire toutes les attractions à sensation. Un gros coup de coeur pour Toutatis pour Maël et Guillaume, quand Chloé préfère Oziris. Et un consensus sur le fait qu’on est trop vieux pour Goudurix et Tonnerre 2 Zeus qui font souffrir nos cous.

    Enfin nous profitons aussi de ce séjour à Paris pour croiser les cousins, soeurs, amis : Anniversaires de Line, Maël, Alex et Florence à La Villette, visite de Titi, Fei et Louis à Villiers, découverte de l’appartement de Marion et Alex (après…6 ans ?) et pour visiter différents lieux. On commence par l’atelier de tapisserie de la manufacture des Gobelins qui réalise des tapisseries et tapis pour le Mobilier National. Un artisanat de haut vol où refaire un tapis pour Versailles prend 8 ans de travail(photos interdites, hélas). Chloé visite également le Palais Galliera (musée de la mode).

    Après cela, départ pour le dernier voyage de ce congé sabbatique, la dernière de nos envies qu’on pourra réaliser en 11 mois off : la visite de 4 pays Scandinaves en train/bateau.

  • Valence (et le grand sud)

    Arrivée à Valence

    Nous voilà arrivés à Valence, dans l’ancienne maison de la grand-mère de Guillaume, dans le quartier du petit Charran. C’est la reprise de l’école pour Maël : Il est scolarisé dans la petite école de quartier Louise Michel, à cinq minutes à pieds de la maison. Pour l’anecdote, c’est dans cette école qua été scolarisée sa grand mère paternelle : un retour aux sources en quelques sortes ! La rentrée se passe bien pour Maël, qui est bien accueilli par ses camarades. Il a de la chance, l’école est petite (quatre classes seulement), et dans sa classe de CE1/CE2, il n’y a que sept CE2, lui inclus ; cela facilite grandement son intégration.

    Du côté des parents, les fils conducteurs du séjour seront tri, rangement et bricolage. Tri et rangement d’abord : la maison du Charran est encore bien remplie des affaires de la grand-mère de Guillaume, ainsi que de plein d’objets accumulés au fil des années. Avec l’aide des parents de Guillaume, Patrick et Florence, il faut donc regrouper, jeter, ranger, mettre de côté, nettoyer, arbitrer, renettoyer, et recommencer ! C’est l’occasion de tomber sur quelques objets insolites (caméra super huit, cafetière des années 50, nécessaire à barbe manuel…) et des souvenirs des 60 dernières années. Côté jardin, Patrick et Guillaume se lancent dans un projet prévu depuis longtemps : la réfection du toit d’un abri de jardin. Il faut enlever toutes les tuiles, refaire la charpente en bois, et replacer toutes les tuiles : un chantier au long cours tout au long des six semaines.

    Redortiers

    Nous profitons également d’être dans la Drôme pour visiter la famille de Guillaume qui habite dans la région. Dès le premier week-end, nous allons voir Hugo, Pauline et Onésime à Redortiers, près de Sisteron, dans les Alpes de Haute-Provence. L’occasion de découvrir la maison qu’ils se sont aménagés, ainsi que les alentours : la ville de Banon, qui abrite notamment la plus grande librairie indépendant d’Europe en milieu rural (tous les termes sont importants), Revest-des-brousses et son petit restaurant. Et nous finissons par un randonnée dans l’ancien village du vieux Redortiers, abandonné depuis des décennies mais dans lequel on distingue encore les habitations.

    Visites à Valence

    Si nous avons repris l’école (Maël surtout), les parisiens eux commencent juste leurs vacances ! Nous avons donc le plaisir de voir, juste avant notre déplacement à Redortier, Jean-Daniel, Eleonore et leurs trois enfants. Au programme, skatepark à Valence et jeux dans le jardin. Le skatepark de Valence est tout neuf (un an à peine), immense et bien fait, et ce sera le terrain de jeu préféré de Maël pendant ces six semaines ici.

    Le mercredi qui suit, nous avons le plaisir de recevoir Thibaud et son fils Louis à Valence. Ils sont venus de Grenoble où ils sont en vacances, pour passer une grosse après-midi avec nous. C’est l’occasion d’aller se promener au parc Jouvet de Valence, par un temps magnifique. Nous avons pu y admirer les animaux (au grand plaisir des enfants), et profiter des trampolines.

