Catégorie : Australie

  • Sydney

    La prochaine étape pour nous est Sydney, où nous accueillent très gentiment Antoine, Linda, Rose, Edouard et Charlotte Lespets dans leur maison du quartier de Kensington. Pour le trajet de Gold coast à Sydney, nous avons choisi…le train. Il s’agit du train Brisbane-Sydney, que nous prenons dans la ville de Casino, située à…1h45 de Coolangatta : départ à 5h15 du matin, et merci à Pierre-Louis d’avoir joué les chauffeurs ! Une fois là-bas nous embarquons pour un voyage de…12h. Pour faire 800 km. Oui oui, pas de TGV en Australie mais un train type train corail, confortable, avec wagon bar, et des arrêts toutes les heures environ à travers de l’outback australien : grands espaces, des forêts, peu d’habitants. On passera aussi par « Brisbane Water park » (qui est trèèès loin de Brisbane), une embouchure de fleuve constituée de plein de colines et de petits lacs, magnifique au coucher de soleil. On sera aussi retardés de 1h15 par la panne d’un train de marchandise devant nous. Peu importe, le trajet est resté etonnamment agréable malgré sa longueur, avec des passagers et du personnel de bord très cordial avec une excellente communication. Chloé en profite pour apprendre le crochet, après quelques notions enseignées par Rose lors de la semaine de Noël, et crochette désormais des animaux endémiques australiens. Notons aussi la possibilité de commander ses repas de midi et du diner au personnel qui passe à travers les wagons 1h avant les repas, puis de les récupérer au wagon bar à l’appel micro. Une bonne expérience, mais très clairement l’Australie ne mise pas sur le train !

    Après une bonne nuit de sommeil, Antoine, Linda et Charlotte nous font découvrir le centre de Sydney et ses monuments emblématiques, Harbour Bridge et l’Opéra de Sydney. Nous sommes le 30 décembre, au milieu des vacances de Noël (qui sont aussi les vacances d’été ici), l’endroit est donc bondé. Nous continuons la promenade par le jardin botanique puis l’ancien quartier The Rocks. Nous y prenons un verre de Lemon lime bitter, une boisson typique australienne, mélange de Lemon (citron), Lime (citron vert) et de bitter (qu’on appelle aussi Bitter en français, un truc amer), très bonne (et sans alcool). Nous finissons par un peu de shopping dans le magnifique batiment dit QVB (pour Queen Victoria Building) : un batiment ancien, 4 niveaux de magasins de différents standing, un immense sapin de Noël et une lettre de Elisabeth II écrite en 1985 (pour la rénovation du bâtiment) et qui doit être ouverte et lue aux habitants de Sydney en 2085.

    Le 31 décembre, le temps est beau, nous partons tous les 3, accompagnés de Susan, la maman de Linda, pour faire le « Coastal walk », une balade cotière entre Bondi Beach, une plage très connue de Sydney et désormais tristement célèbre mondialement pour les attentats qui ont eu lieu le 15 décembre, et Coogee beach. Nous prendrons 2h à parcourir la promenade piétonne, entre observation du paysage, de surfers expérimentés (sur des vagues de 4-5m sur mer agitée) et pause smoothie. Et le soir, nous suivons les Lespets chez des amis français, à Coogee de nouveau. Merci à Maya, Tristan et leurs enfants pour l’accueil chaleureux ! Apero dinatoire, fromages et gateaux français au menu, interrompus par les feux d’artifice de Coogee à 21h, visibles depuis leur perron. Nous apercevons aussi les lumières du feu du Harbour Bridge, à Sydney, tiré à 21h et minuit. La soirée se termine par un karaoké franco-anglais plein d’énergie.