    Les alentours de Valence

    Pour une fois que nous sommes dans la Drôme avec un peu de temps devant nous (et beaucoup de temps libre), nous avons exploré les coins que nous connaissions de nom mais pas encore de visu. C’est d’abord Romans ( à vingt kilomètres de Valence), que l’on visite sans enfant un jeudi. Nous avons décidé d’y aller en bus pour tester les transports en communs de la région, et ça s’est très bien passé ! Sur place, on passe d’abord découvrir le magasin de ravioles de la mère Maury. Une petite exposition y présente l’origine de la raviole (un petit ravioli sans viande mais avec du fromage créé par les immigrés italiens) et les création de la maison (notamment une raviole au chocolat Valrhona, testée et approuvée). On passe ensuite à la Cité de la chaussure, un espace en centre-ville qui abrite un petit atelier, et un espace de vente pour les créateurs de chaussures de la région et de France; c’est une bonne adresse, on y retourna quand on aura besoin de chaussures ! On termine enfin par le musée de la chaussure en lui-même, super intéressant : une partie du musée est consacrée à l’industrie de la chaussure dans la région, son expansion et son déclin, et une autre partie à la chaussure en elle-même à travers les époques. On a bien aimé !

    Accompagnés de Maël, on a ensuite visité la ferme aux crocodiles de Pierrelatte. L’endroit nous a bien plu aussi, c’est une grande serre qui abrite des crocodiles (bien sûr) mais aussi beaucoup d’oiseaux, des tortues, des lézard… Le site est bien fait, avec des espaces de jeux pour les enfants intégrés au parcours, et des animations sur les animaux. Chloé a également découvert que les crocodiles du Nil qu’on a vu à la ferme sont les mêmes que ceux qu’elle avait vus lors de sa première visite dans les années 90 : les crocodiles vivent très vieux (jusqu’à plus de 80 ans !) et grandissent toutes leur vie; elle a donc découvert des versions pus grandes de ces souvenirs d’enfance.

    Enfin en fin de séjour, nous avons fait une escale à Tain l’Hermitage pour visiter la Cité du chocolat de Valrhona. Une visite riche d’enseignement… et de dégustation ! Plusieurs dégustations sont en effet offertes, on s’est bien rempli le ventre de bon chocolat. Le musée permet aussi de découvrir d’où vient le cacao, comment est fabriqué le chocolat, avec des explications très bien faite, et même un petit aperçu de l’usine grâce à des caméra. On recommande !

    Les escapades plus lointaines

    La semaine à Valence est bien occupée par l’école, mais le week-end, on bouge ! Les 7 et 8 mars d’abord, on va faire un tour à Lyon. Le samedi, nous passons chez Anouk et François. C’est l’occasion pour nous de visiter leur appartement (que nous n’avions pas encore vu) et d’apprendre l’arrivée prochaine d’un heureux événement chez eux ! Après un bon déjeuner, nous partons tous ensemble à vélo (même Maël) dans Lyon pour aller voir le petit festival du voyage à vélo (il y avait une thématique lors de ce week end). Nous prenons nos renseignements, puis nous partons au parc Blandan, que nous ne connaissions pas : ce parc habrite une grande aire de jeu pour enfant, avec notamment un espace de grimpe où les enfants peuvent se faufiler dans un batiment, super chouette. Le lendemain, nous retrouvons Julie (la cousine de Guillaume), et toute sa famille : Thomas, Alice, Ernest, Joséphine et Jean. Au programme, culte le matin, puis retour au parc Blandan pour un pique nique, et une après-midi skate park et jeu. Le tout sous un beau soleil, particulièrement agréable en ce début de Mars.

    Le week end suivant, on fait deux équipes : Chloé retourne à Lyon pour l’enterrement de vie de jeune de son amie Pauline, et Guillaume part avec Maël à Lille. Maël a été invité par son copain Gustave, avec qui il a échangé régulièrement pendant le séjour à l’autre bout du monde, pour fêter ses 9 ans. C’est l’occasion de passer en coup de vent dans la maison (elle va bien !) et de retrouver les voisins lillois : Anahid et ses parents, Nils et Marius chez les voisins du quai, et Gustave le dimanche, pour un après-midi escape game. Maël était ravi… d’autant plus qu’il a remporté les deux parties (on en a entendu parler longtemps après !).