    Nous avons aussi profité du Centenial Park, à quelques pas de la maison des Lespets. Un immense espace vert avec parcs de jeux, étangs, arbres. On y trouve des flying foxes en grand nombre (des sortes de chauve-souris au corps recouvert de pelage roux et aux ailes qu’on dirait fait de cuir), des canard et des cygnes…noirs. Tous les cygnes d’Australie sont noirs apparemment. Cela résonne bien avec le spectacle qu’on a réservé à l’Opéra de Sydney, « Duck Pond », (soit « le lac des cygnes » en version « mare aux canards ») par la compagnie de cirque australienne Circa. Un très bon moment passé en compagnie de Rose et Charlotte, qui débute sur un mélange de danse et d’accrobaties et se terminent sur des numéros de cirques et de clowm. A proximité se déroule aussi le dernier de 6 (?) matchs Australie-Angleterre en criquet, les matchs se déroulant (sur plusieurs jours chacun !), entre mi-décembre et mi-janvier. Cette compétition s’achèvera sur la victoire de l’Australie, et est largement suivie par les australiens qui se tiennent régulièrement au courant des résultats et regardent des morceaux de match pendant les fêtes.

    Toujours pour profiter de la nature Antoine et Linda nous emmène passer 2 jours dans l’outback, les immenses plaines australiennes, très peu peuplées. Ils possèdent en effet un grand terrain à Goulburn, avec une petite maison sans eau courante ni électricité. En arrivant nous apercevons des troupeaux de vaches, moutons, mais aussi Kangourous et des vols de « Cockatoos » (des cacatoès blancs à crête verte que nous aimons beaucoup, n’hésitez pas à chercher des images sur Google). Sur place un étang (avec sangsues parfois), des crottes de wombats, 4 kangourous qui nous surveillent de loin et des araignées dans les toilettes sèches (pas rassurant pour le coup). Et des squelettes de ces mêmes animaux disséminés sur le terrain. Il y aussi une cabane pour les enfants, une tyrolienne, un tobogan dans la mare et deux canoës. Nous avons loué une voiture électrique pour le trajet, ce qui nous a permis de tester le réseau de recharge australien. Verdict : c’est faisable, mais c’est pas tout simple (avec les apps à télécharger et comptes à se créer pour les différents réseaux de recharge). C’était un beau week-end dans un endroit silencieux, au milieu des champs, sous un beau soleil (et une flambée de poële le soir tout de même), qui rappelle un peu les soirées en bivouac ou en refuge, l’altitude et la marche en moins, les animaux en plus.

    Enfin nous partons deux jours en randonnée dans les Blue Mountains, un massif montagneux constitués de falaises surplombants des forêts d’eucalyptus, arbre aux multiples espèces en Australie. L’huile essentielle contenue dans ses feuilles et qui s’évapore donne au paysage une teinte bleutée lorsque le soleil s’y reflète. Nous rejoignons la ville de Wentworth falls en train depuis Sydney, accompagnés de Edouard. Nous marcherons une première après-midi jusqu’à Leura, pour rejoindre la ville de Katoomba le lendemain et les rochers emblématiques des Three sisters. Les chemins de randonnée sont beaucoup plus « travaillés » qu’en France, avec marches taillées dans de la pierre, grands chemins de métal surélevés et escaliers. Beaucoup d’escaliers, qui laisseront de solides courbatures dans les mollets de Chloé. Le trajet se déroule sur « Grand cliff top walk », le « chemin au sommet de la grande falaise », donc en surplomb du paysage, en croisant régulièrement des chutes d’eau et une végétation alternant entre eucalyptus en zone sèche et fougères géantes pour les zones humides, dans un décor évoquant Jurassic Parc.

    Le séjour s’achève par un samedi avec des températures s’élevant brusquement à 43°C (après avoir alterné entre 20 et 30°C) pour 12h. Une température très désagréable en pleine ville, et qui cessera subitement autour de 18h, offrant une nuit plus fraîche. Nous partons le lendemain à 7h pour notre destination finale, Bangkok (Thaïlande), sur le chemin du retour vers Paris.

    Passage au zoo de Sydney :

    Un immense merci aux Lespets d’Australie pour leur accueil extrèmement chaleureux. Sydney est une ville qui nous a beaucoup plu, avec sa baie, ses plages au bord du Pacifique, son architecture relativement ancienne et la nature à 2h de transport. Notre seul regret pour l’Australie : ne pas en avoir appris plus sur le peuple aborigène, spollié de sa terre par les colons, souvent évoqués dans l’histoire du pays ou visible à travers les noms des lieux, mais sans détail sur leur histoire, leur culture actuelle et l’histoire du pays avant 1769 et l’arrivée de James Cook (dont nous aurons croisé le chemin historique à de multiples reprises dans le Queensland, à Sydney, ainsi qu’à Tahiti !).