    Le tour (du Sud) de France

    Nous avions prévu à la base de faire un graaand tour du Sud de la France avec Maël, sur plus d’un mois. Suite à nos changements de plan et la rescolarisation de Maël, nous avons finalement décidé de faire le tour en raccourci, sur dix jours. Patrick et Florence sont donc revenus à Valence pour garder Maël, pendant que nous sommes partis à deux, sac au dos, pour aller voir notre famille et nos amis.

    Première étape à Ales, chez Jean-Marc et Sylvaine, l’oncle et la tante de Guillaume, à bord d’un blablacar. Ils nous accueillent gentiment dans leur grande maison dans les hauteurs d’Ales, et nous emmènent marcher un peu pour admirer le panorama alésien : la ville en elle-même, les contreforts des Cévennes, le paysage minier, un peu différent de celui dont on a l’habitude dans le Nord (c’est plus vert !). Puis retour chez eux, où on profite un peu des moutons du Cameroun, leurs tondeuses spéciales.

    Le lendemain, on décolle (encore en blablacar) direction Montpellier. On récupère une voiture de location et on commence par aller à Bédarieux retrouver Gustave, le cousin de Guillaume, et sa famille : Sarah, Abel et Lino. Ils nous emmènent faire un tour de la ville, puis nous montrent le terrain qu’ils ont commencé à cultiver, à une demi heure de marche de chez eux : c’est pentu, touffu, mais il y a des belles perspectives. On a hâte de revenir dans quelques années pour voir l’évolution.

    On passe la nuit chez eux, et on retourne à Montpellier. D’abord chez Manon, la cousine de Guillaume, et Michael, qui nous ont invités à déjeuner. On en profite pour faire la connaissance de leur petit Marceau, un mois à cette date : c’est le plus jeune enfant qu’on croisera durant notre séjour. On part ensuite au nord de Montpellier pour aller voir Mélissa, une amie de prépa de Chloé et Olivier. On était déjà passé chez eux il y a quelques années, quand il venait d’emménager dans une vieille maison qu’il prévoyait de retaper. Ils venaient d’avoir un petit Marlo, qu’on a retrouvé avec quelques années de plus, et la famille s’est agrandie d’une petite Alix. La maison est transformée, super bien aménagée, on a été impressionnés du travail abattu. On passe la soirée et la nuit chez eux, et le lendemain on part pour une petite ballade au-dessus de Corcone, qui mèle sentier caillouteux et quelques échelles à gravir : les enfant ont bien appréciés. Arrivés au sommet, on croise quelques chèvres, et on est récompensés de l’ascension par le droit de faire sonner la cloche de l’abbaye ! On redescend juste à temps pour ne pas se faire arroser par la pluie qui commence à tomber. On termine enfin notre séjour dans la région de Montpellier chez Ingrid, la tante de Guillaume, à Castelneau.

    Le lendemain, on rend la voiture à la gare et on prend le train direction Toulouse ! Chloé ne connaissait pas la ville, et est tombé sous le charme : on a eu un peu de temps pour se balader et manger un morceau, la ville nous a tout de suite fait une bonne impression. Le soir, on retrouve Adrien, un copain de Centrale, sa femme Maria et son bébé Gabriel. L’occasion de prendre des nouvelles et de déguster sa spécialité de gnocchis ! On a passé les deux jours suivants à visiter la ville : d’abord un grand tour à pieds, pour découvrir le capitole, la cathédrale Saint-Etienne, les quais de la Garonne, la basilique Notre Dame de la Daurade et enfin le cloître des Jacobins. L’après-midi, on embarque sur un péniche pour une ballade le long du canal du midi, depuis le port de l’embouchure (au départ du canal) jusqu’à la gare de Matabiau. Après une dernière nuit et un petit tour par les halles de Toulouse, on prend le train direction Bordeaux, dernière étape du voyage.

    A Bordeaux, on retrouve la sœur de Chloé, Margot, Jean-Baptiste ainsi que la petite Lila qui a bien grandi depuis qu’on l’a vue un Octobre. On passe du temps en famille, et on fait quelques visites dans la ville et alentours. D’abord la cité du vin, le long de la Garonne (encore elle !), qu’on a bien appréciée. La scénographie du musée est très bien faite, avec plein d’information sur la vigne et le vin, et de beaux films des quatre coins du monde sur le monde viticole. On va aussi faire un tour du côté d’Arcachon, pour retrouver la mère de Chloé, Sylvie et Fred, dans leur bungalow nouvelle acquis. De chez eux, on enfourche les vélos direction la dune du Pilat, et on passe un peu de temps à escalader le sable, profiter de la vue… puis le dévaler à toute vitesse ! Retour à Bordeaux en train, puis on profite de notre dernier jour pour visiter la porte Cailhau, passer du temps dans le quartier de Nansouty, et aller voir Julien Doré au Zenith de Bordeaux ! Puis retour à Valence en train, avec un petit incendie qui nous retardé de cinq heures (!), mais on est finalement arrivés pour retrouver Maël.

  • Hiver dans les Alpes

    14h de vol et 25°C de moins plus tard, nous rentrons de notre périple à l’autre bout du monde à Charles de Gaulle, pour retrouver la famille, avec laquelle nous souhaitons passer un peu de temps.

    Tout d’abord en région parisienne, en descendant de l’avion. Nous sejournons quelques jours chez Patrick et Florence, et visitons Eleonore, JD et les enfants pour évoquer les souvenirs de voyage, puisqu’ils étaient aussi passés par Tahiti et l’Australie 2 ans auparavant. L’occasion aussi de voir un renard sur le toit du garage…en pleine ville. C’est surprenant mais ça permet de faire la transition avec tous les animaux étranges rencontrés en Australie !

    Sisi, on voit sa queue et le bas de son dos, sous l’arbre !

    Puis nous prenons la direction des Alpes. Après un arrêt en Haute-Savoie pour ranger les affaires d’été et sortir celles d’hiver (byebye l’hémisphère sud, coucou la neige !) puis départ direction la station des Arcs, en Savoie, avec Sylvie et Fred, pour une semaine de ski…et de snowboard ! C’était l’occasion de découvrir cette station construite de toute pièce dans les années 1970 et imaginée en partie par l’architecte Charlotte Perriand. Nous logeons à Arcs 1600 dans un appartement conservé à l’identique des plans et aménagements intérieurs de Mme Perriand : un appartement de moins 30m² pour 3-4 personnes, très fonctionnels et agréable.

    La neige est de qualité, il n’y a pas trop de monde (mais beaucoup d’étrangers). La météo est bonne au début, puis se dégrade, ce qui permet de recharger les stocks de neige en milieu de semaine. Le jeudi a été excellent et nous a permis de ressortir les snowboards en hors-piste (sécurisés, la station a été pensée pour). Quel plaisir, après de nombreux hivers de neige peu présente ou peu agréable !

    Maël a pris 1 semaine de cours de snowboard débutant. Après avoir trouvé ça nul (forcément, ça va moins vite que le ski, le premier jour) puis moins bien que le ski (le 2eme jour), il finit par trouver ça carrément bien le 4eme jour et continue l’après-midi avec nous, en allant hors-piste pour sauter des bosses. Il repart avec ses 2 premiers niveaux « surf enfant » validés et son niveau « surf débutant » matérialisé par un collier. Collier qu’il aborde fièrement depuis !

    A la fin de cette semaine, retour en Haute-Savoie pour 3 semaines : visite aux grand-parents/arrière-grand-parents, aux collègues (pour Chloé), ski, ski de fond, luge… nous profitons bien de la montagne avant les redoutées vacances de la zone de Paris. On passe aussi 1 semaine avec Manon, une cousine de l’âge de Maël, qui apprécie grandement de passer du temps avec une enfant de son âge. Cela lui avait manqué. D’ailleurs il freine désormais des 4 fers pour faire le travail scolaire avec ses parents. Nous avons ainsi décider d’adapter notre programme pour le rescolariser entre les vacances de février et celles d’Avril. On range donc les cahiers et direction Valence, la maison de famille de la maman de Guillaume, et son école d’enfance !