  • Noël dans l’hémisphère Sud

    De retour de notre voyage en van, il reste 2 semaines avant le début des vacances scolaires (locales et françaises) qui annonce également l’arrivée des fêtes de fin d’année. Ces deux semaines sont plus calmes pour nous après avoir changé de camping quasi quotidiennement pendant 14 jours. Il s’agit tout d’abord de boucler le programme de la deuxième période de CE2 pour Maël avec plus de stabilité. Et de profiter des avantages de la Gold Coast : j’ai nommé le surf, et les parcs d’attraction !

    Pour le surf, nous serons accompagnés par Jack, un ami de Pierre-Louis qui a accepté de nous donner quelques cours et de nous prêter des planches. C’est donc sur la plage de Greenmount que nous nous essayons au surf, d’abord avec lui puis en autonomie. Avec de belles satisfactions au programme : réussir à passer dans la zone à l’arrière des vagues, réussir à prendre seuls des vagues et à rester debout, et accompagner Maël dans son apprentissage.

    La Gold Coast comprend également une série de parcs d’attractions regroupés au même endroit, avec des tarifs très avantageux à l’achat d’un pass annuel (moins cher que 2 entrées journalières). Nous expérimenterons donc 3 parcs, à la grande joie de Maël : Wet & Wild, un parc aquatique ; Warner Bros Movie World, le « Disneyland » de l’univers Warners (Héros DC Comics, Looney toons, Wicked ou encore Scoobydoo); SeaWorld, une sorte de Marineland renforcé par des attractions et encore Wild paradise, plutôt typé Zoo et que nous n’avons pas fréquenté. C’était sympa dans l’ensemble, de bonnes attractions, parfois un peu trop d’attente (et parfois non). Le SeaWorld était plus dérangeant avec ses manchots enfermés dans un petit enclos et son ours polaire canadien sous 30°C.

    Nous visitons Brisbane sur une journée, en flanant le long de la rivière qui traverse la ville, nous prenons une patisserie dans une très bonne patisserie française (qui fournira aussi la pâte feuilletée pour le repas de Noël), on découvre l’église du mariage de Jayahna et Pierre-Louis (pour le centenaire de l’église…difficile d’imaginer une église de seulement 100 ans en France !), le community market hebdomadaire pour s’approvisionner et prendre un café, ou encore un excellent glacier italien, Ottimo. On se laisse aussi prendre à prendre le « breakfast » dans un café comme les australiens (soit une espèce de brunch qui se prend entre 7h et 12h, accompagné d’un café ou d’un smoothie, avant ou après être allés à la plage et/ou surfer) où l’avocado toast domine. On tente aussi les « spécialités » locales : biscuits au chocolat Tim-Tam (on recommande !!) et vegemite au petit dej (sur une couche de beurre et recouvert par de l’avocat, de la tomate et même du fromage). Le tout rythmé par les 2-3 sessions de beachvolley hebdomadaire avec les amis de Pierre-Louis.

    Nous visitons le Currumbin Wildlife Sanctuary, un parc de protection de la vie sauvage australienne, qui contient également un hôpital vétérinaire. Ce parc était très beau, avec quelques spectacles et de nombreux enclos avec, en vedette, le Koala ! Le parc en héberge une soixantaine, ce qui est énorme, en soigne énormément chaque année et participe à des programmes de reproduction et de diversité du patrimoine génétique. Il faut savoir que la population de Koala a chuté drastiquement en 10 ans, a énormémement souffert des feux de forêt de décembre-janvier 2019/2020 à tel point que l’espèce est désormais en danger et pourrait s’éteindre d’ici 2050. On verra aussi des émeus, kangourous (dont des kangourous arboricoles), d’autres marsupiaux mignons, des serpents, des renards volants, de drôles d’oiseaux et un diable de tasmanie déchaîné qui faisait le tour de son enclos au galop (on imagine ce qui a pu inspirer le personnage de Taz !). C’était une très belle journée et un magnifique souvenir.

    Enfin on visite (rapidement) la ville de Surfers Paradise, une ville hérissée de gratte-ciels qui contient le plus haut building d’Australie (~320m) dont la skyline se distingue très nettement depuis Coolangatta. Ce n’était pas au programme mais Chloé s’est bloquée la machoîre mi-décembre (en baillant…) et consulte donc une physiothérapiste spécialisée, qui se situe à proximité. L’occasion de découvrir Surfers Paradise, mais aussi de pousser jusqu’à SeaWorld, qui n’était pas planifié au début.

    Puis la semaine de Noël arrive : Antoine, Linda et leurs enfants, des cousins de Guillaume installés à Sydney depuis plus de 15 ans, nous rejoignent pour 5 jours. On prépare le repas de Noël, on profite un peu de la plage même si la météo est devenue capricieuse, avec « showers » régulières (des pluies fortes pendant 20 minutes) et orages. On va visiter des chutes d’eau sur le parc national de Springbrook et on teste un délicieux fish & chips, une des spécialités locales.

    Fun fact : pas de cheminées sur la Gold Coast, mais le Père Noël arrive d’une autre façon : à la suite d’un concert de chants de Noël, il saute en parachute, au milieu d’une dizaine de lutins, qui atterrissent à tour de rôle sur la plage, le jeu consistant à deviner de loin quel parachutiste est Santa Claus !

    Les célébrations de Noël commencent pour nous par une messe de Noël le 24 au soir, suivi d’un diner dans un « surf club », les clubs des équipes de « surf life savers », les sauveteurs secouristes australiens, qui hébergent en général un bar, un restaurant, un casino. La tradition est aux fruits de mer pour Noël, et les restaurants n’offrent pas vraiment de cartes de dessert. C’est dépaysant ! Puis le 25 décembre on se réunit chez Pierre-Louis et Jayahna, avec les parents et le frère de Jayahana pour un « late lunch » de Noël après une matinée à la plage. Le déjeuner débutera à 15h30 pour se terminer à 20h (interrompu par une partie de Just Dance et un nouveau passage à la plage). Après l’apéro et les cadeaux, on craque des « crackers » (de gros pétards à faire exploser à 2 et qui contiennent une couronne en papier et des blagues carembars). Au menu du déjeuner : salade de crevettes/avocat, salade de pommes de terre, Wellington de saumon et végé, gratin de courge. Pas de fromage (sans surprise), et en desset une tarte au caramel/crème fouettée, de la pastèque, et du rocky road (un mélange de chocolat, marshmallow, loukoum et noix de macadamia qui se déguste en petites bouchées).

  • Road trip en van dans le Queensland

    Après quelques jours d’acclimation, nous sommes prêt à partir avec notre van sur les routes du Queensland : on prévoit de faire environ 2000 km aller-retour avec plusieurs étapes. Ce qui fait à peine la moitié de la longueur de l’état : en dessous en rouge c’est le Queensland, et le petit trait bleu c’est notre périple (ce pays est vraiment trop grand !).

    Nous avons prévu de nous arrêter dans plusieurs villes de la côte, pour visiter un peu, profiter de la plage, des parcs nationaux et des campings.

    Noosa

    C’est parti pour notre première étape, le parc national de Noosa, un peu au nord de Brisbane. Après avoir récupéré le van et l’avoir chargé, nous partons sur les longues routes australienne. Et une heure après le départ, on se prend une belle tempête, avec orage, pluie et grêlons ! Pas de dégât pour nous, un peu plus pour les deux premiers campings où l’on va dormir : plus d’électricité dans le premier (heureusement, ils avaient une gazinière pour les repas), plus d’électricité ni de douche dans le deuxième ! Ce sera le seul vrai mauvais temps qu’on aura des deux semaines, mais c’était impressionnant.