    Mais avant cela, un petit week-end à Zürich : une ville que Guillaume ne connaissait pas, l’occasion de visiter un oncle de Chloé, sa femme et leurs enfants, et de croiser Aynür et Fabien, des amis de Munich qui avaient fait leur voyage de noce à Tahiti et nous avait demandé de leur ramener quelques objets. Une belle excuse pour partager une fondue et un tour dans cette ville. On a beaucoup apprécié le musée national suisse et un musée des sciences hébergé par l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zürich (avec une exposition très pédagogique sur le CO2 / le changement climatique) ainsi que le chocolat de chez Sprüngli. On a moins apprécié les tarifs d’à peu près tout. Même prévenus du coût de la vie à Zürich (ville la plus chère du monde, avec Singapour et Hong-Kong) ça reste hallucinant !

    Les 10 derniers jours en Haute-Savoie ont été froids et humides (sans doute pour nous rappeler Lille !), on part donc avec joie à Valence où le printemps a déjà pointé son nez.

  • Bordeaux et Paris

    Ca y est, nous avons fait nos bagages pour plus de 3 mois d’itinérance : Paris, Bordeaux, Paris, puis départ pour San Francisco, Papeete, Collanghatta… 3 mois sous une météo estivale voire tropicale, avant de rentrer à Paris en plein hiver.

    En terme de bagages, on s’en sort (très) bien : 2 valises à roulettes format cabine étendu, 1 duffle bag de 80L, 2 sacs de trek de 60L et 50L et un sac 30L. Et une valise restera à Paris pour notre retour en plein hiver  le 15 janvier 2026.

    Après le départ de Annecy le 1er octobre, nous posons nos bagages à Villiers, chez Patrick et Florence, avant de reprendre un train pour Bordeaux pour voir Margot, JB, Django le chien, Abdel-Carotte-Jérôme-Pinou le lapin, Muscu le chat et…Lila, notre cousine/nièce toute neuve, née le 9 septembre.

    Maël : J’ai réussi à porter Lila et à l’endormir dans le canapé. J’ai joué au foot sur un terrain près de chez Margot. Il a fait beau. On a joué à des jeux : au baby-foot, aux 7 familles et à Dixit avec Panou et Manou; à Dans ma vallée avec Margot et maman. J’ai promené le chien et Lila. Ce matin, on a pris le petit déjeuner dans un restaurant.

    Après 2j à se remémorer le rythme propre à un nouveau né, nous remontons à Paris délestés des cadeaux de naissance et re-lestés de divers formats de cannelés pour faire le tour des amis et de la famille avant le grand départ : Bertrand et Mikaël, avec un passage à la BNF et son globe de 1681 réalisé pour Louis XIV avec les éléments géographiques de l’époque (Hello Nouvelle-Hollande, on arrive !) et Thibaud, Fei, Louis et Arthur (qu’on découvre, à 1 an 1/2…il était temps !). Dimanche, diner familial avec la présence de Flora, Clothilde, Jean-Raphaël, ainsi que Line et Alex, avec balade au parc du Tremblay avant la pluie.

    De lundi au mercredi, avant le départ, on reste à Villiers pour avancer sur le travail scolaire, réorganiser/finaliser les bagages et…profiter ! Ca a été l’occasion d’une raclette à Montreuil avec Ele, JD, Auguste, Félix et Colette, mais aussi d’apprendre à changer une roue de voiture crevée (pour Maël), de cuisiner, créer des autocollants et même faire un aller-retour à Lille pour Guillaume, pour mettre la maison en mode « hiver » avant le grand départ. Maël en profite aussi pour téléphoner à ses ami(e) : Nils, Wèlisané, Anahid et Auguste. De loooongues conversations, et l’occasion de lui expliquer qu’avant on payait le téléphone à la minute utilisée (et d’évoquer les cabines téléphoniques à cartes).

    Byebye l’automne, on part retrouver l’été !