    La tempête derrière nous, on découvre le parc de Noosa, dans lequel on fait une randonnée de deux heures environ. C’est un grand parc en bord de mer, qui offre donc des beaux paysages marins d’un côté (avec un point de vue où l’on peut normalement voir des dauphins, mais on n’aura pas cette chance), et la forêt de l’autre côté. On commence d’ailleurs à avoir un aperçu de la faune australiennes des gros lézards, et de belles araignées. Mais pas de koala : on scrute les eucalyptus pendant toute la randonnée, mais sans succès.

    Tin Can Bay

    Après cette journée randonnée, on continue vers le nord après un arrêt dans un camping où l’on verra nos premiers kangourous en liberté ! Direction Tin Can Bay, petite ville abritant un spot de nourrissage de dauphins. On s’arrête pour la nuit (avec de l’electricité, enfin !) et au petit matin, nous voilà partis à pieds pour le centre. C’est une attraction animée par des bénévoles, qui nous expliquent qu’un groupe de dauphins vient régulièrement depuis une trentaine d’année, pas toujours les mêmes chaque jour. Ils les nourrissent de 2 à 3 kg de poissons par jour, tous les jours, ce qui représentent entre 10 et 20% des besoins des animaux : pour le reste, les dauphins doivent chasser. Cela permet d’avoir ce moment privilégié, sans pour autant domestiquer complètement les animaux. Les dauphins sont joueurs, notamment l’un d’entre eux qui aiment bien porter des objet sur son rostre (une branche aujourd’hui, mais on l’a déjà vu récupérer une bouteille ou bien des lunettes !). Maël leur donne deux morceaux de poissons, et reçoit en retour un « bisou de dauphin » : un souffle mouillé via l’évent. Une fois le nourrissage fini, tous les dauphins repartent : ils ont bien compris l’horaire et savent que quand il n’y en a plus, ce n’est pas la peine de rester.

    Hervey Bay

    On continue vers le nord, direction Hervey Bay, pour faire une étape avant Bundaberg. On trouve un camping sympathique près de la plage, juste à côté d’un petit parc aquatique gratuit. De manière générale, on trouvera partout des parcs pour enfants super bien équipés, dans les villes ou même sur les aires d’autoroutes.

    Le lendemain, on décidé d’aller visiter l’aquarium d’Hervey Bay, qui utilise de l’eau de mer filtrée pour recréer un environnement propice au développement de la vie coralienne. Il y a également 3 tortues, qui ont eu un accident au cours de leur vie et vivent depuis en captivité. On aura l’occasion de les caresser, joli combo avec les dauphins de la veille !

    Bundaberg

    On continue notre périple par la ville de Bundaberg, où on va rester deux nuits. On commence par la visite du jardin botanique de la ville, très joli avec ses grands arbres, ses petits lacs, son île réservée aux oiseaux et ses bâtiments mignons. On y croisera totalement par hasard un possum, petit marsupial niché ici dans un creux du toit à la sortie des toilettes. Chloé va aussi y croiser un serpent, mais ça fait moins rêver ! Le parc abrite aussi le hall de l’aviation Hinkler, nommé d’après l’enfant du pays Bert Hinkler, aviateur du début du 20ème siècle qui a établit plusieurs record de distance en avion. Pour la petite histoire, sa maison construite en Angleterre a été transportée dans le parc.

    On continue la visite de la ville par le « Bundaberg Barrel », musée-usine dédié à la boisson « Bundaberg », une boisson sans alcool brassée à l’origine dans la ville, et en vente partout dans le monde maintenant. On ne connaissait pas, on a donc eu l’occasion de tester les différent goûts, c’est très bon !