  • Journée du patrimoine 2025 (Maël)

    Aujourd’hui je suis allé aux Archives départementales de Annecy (74) (pour les journées du patrimoine 2025).On m’a expliqué comment faire pour garder le papier sans l’abîmer, et s’il est abîmé, comment le réparer. Nous avons touché un liquide, c’était une sorte de colle pour protéger le papier (une fois qu’il a été nettoyé de sa colle d’origine). La conservatrice/restauratrice nous a montré comment enlever les saletés des papiers : nous avons pris des sortes de gomme en plus puissantes. Un autre type de gomme s’appelait une chaussette. Après on a mis une sorte d’alcool (de l’éthanol) pour détendre les fibres du papier. Ensuite nous l’avons mis 5-10 min dans le l’eau chaude, sur une feuille d’intissé pour faciliter sa manipulation. Puis après le séchage, nous avons mis une sorte de colle pour la protéger.

    J’ai bien aimé la visite. On était avec Anaïs.

  • Haute-Savoie

    Le mois de septembre s’est déroulé tranquillement.

    Tout d’abord l’école a démarré pour Maël, le 1er septembre. De façon un peu cahotique au départ comme ses parents étaient partis en trek, mais cela s’est résolu dès la deuxième semaine de septembre. Maths, français, anglais un peu chaque jour, entrecoupés d’activités manuelles (gâteau aux chamallow, vendanges), des jeux dans le jardin (fléchettes, piscine) ou encore de jeux de société. Le bon moment pour prendre le pli de l’école en famille, et de prendre un peu d’avance avant le départ pour des contrées lointaines.

    Et pendant que Maël étudie, l’autre parent profite de la météo de septembre pour prêter main forte aux travaux agricoles de saison : récolte de poires et pommes dans les plantations de Féchy et du Noiret (parfois accompagnés de Sophie), et vendanges aux Vignes de Féchy.

    Les week-end sont consacrées à voir les amis et la famille : Bivouac à Lancrans, dans le jardin (avec barbecue – saucisses, pain indien, chamallow), week-end à Annecy pour voir Romain, Laura, Tom ainsi qu’Amandine, Alex, et pour faire la connaissance de Paul, journées du patrimoine à l’atelier de restauration-conservation des archives départementales de Haute-Savoie ou encore dernière baignade au lac avant la vague de froid (vivement Tahiti !!). Fête familiale ses Tissot à la ferme de Troinex et Vogue à Cruseilles également, avant de faire les bagages pour le départ pour Paris le 1er octobre (avant le grand départ le 8 octobre).

    Aux archives départementales on a découvert par hasard le sens du mot Sabbatique : il s’agit du septième jour de la semaine dans la religion juive (le fameux Sabbat). En France ce congé est autorisé après 6 ans de travail, et tous les 6 ans (il s’agit donc de la septième année), ça fait sens…on peut donc recommencer dès 2032 !!!

    Septembre a été un beau mois pour faire la bascule entre Lille/le travail et les vacances/le congé sabbatique, et s’adapter à l’instruction en famille. Prochaine étape : un passage par Paris et Bordeaux pour saluer les amis, la famille et Lila, la dernière venue de la famille Tissot, avant le décollage le 8 octobre pour un retour…le 15 janvier 2026.

  • 12 Septembre 2025 (Maël)

    Mardi j’ai ramassé mes deux premières poires et ma tante a accouché d’une petite fille. Mercredi j’ai reçu une tablette. Jeudi, j’ai vendangé du raisin, j’ai rempli trois bonnes caisses. Samedi je vais dormir chez ma cousine. Dimanche on va à la fête de Troinex voir mes cousins, voir des vaches et des chèvres. Plein d’autres enfants et adultes. La fête de Troinex est une fête dans une ferme.

  • Tour des glaciers de la Vanoise

    Tour des glaciers de la Vanoise

    Après 1 jour d’école pour Maël (c’est la rentrée scolaire après tout !), nous sommes partis en trek, accompagnés de Clothilde (une soeur de Guillaume) qui a pris 6 mois de disponibilité dans son internat de médecine. Au programme : le tour des glaciers de la Vanoise (ou ce qu’il en reste) en 4 jours.

    J1 – Mardi 2 septembre

    Départ à 14h de Pralognan-la-Vanoise, en Savoie, avec respectivement 12kg, 13kg et 17kg sur le dos. Tente, matelas, sacs de couchage, 2L d’eau/personne, des couches chaudes et imper et du change pour le soir.

    1100 D+ / 11km / 3h

    Après une belle montée (il faut bien monter au départ) en suivant le GR55 (« de Tignes à Modane ») nous rencontrons le Lac des vaches, jolie « flaque » traversée par le sentier. Puis nous attaquons une zone rocailleuse sous La Grande Casse, le point culminant de Savoie (3855m) sur le sentier emprunté depuis les années 1800 par les pèlerins et les marchands qui étaient guidés l’hiver par de grands piquets en bois encore présents. Nous croiserons ensuite une dizaine de marmottes bien grasses, pour la plus grande joie de Clothilde, qui rencontre ainsi un « animal légendaire ». Il est aussi possible qu’on ait aperçu un gypaète (un vautour typique des Alpes) mais sans certitude. Enfin nous arrivons au refuge du col de la Vanoise (en bois) et au refuge Félix Faure (en pierre), refuge historique datant de 1902). Il s’agit apparemment du plus gros refuge de France, en nombre de nuitées. La nuit se fera dans l’ancien refuge (bivouac interdit ici) à plus de 2500m.

    J2 – mercredi 3 septembre

    Après une nuit en dortoir correcte pour certains, pas pour d’autres, direction le refuge de l’Arpont (2309m) pour une étape tranquille: 6h 11km 450D+

    Il s’agissait d’un chemin en balcons, assez technique (beaucoup de pierres sur le chemins, on a beaucoup regardé nos pieds malgré le peu de dénivelé). Lac long, Lac rond, lac en forme de cœur, traversée de cours d’eau, vue sur le refuge d’ « Entre deux eaux »… beaucoup d’eau pour cette journée, avec 2 magnifiques cascades à proximité du refuge de l’Arpont, qui berceront notre nuit en tente (et peuvent provoquer des hallucinations auditives du type « oh noooon, il pleut » au milieu de la nuit). Nous avons aussi admiré la Grande Casse (sous un autre angle), la pointe Matthews, le glacier de la Grande Motte (qui est situé au sommet de Tignes, les skieurs connaissent) et les pointes de Pierre Brune.

    Au niveau de la faune, nous avons vu un vol de chocards, qui couinent un peu comme Loop (« mrrrou mrrou »), 2 aigles et 4 chamois pas farouches (qui sont en fait de jeunes bouquetins, après analyse des photos). Une seule marmotte aujourd’hui, à proximité du refuge.

    On aura mis 6h (5h annoncées, Chloé en a profité pour faire une sieste le midi) malgré la faible distance, du fait de la technicité du chemin.

    Le refuge de l’Arpont est grand (110 couverts ce soir-là) avec une très belle terrasse et un bon petit dej (ainsi qu’un kir servi en apéro au diner). Les douches à l’eau chaude se facturent 4€ les 10L (contre 2€ les 3 min au Col de la Vanoise). 1 jeton nous aura suffit pour laver 3 personnes !

    Première nuit en bivouac, sur un bel emplacement.

    J3 – jeudi 4 septembre

    Refuge de l’Arpont- Refuge de la Dent Parachée (2500m). 7h 18km 950D+

    Grosse journée en prévision, et la pluie est annoncée pour l’après-midi. On se lève donc à 6h15 pour partir tôt… nous serons interrompus 30 minutes après le départ par un troupeau de 1500 moutons et chèvres se déplaçant d’un alpage à l’autre avec leurs 4-5 patous, 2 chiens de berger et 2 bergers ! On recroisera un autre troupeau dans un alpage plus tard sur le trajet. Au programme de la journée également : 4 edelweiss, 1 trailer (Clothilde coche un autre objectif sur sa liste), et sur l’arrivée des marmottes, des chocards et 1 aigle. La journée nous a vu contourner la Dent Parrachée, surplomber le village de Termignon, et finalement arriver en traversant la station de ski de Aussois. On aura échappé à la pluie et à l’orage qui ont fini par arriver vers 17h, juste après notre plantage de tente, dernière épreuve de la journée. On aura bien marché, départ à 7h40, arrivée à 14h30.