    On termine notre journée par une activité incroyable spécifique de la ville : l’observation de la ponte des tortues marines. Bundaberg est une région appréciée par les tortues pour venir pondre, et une association accompagnée par des rangers propose de venir observer les tortues à ce moment là. On a donc rendez-vous à 18h au musée sanctuaire (très bien fait également), pour attendre le bon moment. Sur le principe, des tortues peuvent venir pondre sur la plage à côté du musée n’importe quand entre 18h et minuit (et après, mais les visites s’arrêtent), et dès qu’une torute est repérée, les rangers et les bénévoles emmènent un groupe de personnes pour l’observation. Coup de chance pour nous, la première tortue est repérée à 18h15, et nous voilà donc partis sur la plage. On trouve la tortue déjà à moitié enfoui dans le sable, en train de pondre, et on va assister à la fin de cette ponte, au travail de la tortue pour recouvrir ses oeufs de sables, et à son retour dans l’océen (ce qui prendra en tout pas loin de 2h, avec la nuit qui tombe entre-temps). Une fois la tortue partie, les rangers vont déterrer ses oeufs, les compter (149 ici), creuser un trou plus profond pour qu’ils soient plus en sécurité et reboucher ! Ils font ça pour chaque tortue repérée (parfois ils déplacent même le nid, s’il est trop près de l’eau ou trop exposé au soleil), ce qui permet de sauver des milliers de bébés tortues chaque année !

    Agnes Water et 1770 (« Seventeen Seventy »)

    On repart pour les villes de Agnes Water et 1770, cette dernière étant nommé ainsi car c’est le deuxième endroit où Cook a débarqué en Australie (en 1770 pour ceux qui ne suivent pas). On va visiter le petit musée de la ville, qui détaille l’histoire de ce voyage de Cook, et regroupe aussi plein d’élément d’histoire de la ville depuis un siècle. On part ensuite se baigner sur la plage de la ville, où l’on se fait surprendre par un orage ! C’est assez impressionant de se baigner dans les vagues, et de soudainement voir un éclair tomber dans l’eau à quelques kilomètres. On sort en vitesse et on peut admirer l’orage à l’abri, avant que le soleil ne reviennent 15 minutes après.

    De là, on part pour un camping recommandé par Pierre-Louis, où sont déjà passés plusieurs membres de nos familles : le sanctuaire des kangourous d’Agnes Water. C’est un grand parc où Garry, le propriétaire, recueille des kangourous blessés et les soigne. Les kangourous se baladent en liberté, et on apprend que ce sont des animaux qui ne transpirent pas (ils ne sentent donc pas mauvais) et ne sont quasiment jamais malades. On va avoir l’occasion de les caresser, de leur gratter la tête et de leur donner des patates douces à manger (ils en raffolent).

    Yeppoon

    On continue en direction de Yeppoon, qui marque le début de la grande barrière de corail australienne (elle s’étend ensuite jusque Cairns, plus de 2000km au Nord). Nous allons nous en approcher en allant sur l’île de Great Keppel Island, en face de Yeppon. On embarque pour cela sur le ferry qui fait l’aller retour, et qui va nous déposer directement sur la plage (c’est assez inhabituel, le bateau vient s’échouer doucement pour nous laisser descendre). De la plage, on fait un premier tour dans un bateau à fond de verre, mais la mer est assez agitée, et on ne voit pas grand chose. On prend alors un deuxième bateau qui nous emmène au bord d’une autre île, où l’on peut plonger avec masque et tuba. On retrouve alors la faune et la flore qu’on avait déjà pu observer à Tahiti, mais encore plus gros !

    Capricorn caves

    De Yeppoon, on s’éloigne un peu de la mer pour aller visiter les Capricorn Caves, des jolie grottes près de Rockhampton. On a eu un super guide à l’occasion, qui nous a montré avant de rentrer un nid de fourmis vertes (ces animaux sécrètent une espèce de colle pour faire un nid de feuille dans les arbres), et un insecte très bizarre qui ressemble à du coton (un wooly ahpid). Il nous parle aussi d’un plante endémique de la région, qui n’existe que dans 3 endroits dans le monde… une fougère !

    Nous découvrons ensuite les grottes avec des grandes salles très hautes, notamment la « cathédrale ». Dans cette dernière, notre guide va lancer un morceau de musique pour profiter de l’acoustique (presque aussi bonne que celle de l’opéra de Sydney, puis éteindre complètement les lumières : frissons garantis. On traverse ensuite une salle où nichent des milliers de toutes petites chauves-souris : certaines vont sortir de la grotte en nous frôlant, c’est un poil inquiétant, mais une belle expérience.