    L’après-midi on fait connaissance d’autres randonneurs croisés sur le chemin : Lulu et Gratien, Hugo, Loïc, Garance, Louise ou encore Alain, et on tue le temps avant le repas à coup de Tarot et parties de Skyjo. Guillaume profite aussi du sauna du refuge ! (ici les douches c’est 2€ si on s’en sert, mais on fait l’impasse, le gant de toilette fera l’affaire).

    Demain, réveil de nouveau à 6h15 pour espérer déposer Clothilde à la gare de Chambéry à 17h. On va se coucher sous la pluie, et le vent soufflera fort une partie de la nuit.

    J4 – vendredi 5 septembre

    Dernier jour ! Refuge de la dent Parachée -> Pralognan, par le col d’Aussois. 640D+, 19km et beauuuucoup de descente au programme.

    Après une nuit sous tente bofbof sous la pluie et des rafales de vent, on se lève dans le froid. Une couche de givre recouvre la tente, et une mer de nuage nous cache la vallée…mais nous on est sous le ciel bleu ! Départ pour la dernière étape.

    On attaque la descente vers le fond d’Aussois avant d’attaquer le col d’Aussois avec une montée bien bien bieeen sévère comprenant l’intégralité du dénivelé positif de la journée. Après une fausse joie à mi-chemin (« oh, le col est là ?… ah non loupé ») on arrive au col 2h après le départ (ce qui est une super perf). La météo a changé, le nuage nous a rattrapé et le grésil se met à tomber…glaglagla . On fait donc l’impasse sur un aller-retour à la Pointe de l’observatoire qui aurait permis de voir le Mont-blanc (par beau temps).

    On attaque la descente dans le froid,une éclaircie arrive (tant pis pour la pointe de l’observatoire) et…patatra, Clothilde se fait une entorse de la cheville. Coup de chance, les randonneuses qui arrivent 5 min plus tard, Garance et Louise, sont internes en dermato et cardio, et possèdent une belle trousse de secours. Elles strappent la cheville, shootent clothilde à l’ibuprofene et on recommence à descendre cahin-caha après avoir déchargé son sac dans les nôtres. Deuxième coup de chance, Loïc, un autre randonneur qui était au refuge avec nous, arrive à notre hauteur et prête un bâton à Clothilde. Merci à eux tous (et vive le Tarot pour créer des liens) !! On redescendra jusqu’à un alpage et quelqu’un ramènera Clothilde jusqu’à Pralognan. Ouf ! On finira à pied+stop avec Guillaume afin d’assurer la dépose de Clothilde à la gare de Montmélian à temps le soir même pour un retour vers Paris.

    Le soleil s’est levé vers 11h30, facilitant le trajet jusqu’à l’alpage, et les paysages étaient très agréables dont une vue sur les glaciers, à l’arrière-plan des alpages. Mais on en a moyennement profité.

    C’était un très beau trek terminé sur un coup de malchance, mais un très beau trek quand même. De beaux paysages et un bon rythme de marche, et surtout plein d’animaux.

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  • 10 ans de mariage !

    Le 29 août 2025 nous fêtions nos 10 ans de mariage (Noces d’Etain). Pour célébrer ça nos amis et nos familles se sont réunis les 30/31 août à Valence.

    Sous un très beau soleil (et c’était pas gagné), comme 10 ans auparavant, nous avons profité de l’après-midi en dégustant des smoothies moulinés à la force des mollets, joué au badminton-fléchettes-pétanque et autres Mölky avant de se réunir autour d’un couscous (largement sur-dimensionné) et de finir sur un buffet de dessert avec une pièce montée…pas effondrée cette fois-ci (celle du mariage avait souffert de la chaleur) ! Et le lendemain nous avons terminé les restes autour d’un brunch, avant de rendre en bon état leur jardin à Patrick et Florence.

    Une belle façon de finir le mois d’août et d’entamer notre année sabbatique. Merci à tous les présents et pour les absents.. en cette veille de rentrée scolaire de l’année 2025-2026, nous les excusons bien volontiers 😉

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