    Mount Hay

    C’est reparti vers le sud, puisque les grottes marquait le point le plus septentrional de notre road trip. En redescendant, on s’arrête pour dormir au Mount Hay, où l’on fera une activité géologie. Ce mont est en effet un ancien volcan, et une entreprise propose de fouiller dans les pierres volcanique pour trouver des « thunderegg » (littéralement des œufs de tonerre) : ce sont des cailloux de taille moyenne, qui ont à peu près la taille d’un œuf. Lorsqu’on les ouvre en deux, on peut voir des veines de lave solidifiée, de plein de couleurs différents. C’est superbe ! On passe donc quelques heures à fouiller dans les cailloux pour essayer d’identifier les bonne pierres, puis les propriétaires les découpent à la scie, et on voit si on a bien pioché. Dans notre cas, la fouille a été bonne : on a récupéré plein de jolis cailloux.

    Maryborough

    On continue notre descente par Maryboroughla , ville dans laquelle on visite de la maison natale de P.L. Travers. Qui ça ? L’autrice de Mary Poppins bien sûr ! Celle-ci est né dans le logement que son père occupait, juste au-dessus de la banque dans laquelle il travaillait. Elle va y passer un an, puis la famille déménagera dans plusieurs villes d’Australie. La maison a été transformée en musée sur la vie de l’autrice, ses sources d’inspirations, et bien sûr sa grande ouvre : les livres Mary Poppins. C’était l’occasion de retomber en enfance !

    Sandstone et retour

    Après une dernière nuit en camping entre Maryborough et la ville de Sandstone, on termine notre périple dans un beau camping avec piscine, toboggan, trampoline et mini golf, histoire de passer un beau week-end après ces deux semaines bien remplies. On aura réussi à faire nos 2000 km, tout en faisant l’école, parfois même directement dans le van !

    Puis c’est retour à Coolangatta, pour profiter de la Gold Coast avant Noël.

  • Premiers jours à Cooly

    Mercredi 19 novembre, 3h, nous décollons de l’aéroport de Tahiti, direction la Gold Coast Australienne, avec 2h de changement à Auckland (dont nous apercevrons les colines verdoyantes et le temps plutôt maussade du jour). Nous atterrissons jeudi 20 novembre 9h45, après 9h de vol. Eh oui, nous sommes passées de Tahiti, qui a 12h de retard sur l’heure française, au Queensland australien, qui a 9h d’avance ! Le trajet s’est très bien déroulé et nous avons même dormis suffisamment (quelques heures à l’aéroport de Tahiti et dans le premier vol).

    Nous sommes accueillis par Pierre-Louis qui nous emmène à Coolangatta, la ville où il vit depuis 3 ans avec Jayahna et où ils viennent d’emménager dans leur appartement récemment acquis. Nous y dormirons même avant eux ! Coolangatta est située sur la Gold coast, au bord de l’océan pacifique et en face de Surfers’ Paradise. On est donc dans la Mecque du surf : 3 spots dans la ville, de débutant à expert mondial, des vagues tout le temps et une cinquantaine de personnes à l’eau pour surfer à chaque fois qu’on est allés se baigner.

    Nous nous acclimatons 4 jours : 2 sessions de beach volley avec le club de Pierre-Louis, du bodyboard, un « brunch » (activité classique des locaux, qui se lèvent tôt, filent sur la plage ou dans l’eau puis commandent un grand café avec une assisette contenant oeuf/bacon/pain/légumes) et un barbecue avec la famille de Jayahna. On découvre par la même occasion que le barbecue est la spécialité australienne : on y cuit de la viande et des légumes, et il y en a partout : dans chaque résidence, mais aussi dans les parcs, au bord de la plage et dans l’ensemble des campings qu’on visitera durant notre roadtrip.

    On découvre aussi nos premiers animaux locaux, dont les dimensions sont perturbantes !

    Après quelques jours d’acclimation, c’est déjà l’heure de prendre la route vers le nord (qui correspond donc au sud si on était dans l’hémisphère nord). Objectif : atteindre le début de la grande barrière de corail et découvrir l’est de l’Australie.